UR UN MAL D'YEUX
s plains, ô mes beaux adversaires t , roys des cœurs et des yeux, e et le soleil des cieux )ur de vos fiammes si claires, enfant dont ma peine est venue, îau vos rayons tient couvers ; irté luit et flambe au travers, sclalr se fait jour par la nuê.
imour ou Gyprine la belle t yeux n'obscurcit la couleur ; ciel, touché de ma douleur, lir leur mauvaistié cruelle, sur ne leur avoit donnée, 'tez, tant d'amours, tant d'appas, attraits, pour causer mon trespas, ame à vos loix destinée, vous, et, changeant de pensée, louce au cœur qui n'est qu'à vous ; ;o8t le ciel vous sera doux, mal dont vous estes pressée, lient I si juste est ma prière,
Blieii qui commence par cette strophe :
del sangue mio sete si ardente, I mora, o morte acerba e ria, aer ferir la Donna mia }o stral tiero e pungente.
9M CLEONICE.
Sans qu'ainsy je m'élance à ma mort toute ouverte 1
La douleur que pour elle en trois ans j'ay soufferte, L'ennuy séchant mon teint en son plus doux printans, A renvy de ma foy mes douleurs augmentaiis, La pitié de son ame assez m'ont découverte.
J'ay tant versé de pleurs qu'un marbre en fust cave, Dessus un diamant mon mal j'eusse engravé; Et je n'avance rien, tousyours elle est cruelle!
Le propre d'un sujet sans le sujet ne faut, Le feu ne serbit feu s'il cessoit d'estre chaud, S'elle estoit sans rigueur ce ne seroit plus elle.
LU
Si la vierge Erygone, Andromède et Gythere, Astres pleins d'amitié, bénins et gracieux, Font le ciel plus aimable et l'embellissent mieux Que le noir scorpion, l'hydre et le sagittaire :
Pourquoy ne changez-vous ce courage adversaire? Pourquoy ne sont plus doux vos propos et vos yeux? Pourquoy, vous adorant, m'estes-vous si contraire? Pourquoy me rendez-vous malade et ftirieux?
Quand vous m'aurez tué pour vous avoir aimée, Vous serez par les dieux en astre transformée, Haineux, rouge de sang, d'orgueil et de fureur ;
Et tous ceux qui sçauront ma mort non méritée, Diront en vous voyant : 0 flambeau plein d'horreur, Tousjours des vrays amans soit ta flame écartée !
LUI
Enfin, l'Amour cniel à tel point m'a rangé. Que ma triste dépoiiille en cendre est convertie; Et votre cruauté ne s'est oncq' amortie, Que mon cœur par le feu n'ait esté saccagé.
Au moins pour le loyer de m'avoir outragé, Faites ainsi que feit la royne de Carie, Non par amour comme elle, ains pleine de tarie : Beuvez le peu de cendre en quoy je suis changé.
La soif de me tuer s'éteindra dans vostre ame, Ft ma cendre, qui couve une étemelle flame. Fera que vos glaçons se fondront tout soudain.
Mais ce qui plus rendroit ma douleur consolée, Seroit de me voir clos dans un tel mtosolée. Fut-il onc monument si beau que voitre sain ?
Ces pleuis tirez du cœur je t'offre eu sacrifice, Pour fléchir ton courroux, Parque au cœur indonté. La>i ! pardonne à ma dame, et par ta cruauté Ne fay point que d'Amour la puissance finisse.
Si tu desires tant d'exercer ton office, Passe moy de ton dard d'un à l'autre costé Et de cette déesse espargne la beauté.
Sans appauvrir nostre âge avec tant d'injustice.
Mais, si mon ardant cry ne te peut eschauffer, Et que, quoy qu'il en soit, tu vueilles trionfer De su grâce divine et de sa forme estainte,
Sans oster aux mortels leur plus riche ornement, Helas ! contentc-toy de frapper seulement Celle que dans le cœur je porte si bien painte *.