LIVRE I
Je ne me plaiiis de vostre cruanté A mes desirt inlastaiient oontraire; Je ne me plains que tout me désespéra, iNy que le tans oede à ma loyauté.
Je ne me plains du toI que f ay tenté, Jeune Dédale, aux périls temôidre; Quoy qu'il en soit, j'auray de quoi me plaira. Fondant aux rais â*une telle beauté.
Je ne me plains que l'effort des Jaloux De moy me prive en me privant de vous; Je ne me plains que tout me tasse craindra;
Mais, en souflirant tant de punitions.
De desespoirs, de morts, d'afflictions.
Las I je me plains que je ne m*08e plaindrai
Si c'est aimer que porter bas la vue.
Que parier bas, que soupirar souvant, Que s'égarer solitaira en rêvant.
Brûlé d'un feu qui point ne diminue;
Si c'est aimer que de peindra ai la nue, Semer sur l'eau, jetter ses cris au vant, Chercher la nuict par le soleil levant, Et le soleil quant la nuiet est venue;
Si c'est aimer que de ne s'aimer pas, Hatr sa vie, embrasser son trespas, Tous les amours sont campes en mon ame ;
Mais nonobstant, si me puis-Je louer Qu'il n'est prison, ny tortura, ny flamp, Qui mes désirs me sçenst ftiir avouer.
Lasi que me sert, quand la douleur mê blesse, Et que mon feu me cuit plus vivement, Que je proteste et jura incessamment De jamais plus ne revoir ma princesse !
Si chaud désir m*aiguillonne et me presse, Quittant ses yeux, trop beaux pour mon tourment. Qu'oubliant tout, et douleun et serment, Je coun au lieu que jamais je ne laisse.
Des jeunes oœnrs, PenduntAir diogwenx
iC DIANE.
Y tiaort caché quelque charme amoureux Qui m'ensorcelle et rend mon ame folle. Je veux tousjours la suivre et l'adorer» Et, sans rien voir qui me face espérer. Mon œil s'y tourne et mon penser y voUp.
Je le confesse, Amour, je te suis redevable, ATayant fait aujoufd'huy de tant d'heur jouyssant; Et'si tu m'as trouvé ferme en t'obeîssant, J'en suis recompensé d'un heur incomparable.
Sur la plus grand' chaleur de ce jour désirable, La beauté qui me blesse et me tient languissant. Nonchalamment sus moy son beau chef abaissant. S'est laissée assoupir d'un sonmieil agréable.
Ah ! Dieu! que de clartez sur son front reli\isoienf ! Que les lys blanchissans de son sein me plaisoient ! Que de fleurs, que d'œillets, que de roses vermeilles !
Que de cœurs prisonniers dans ses dorez cheveux! Tu devois fadre, Amour, favorable à mes vœux, Que je fusse tout œil pour voir tant de meneilles.
XXXU
Marchands, qui recherchez tout le rivage more Du froid septentrion, et qui, sans reposer, A cent mille dangers vous allez exposer, Pour un gain incertain, qui vos esprits dévore,
Venez seulement voir la beauté que j'adore, Et par quelle richesse elle a sçeu m'attiser : Et je suis seur qu'après vous ne pourrez priser Le plus rare trésor dont l'Afrique se dore.
Voyez les filets d'or de ce chef blondissant, L'éclat de ces rubis, ce coral rougissant. Ce cristal, cet ebene, et ces grâces divines.
Cet argent, cet yvoire; et ne vous contentez Qu'on ne vous montre encor miUe autres raretez, Mille beaux diamans et mille perles fines.
Si tost qu'au plus matin ma Diane s'éveille "..' . 0 Dieux 1 jugez mon heur !), je suis â son lever, r.t Yoy tout le plus beau qui se poisse trouver Depuis les Indiens jusqu'où Phœbus sommeille.