‹ Œuvres de Saint François de SalesChapitre 10 sur 64 · A UN INCONNU · texte numérisé non relu

A UN INCONNU

(MINUTES MEDITES)

Remerciements pour une lettre reçue de lui.

Padoue, [vers octobre 1590.]

Monsieur,

Je ne fis jamais chose qui meritasse que vous prissies la peine de m'escrire avec tant de caresses comme vous aves faict le 24 de septembre (2), dont je vous remercie d'autant plus humblement de ceste vostre faveur, pour laquelle je m'offriroys a vous humblement si je ne vous estoys desja tout obligé et dedié. Or, vostre lettre me servira au moins de tesmoignage que vous prenes a gré l'affection que je vous porte, et partant j'ay pris un tres

(a) de septembre. — Bien que tousjours j'aye eu extreme affection a vostre service...)

(1) Jean Coppier, alors étudiant en médecine à l'Université de Padoue; il exerça dans la suite sa profession à Chambéry, et continua d'entretenir avec le Saint des relations dont on trouve la preuve dans la correspondance de celui-ci.

grand contentement de voir que desires que je retourne bien tost par devers vous, tout plein de belles qualités...

Monsieur,

Vous pouves bien tant quil vous playra accroistre le monde d'obligations que je vous ay, comme vous aves faict prenant la peyne de m'escrire le 24 septembre avec tant de caresses comme vous aves faict ; mays vous ne pouves plus accroistre l'affection que je vous porte, et a vostre service, icelle estant aussy grande qu'on la pourroit avoir

Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation de Turin.

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