‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 115 sur 130 · Voyez le traité De Vhomne, tome IV, page 374 et sol · texte numérisé non relu

Voyez le traité De Vhomne, tome IV, page 374 et sol

t. Voyes la fin de la Méditation HI.

a» PHndpee, partie 4 , § 23 .

4« Éikiqiie, part. 1, Propos. 21.

S. IMm part. 1 , CoroU. 2 de la Prop. 82.

iNTRODUcnoy. 239

Et de même, Dieu ii*a pas de Tolonté *. La volonté suppose des volitions, des actes déterminés', et par conséquent, elle est du domaine des choses finies; elle appartient à la nature naturée. Il n'y a ^ Bien qu'une activité infinie, qui, prise en sovet rapportée à la substance, est comme elle absolument indéterminée.

S'il n'y a en Dieu ni entendement, ni volonté, comment y aurait-il înt^tionnalité, bonté, amour? L'idée d*un Dieu qui agit pour une^ fin est aux yeux de Spinoza une chimère absurde \ Concevoir ainsi la divinité, c'est lui ifi&puter lés conditions de notre activité misérable. Nos mobiles désirs nous entraînent çà et là vers leurs objets changeants et fugitifs; Dieu n'agit point de la sorte : il se iléveloppe par la seule néeessité de sa nature «. Il est de son essence de produire ea soi des- corps et des âmes, comme il est de Tess^iee: d'un. cercte d'avoir ses rayons égaux ^.

U n'y a pour Dieu ni bien, ni mal» ni beauté, ni laideur, ni. ordre, ni désordre, ni mérite, ni démérite ; oe sont là des di«tinotions toutes relatives, tout humaines ^ Tout est bien, en soi, parce que tout est- nécessaire. Les bons et les méchants sont égaux devant Dieu. Dieu ■t'aimo, ni ne hait personnes et vouloir être aimé de Dieu, o'eât le plus insolent des désirs ou la plujs puérile des superstitions*.

QeDiett san& vie,.san& conscieaieet sansmoralité, cette

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