‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 106 sur 130 · Ibid,f eh. ti, art · texte numérisé non relu

Ibid,f eh. ti, art

je ne parle pas du cas où le ix)i , livré à la débaucha, gouverne toutes choses au gré de telle ou telle de ses maîtresses ou de quelque favori •... »

A cette monarchie abrutissante et factice Spinoza substitue un plan de monarchie pondérée. Entre le peuple et le roi ii place un grand Conseil dont les membres sont choisis par le roi sur une liste de candidats désignés par les familles. Ce conseil est à la fois une assemblée législative et un conseil du gouvernement, de sorte que le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif se mêlent et se partagent entre le grand Conseil et le roi. Quant au pouyoir judiciaire, Spinoza a compris qu'il devait le mettre à part, et il institue à cette fin un second conseil émané du Conseil suprême et indépendant du roi.

Ce même esprit de mesure et de pondération se retrouve dans le plan que trace Spinoza du meilleur gouvernement aristocratique. Il va même si loin dans fa recherche des tempéraments et des contre-poids que sa Constitution devient d'une complication fatigante et presque inextricable. Ainsi il commence par ooBceatrer tous les pouvoirs dans une graiide Assemblée oè siège la totalité des patriciens. Puis il tire de cette assemblée un conseil des Syndics, chargé ée veiller au maintien de la constitutît)n et des lois. Puis, pour fiicilîter Faction administrative qu'une assemblée nombreuse ûe peut aisément exercer , il ftiit choisir par le corps entîei» des patriciens une sorte de conseil déoutif qu'il appelle Sénat. Ce Sénat lui-même gouverne* l'aide d'un certain nombre de Consuls, de sorte que la machine de Spinoza

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