A UN ANCIEN PROFESSEUR
(MINUTE INEDITE) (2)
Succès des armes du roi de Navarre. — Epidémie parmi les étudiants.
Padoue, 26 juillet 1590.
Io tengo con Vostra Signoria un particular obligo di ringratiarla, poi que (5c) particularmente de i Savoyani suoi essa a (Sic) fatta memoria nella sua cortesissima lettera messa a tutti 1 nostri concameranti. La ringratio dunque que la habbi quella memoria di noi et tanta cura del ben nostro, ch' essendo in messo fsic) d' una città que tanto (se io non m'inganno) si rallegra di quella nuova Navarrescha, lei non sene pigli altramente contentezza per amor nostro; se ben anchora il zelo della fede catholica nostra impedischa principalmente in V. S. allegrezza d'un fatto (2) tanto compassionevole a chi lo
Je me tiens spécialement obligé de remercier Votre Seigneurie, puisqu'elle a fait une mention particuliere de ses Savoisiens dans sa tres aimable lettre adressée à tous nos condisciples. Je vous remercie donc d'avoir quelque souvenir de nous, et tant de sollicitude pour notre bien, que vous trouvant au milieu d'une ville oü, si je ne me trompe, on se réjouit beaucoup de la nouvelle Navarraise qui s'y est répandue, par affection pour nous vous n'en éprouvez aucun contentement. Il est bien vrai que le zele de Votre Seigneurie pour notre foi catholique est la cause principale qui l'empéche de se réjouir d'un
(a) d'un fatto — [il qual forse non riescira doüe gl' huomini creddono.]
(1) Ce personnage parait étre Jacques Ménochius (1532-1607), qui professa lc droit pendant plus de vingt ans à l'Université de Padoue. Il l'enseigna ensuite à Pavie, sa ville natale, durant l'année 1589-1590. Il n'est pas invraisemblable qu'il se soit rendu de là à Venise, ville dévouée à Henri IV, pour surveiller l'impression du second volume de son traité De Prasumptionibus, Conjecturis... Commentariorum Pars secunda. Venetiis, apud F. Ziletti 1590.
(3) Cette lettre a été découverte et acquise par la Visitation d'Annecy aprés l'impression des premiéres feuilles de ce volume.
2 bis LETTRES DE SAINT FRANÇOIS DE SALES
mira sensa occhiali (b; dell'affettione propria. Io non tengo quella nuova nel summo grado di certezza, se ben non ardischo negargli fede per esser cosi sparsa, et non so quello ch'Iddio (©) de i tramontani voglia fare, poi che i peccati sonno molto grandi.
Qui insino a 42 de'nostri Francesi si ritruovano febricitanti ; di là, per quanto si dice, avete anchora gran numero di maladie ; onde di vostra lettera, che ci assicura de vostra santà (sic), habbiam tirato tuti multo contento, il quale communicherò al primo incontro al segnor Benedetto Pracho, poichè non ci vediamo mai sensa ragionar de V. S., a cui bascio le mani et in nome mio et in nome del segnor (riuanni Monsieur Deage, et parimente nella sua buona gratia mi raccommando et offero.
A dì 26 Luglio 1590. Pregandola (4? escusar il nostro italiano francesato o francese italianato.
évènement si affligeant pour quiconque ne l'envisage pas au travers des lunettes du propre intérét. Je ne tiens pas cette nouvelle comme absolument certaine, bien que, la sachant si répandue, je n'ose pas y refuser foi. Je ne sais ce que Dieu veut faire de la France, car les péchés y sont tres grands.
Il y a ici jusqu'à quarante-deux de nos Français atteints de la fièvre ; et, d'apres ce que l'on dit, vous avez encore chez vous grand nombre de maladies ; c'est pourquoi nous avons tous recu beaucoup de contentement de votre lettre qui nous assure de votre bonne santé. A la premiere occasion j'en ferai part à M. Benoit Pracho, car nous ne nous voyons jamais sans parler de Votre Seigneurie, dont je baise les mains, en mon nom et au nom de M. Jean Déage ; pareillement je me recommande a sa bienveillance et m'offre à son service.
Le 26 juillet 1590. Je vous prie d'excuser notre italien francisé, ou plutôt notre français italianise.
(b) sensa occhiali — [dell interesse proprio...)
(c) ch’ Iddio — [de la Francia... ]
(d) Pregandola — [ch' Ella mi perdoni se promenando me per l'Italia in queste righe, io avero voltato l' occhio in Francia. |