INTERPRETATION
Interprétation des contentions. — On doit chercher quelle a été la commune
intention des parties, plutôt que le sens grammatical des termes. II. 48. -Lorsqu'une clause est susceptible de deux sens, on doit plutôt l'entendre dans celui avec lequel elle peut avoir quelque effet , que dans le sens avec lequel elle n'en pourrait avoir aucun. II. 48. — Les termes susceptibles de deux sens doivent être pris dans le sens qui convient le plus à la nature du contrat. II. 48. — (]e qui est ambigu s'interprète par ce qui est d'usage dans le pays. II. 49. — On doit suppléer les clauses qui sont d'usage dans le contrat, quoiqu'elles ne soient pas exprimées. II. 49. — Les clauses s'interprètent les unes par les autres. II. 49.-^ Dans le doute, une clau.se s'interprète contre celui qui a stipulé, en faveur de celui qui s'est obligé II. 50. — Quelque généraux que soient les termes de la convention , elle ne comprend que les choses sur lesquelles il parait que les parties se sont proposé de contracter. II. 50. — Lorsque la convention a pour objet une universalité . elle comprend même les choses particulières dont les parties n'avaient pas connaissance. II. 50. — A moins qu'il ne soit clair que les parties n'ont entendu traiter que des choses à leur connaisscuice. II. 51 — Lorsque dans un contrat on a exprimé un cas pour explication de l'obligation, on n'est pas censé avoir voulu par là restreindre l'étendue que l'engagement a de droit aux cas non exprimés. II. 51. — Une clause conçue au pluriel se distribue souvent en plusieurs clauses au smgulier. II. 51 . — Ce qui est à la fin d'une phrase se rapporte eu général à toute la phrase, et non pas seulement à ce qui précède immédiatement, II. 51.