X. Et cela, avec rotre aide
s. Par coquetterie et fimBsement.
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Et là fiaer, en langoureux séjours, Le demourant et la fin de mes jours.
Du tout rostre ^ qui ne se nommera De son vivant, ny en lieu ny en place ; Jusqnes au jour auquel se trouvera , Quant vous plaira^ pour vous veoir face à face.
A céUe oli glst hoimesteté Autant en Dame que Je aaiche, Qui cnenr a plain de netteté, Exempt de tonte layde tache.
1 en langueur me voulez faire vivre Et ne souffrir que mon cueur soit délivre Des griefz ennuytz que pour vous il endure, Vouloir ayez plus dur que fer ou cuyVre En me disant rudement : je vous livre  desespoir et angoisse tresdure.
C3ialeur me point, si faict aspre froidure; Tel accident pour vous aymer me vient Et neantmoins de moy ne vous souvient.
Vostre beauté, vostre honneste personne, Vostre grant corps, qui tant bien se façonne, Me rend subject loyaulment vous aymer.
Et, supposé que nul mot je ne sonne Et que je veulx que mon cueur on ramonne
3a ËPISTRB9.
S'on veoit à moy cas qui soit à blasmer, Si vous requiers, de bon cueur, m'entamer Entièrement le vostre bon vouloir Qu'avez en moy, pour me faire valoir.
Tout mon vivant, en joye et en liesse Me maintiendray avec vous, ma maistresaa , Délibéré jour et nuict vous complaire.
En ce faisant, esterez la tristesse Que mon cueur sent, en amère destresse, Et si serez de pitié Toxemplaire. Et au surplus ne vous vueille desplaire.
Si de vous suis en mes espritz ravy.
Car c'est par vous, dès le jour que vous vy.
C'est de cellay qui vous désire nue Estre avec Iny en nng lict , bras à bras ; Qni son amour envers vous continue Si voz esprits ne sont vers lay ingratz.
A celle oti est , comme il me semble, Homieur, yallenr, snr tonte Dame, Et naântten et beanté ensemble.
Digne d'aymer de corps et d*ame.
ontinuani mes ditz et mes propos, Et que je n*ay ne jour ne miiet repos.
Pour vostre amour, dont me fault dire
[ bêlas 1
bPIfiTBfiS. 33
£t que je suis et me tiens des suppoz
Du Dieu d'amours, et subject aux impostz
Des déesses Juno, Venus, Pallas,
Veu que je suis détenu en voz las,
Je vous supply , d'ung cueur plain d'amytié ,
Me regarder en doùlceur et pitié.
Assez avez apperceu la racine De mon vouloir et loyaulté insigne, Sans déclarer ne mon nom ne surnom; Et congnu ay, et ay veu par ung signe Que ne povez donner la médecine
Propre à mon cueur, dame de grant renon.
Ne me servez de ce piteux mectz, non;
S*ainsi estoit, soyez toute advertie,
Ce me seroit bien griefve départie.
Par plusieurs foys, et sans vous esgarer,
M'avez requis de bouche déclarer
Qui est ceUuy qui tant vous ayme et prise.
Si iseur estoit estre aymé , préparer
Vous le verriez en bon ordre, et parer,
D'autant qu'en luy je ne saicbe reprise.
Pour quoy debvez, ainsi que bien aprise,
Lui octroyer, d'amoureuse liqueur,
Estre à jamais vostre amy de bon cueur.
Ne faictes pas comme cil qui s'amuse ,
Lequel, après qu'il a refuzé, muse,
Et se repend de l'offre à luy offerte.
Aucunesfois mainte dame s'abuse
Quant folement de sa volunté use.
34 ËP18TBBS.
Guydant gdîgner où souvent veoit sa perte. > Mais je vous tiens si sage et si etperte Que vous voulez, sans personne blasmer, Pour le plus seur, congnoistre avant qu'aymei*.
De par celluy qui fort s'esmeut Pour vous prier et requérir Que votre cueur ue se desmeut De Taymer, chercher et quérir.
A oeUe oh ett anjoard'bny emray grtef ,/ huy soit pftr moy ma letre présentée , LaqueUe n*est, ne sera, en mot brlef , ' Be mon amour, da ma vie, exemptée.
rop me desplaist de ce que j'ay ^uy, De quoy mon cueur ne S'est pas resjouy, Mais est en dueil touchant vostre incident, Imprudemment d'ung sot vouloir jouy,
On a vers vous, et ne doit dire ouy
Celui qui a commis tel accident.
Le cas est cler et assez évident
Que tel couroux ' de cruelle nature,
N'est point venu de noble genitune.
Pour le plus seur, et santé reoepvoir, *
En vostre cueur besoing est ooncepvoir
Que d'endurer vous convient de plain sauH, '
Et désormais debvez apparcevoir