‹ uvres de Philippe Desportes (volume 4)Chapitre 176 sur 190 · DE JEAN DES JARDINS · texte numérisé non relu

DE JEAN DES JARDINS

MEUECIX DL ROy, QLI MOURUT blUITEMEXT

Apres avoir sauvé par mon art secourable Tant de corps languissans que la mort menaçoit, Et chassé la rigueur du mal qui les pressoit, Gaignant comme Esculape un nom toujours durable ;

Geste fatale sœur, cruelle, inexorable, Voyant que mon pouvoir le sien amoindrissoit, Un jour que le coun'oux contre moy la poussoit, Finit quant et mes jours mon labeur profitable.

Passant, moy qui pouvois les autres secourir, Ne dy point qu'au besoin je ne me peu guarir ;

Femme du secrétaire d'Etal de ce nom. Voyez la préface. Voyez la note de la page 2S.

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Car la mort qui doutoit l'eflorl de ma science,

Ainsi que je prenoy sobrement mon repas, Ve print en trahison, sain et sans desfiance, Ne me donnant loisir de penser au trespas.

DE DAMOISELI.K JEANNE DK LnYNES

FOIR M. i.0RE4L, S05 MART

Uelas! ciel inhumain, et toy, dur monument, Vous avez entre vous partagé ma richesse! L'un a ra\7 l'esprit de ma chère maistresse, L'autre enserré son corps qui luy sert d'ornement.

Désolé que je suis ! pour tout allégement Mes yeux noircis de pleurs en ces deux parts je dress»-. Or' je les levé au ciel, et or' je les abbaisse Vers ce lieu qui relient mon seul contentement.

Las! si mes justes cris se peuvent faire entendre, Puis que rnon cher thresor vous ne voulez me rendre, Ciel et tombeau, de grâce, octroyez-moy ce bien :

Ciel, ravis mon esprit comme cil de ma dame, Assemble-les ensemble, et toy, cruelle lame, Sers de tombe à mon corps comme tu fais au sien.

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