‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 65 sur 121 · POUR UNI NOPCE · texte numérisé non relu

POUR UNI NOPCE

De Tassault qu'il te donnera, Car je croy qull s'adonnera Celle nuyt entre deux blancs draps  t'acoller gay, bras à bras, Et te donra tel coup de lance Qu'elle entrera jusqu'à ta pance ; Il est vrai, c'est un poiiU; vuydé% »

Andi^ filia, et pide.

Pour tant qu'il n'advient pas souvent ' Qu'en ung monstLer n'en ung couvent On veoit ainsi prescher les femmes.

Je vous diray, seigneurs et dames, Qu'il est bien de nécessité, Autant en ville ^'en cité Que femmes preschent la raison ; Le temps ^e veult et la saison.

La femme retient à ung coup Choses assez, et plus beaucoup Que ne faict l'homme en maintz eodrdtz, Posé que les loix et les drcHtz Soustiennent que l'homme comprent Plus que la femme ; mais el' prent A toutes mains quant on luy baille.

A celle fin que je ne saille Du coq à l'asne* , somme toute,

I. Les z5 vers sniTants manquent aux autres éditions, a. Cet hémistiche est remplacé dans les deos autres éditions par celui-ci :

Faictes silence.

ii8 Sermon

li est besoing que l'on escoute Mon preschement et ma doctrine.

Se Tespousé plaint la poitrine Demain au matin, ou la teste, Je suys d'avis qu'on lui appreste Le beau petit chaudeau Flamant *, Et qu'il ne soit point si gourment De le humer tout seul, sans elle.

Qu'il a gardée d'estre pucelle.

Si est il bien en lui d'atendre Jusqu'à troys jours sans y entendre, Ainsi que fist le bon Thobie.

Mais s'elle veult estre fourbye, Ainsi qu'il survient en sursault, Sans luy livrer trop dur assault, Je suis bien d'avis qu'il la traicte De trois bons coups tous d'une traicte, Et si le courage luy croist, Qu'elle ait des verges sainct Benoist, Car l'église l'a décidé, Audiyfilia, et vide.

Les œuvres de miséricorde Vous recommander je m'accorde Avant que plus loing procéder.

Qu'il vous plaise d'intercéder Pour toutes femmes çà et là Qui, par la faulte de cela,

I. Voyez la recette de ce potage dans le Ménagiêr d# Paris ^ tome II, page 241.

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