‹ Œuvres de Saint François de Sales (volume 2)Chapitre 53 sur 267 · DE LA CORDIALITÉ. — II. DE L'ESPRIT D'HUMILITÉ · texte numérisé non relu

DE LA CORDIALITÉ. — II. DE L'ESPRIT D'HUMILITÉ

DE LA CORDIALITÉ AUQUEL ON DEMANDE COMME LES SCEURS SE DOIVENT AYMER D'UN AMOUR CORDIAL

SANS USER NEANTMOINS DE FAMILIARITÉ INDECENTE (a)

Pour satisfaire à vostre demande, et faire bien entendre en quoy consiste l'amour cordial duquel les Sceurs se doivent aymer les unes les autres, il faut scavoir (b) que la cordialité n'est autre chose que l'essence de la vraye et sincere amitié, laquelle (€) ne peut estre qu'entre personnes raisonnables, et qui fomentent et nourrissent leurs amitiés par l'entremise de la raison; car autrement ce ne peut estre amitié, ains seulement amour. Ainsi les bestes ont de l'amour, mais ne peuvent

(a) SUR Lx SUJRT DE LA CORDIALITÀ. (Ms.)

(b) Nostre Mere demande une chose qui est assez bien exprimée dans nos Regles, qui est comme les Sceurs se doivent aymer d'un amour cordial, sans user neantmoins de familiarité indecente. Elle desire, je m'asseure, scavoir quelle est cette cordialité qui nous est recommandée dans nos Regles, apres laquelle nous nous ferons mieux entendre en parlant de la seconde partie de la question, qui touche la moderation des tesmoignages de nostre amitié cordiale. Premierement, il faut que nous disions un peu plus particulierement ce qui est fort bien, mais en general, marqué dans nos Constitutions, pour satisfaire au desir de nostre Mere : a scavoir mon, quel est cet amour cordial duquel les Sœurs se doivent aymer les unes les autres. Ce que pour mieux comprendre il faut que nous sgachions (Ms. et Coll.)

(c) laquelle — amitié (Ms. et Coll.)

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