‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 51 sur 259 · LIVRE II. 7J · texte numérisé non relu

LIVRE II. 7J

Lsisse faire à mes yeux : ces ruisseaux que je pleura Esteindront le fourneau dans mon cœur allumé.

Mais c'est trop vainement qu'en espoir je me fonde, L'eau n'esteint pas l'amour : Neptune au creux de Tonde S'est trouvé mille fois amoureux et brûlant.

Sus donc, ardans soupirs, monstrez votre puissance, Rendes mon feu plus chaud, croissez sa véhémence. U en durera moins s'il est plus violant', r

Si le mary jaloux de la belle Cypris, Qui forge à Jupiter le tonnerre et l'orage, Forgeoit les traits d'Amour, il eust maudit l'ouvrage Et quitté, tout lassé, son labeur entrepris.

Car ce cruel volleur des cœurs et des esprîs, Nourry d'une tigresse en quelque lieu sauvage. De mille coups mortels ne contente sa rage. Et fait tousjours des cœurs sa victoire et son prix.

On perd tans contre luy de se mettre en deffance : Un homme n'est pour faire à un dieu résistance, Mesme un dieu si puissant, qu'il surmonte les dieux.

Maudits soient tous ses traits et leur puissance forte ! Helasl j'en suis couvert en tant et tant de lieux, Que cet aveugle archer pour sa trousse me porte *.

Je sçay qu'ell' ont des yeux, les autres damoiselles. Pour rendre en regardant maint et maint amoureux. Mais non pas des soleils ardans et vigoureux, Qui remplissent les cœurs de flammes immortelles.

J'avoue et veux penser qu'il y en a de belles Assez pour travailler un esprit désireux : Mais quelle autre a ses traits si doux et rigoureux, Qui font gouster la vie entre cent morts cruelles?

< Imité d'un sonnet italien qui commence par ces vert :

Lasso I non basta ch' io ardoT che 1* immenso Foco che roe disinigRe inforxa ancora?

Che i sospir, che somando escono ogn' hora, U fanno al suo Airor più fermo e intenso.

• Imité d*an sonnet italien qui débute par cette strophe :

S' el iqppo che al gran Giove i strali affina, Pabro fusse d'Amor, gia haveria Bronte fi* gli altri che un solo ooehio hanno in la froote Par ftstidio lasciata la fùdaa.

n DIANE.

Et, pour monstrer qu*en vous est esteint son hrandon, Habillei-Tous de gris, c'est la couleur de cendre.

Tirez de patience, il le vous faut apprendre; ▼otre espoir mensonger soit changé en bourdon. Le dédain du refus * à requérir pardon D^avoir plus demandé que ne deviez attendre.

Mais sur tout que l'Amour en ce lieu ne soit paint ; Pour guarir du diaud-mal, c'est un dangereux saint. S'il r'allume une fois vos flammes amorties,

Ne pouvant supporter cette tentation.

Tous sortirez des bois et de dévotion, Et ettérez biçn-tost votre froc aux orties.

D OR PORTBAIT

Amour de. sa main propre a portrait cet image, * Afin qu'un pays firoid, lourd, barbare, indonté. Qui demeoroit rebelle A sa divinité, Fust contraint de se rendre et de luy foire hommage.

Il choisit le parfait d'un si divin ouvrage Dans le ciel, sqr le vray de la mesme beauté, Taquant à son labeur d'esprit tant arresté. Que sur la beauté mesme on voit quelque avantage.

Les Amours luy servoient : l'un brassoit les couleurs. L'autre les destronpoit en l'argent de mes pleurs. L'autre, plus curieux, admiroit l'artifice.

Quand il eut achevé, luy-mesme en fut épris. En devint idolâtre, et soudain je fus pris. Afin que de mon cœur il luy fist sacrifice.

Hél ne snfBt-il pas qu'Amour, trop animé, Tienne mon cœur en feu qui s'accroist d'heure en heure, ^ans que mes chauds soupirs, sortant de leur demeure, Donnent force à l'ardeur dont je suis consommé?

0 vent impétueux, exeessif, enflamé, Cest par toy que ma flame étemelle demeure.

profondit les auteurs anciens. Hmri de Mesme, protecteur des érndila, feut vingt-neuf ans pour communiai. Il occupa k e^ire d'éloquence «à Banus avait brille, au coDége de France- Sauf un morceau, la SeMrv Minifipét fet écrite par ha et par N. Ranin. 11 aMorut le 11 sapiMBbre ISM^ ranièe méoM dans iBOMUe en pubba ses «wvrM poAliraes neor la jiff«nîèf« Ms.

> Le d^ devoir été reAisé.

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