‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 121 sur 130 · Giordano Bruno* 8. Spinoza · texte numérisé non relu

Giordano Bruno* 8. Spinoza

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plus simple, plus nette, plus expressive que celle qui s'est formée naturellement. Comment s*y prendre, en effet, sinon de choisir un mot qui exprime la notion de cette suite de phénomènes , de ce grand tout, irâv, composé de mille parties, qui dans son ensemble forme le fini? Puis, il faudra chercher un autre mot qui représente la notion de Tétre absolu, de Tinfini, de Dieu, eeôç. Réunissez maintenant ces deux mots de manière qu'ils n'en fassent qu'un ; ce 'mot unique exprimera parfaitement Tunité de ces deux éléments à la fois distincts et inséparables de l'existence universelle dont l'un est le fini, la nature, le grand tout, et l'autre l'infini, l'être absolu. Dieu. Tel est le sens, telle est la portée du mot panthéisme.

Considérez maintenant les grands systèmes panthéistes que nous voyons se produire aux différentes époques de la philosophie; vous verrez se confirmer les données de l'analyse et celles du langage. Je citerai quatre systèmes, reconnus par tous les critiques comme des systèmes panthéistes , le système Stoïcien et le système Alexandrin dans l'antiquité, et parmi les modernes, le système de Spinoza et celui de Hegel.

L'école stoïcienne incline si peu à nier le fini, la matière, qu'elle a pu être taxée de matérialisme avec quelque apparence de raison ; elle prétend, en effet, que tout ce qui existe est corporel, mais il faut bien entendre cette formule, et on voit alors que l'école stoïcienne n'a été nullement étrangère au sentiment de l'idéal et de l'infini. Pour elle, tout être est double, matériel pour les sens, spirituel pour la raison, à la fois passif et actif, visible et ; invisible. L'univers est un animal immense formé d'un corps visible et passif, et d'une ftme invisible et active qui

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le gouverne et ranime. Cette âine, ce principe «nivepsel de yie, est la source de tous lee êtres. Elle circule au sein de Tunivers, pénètre tout, domine tout; tout vient d'elle «t tout rentre en elle. Voilà la notion de rinfini, mais unie par un lien nécessaire à celle du fini.

Uécole d'Alexandrie part de l'unité absolue ; mais elle reconnaît dans ce principe une loi de développement nécessaire ; l'unité s^épanouit en trinité. Du sein de la irinité divine s'échappent d«s êtres qui en portent le caractère, et qui, féconds euK-^mémes, produisent de nouveaux êtres dans un progrès sans limite. Ici encore nous trouvons la notion du fini et la notion de rinfini, la notion de l'unité et laaotion delà multiplicité, réunies par un rapport nécessaire, conçues comme les <le«tx éléments d'une seule existonoe.

Même caractère dans les systèmes ée Spiaoza et de Hegel. Ce que Spinoza appelle substance, Hegel le nomme idée ; ce qui est pour le philosophe d' Anssterdam le dévelc^pement nécessaire de la substaoïce «i «ne série infinie d'attributs et de modes, le philosophe de Berlin le définit le precesms étemel de Tidée, le mo»vement de l'idée qui tour à tour sort de soi et rostre m soi par une loi uniforme et universerlle. Les dewi philosophes, séparés sur d^autres points, s'accordât donc parfaitement à admettre le ftQi et l'infini, et à les rattacher l'un à Tautre par la loi d'un développement éte^ nel qui sans cesse tire le fini de l'infini pour l'y faire rentrer et ramener ainsi sans cesse i^ l'ûnîté les deut élémwiis des choses.

Ainsi dcmc, fhistoine, le langage, l'analyse de l'esprit humain, tout s'accorde, tout concourt à nous démontrer ^ue nous avons exactement assigné l'essence du pao'

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théisme et la formule qui exprime le plus exactement ce système. Abordons maintenant notre second pro«blême, et cherchons s'il a*existe pas une loi, fondée sur resficasice même du panthéisme, et <iui doit régir tous les développements qu'il peut recevoir^

On a remarqué plus d*une fois que le panthéisme est up rystème extrêmement simple, et d'une simplicité vraimefii séduisante, tant qu'il reste sur les hauteurs de Fabstraction ; mais aussitôt qu'on l'en fait descendre, les difficultés commencent, et avec elles la confusion, l'indéeisiott» ei l'obscurité. Aussi, tous les systèmes pan-' théistes, envisagés dans leur principe général, se res* semblent d- une manière frappante ; ils ne se distinguent les uns des autres- qu'en se développant. C'est alors qu'éclatent les différences, et, comme les deux côtés d'un angle, les divers systèmes se séparent d'autant plus qu'ils s'éloignent davantage do point de départ

Il n'y arien là qui ne trouve sa raison dans la constituU(Hi de l'esprit humain. Un système métaphysique, en effet, n'existe qu'à une condition, c'est de rendre raison de la nature des êtres,, de leurs conditions les plus essentielles, de leurs plus intimes rapports. On n'a presque rien^ fait quand on a posé d'une manière générale Dieu, la nature, l'humanité ; il faut déterminer toutes ces conceptions, il faut dire ce que c'est que Dieu, s'il a ou non des attributs, quelle est sa manière d'être ; il faut s'expliquer sur les choses finies, sur le degré précis de leur existence. On a beau se complaire dans l'arrangement logique des notions; il faut payer tribut à l'expérience, il faut rendre raison des réalités de ce monde.

Non-seulement l'univers visible frappe nos sens, mais

la conscience humaine, toujours présente, nous fait entendre son impérieux langage. L'esprit a ses lois, le cœur a ses besoins, Tâme a ses aspirations, ses élans, ses pressentiments mystérieux. Toute philosophie doit recueillir ces faits et en tenir compte.

C'est ici que le panthéisme rencontre des difficultés qu'aucun génie humain n'a pu surmonter. Il reconnaît l'existence du fini et celle de l'infini, et en cela le p^rthéisme est en parfaite harmonie avec les lois de l'esprit humain, avec les inspirations de la conscience universelle. Mais le genre humain ne se borne pas à croire à la nature et à adorer la Divinité; le genre humain croit à une nature réelle et à un Dieu réel ; il croit à un univers qui n'est pas peuplé de fantômes, mais de choses effectives, de forces vivantes; il croit à un Dieu qui n'est pas une abstraction, un signe algébrique, une formule creuse, mais un Dieu vivant et agissant, un Dieu déterminé, actif, fécond. Telle est la foi du genre humain, et il faut bien, bon gré, mal gré, que le panthéisme en rende raison. Aussi tous ses partisans les plus célèbres l'ont-ils essayé.

Si le panthéisme est obligé d'expliquer les croyances du genre humain, il n'est pas moins impérieusement obligé de rester fidèle aux conditions de son essence. Or l'essence du panthéisme, c'est l'unité, ou, si l'on veut, la réduction du fini et de l'infini, de la nature et de Dieu, à l'unité absolue.

Qui ne voit la grandeur de cette diflSculté? D'une part, il faut à l'esprit humain, il faut à la conscience universelle, un Dieu réel et une nature réelle; de l'autre, il faut ramener toute existence à l'unité. Comment y parvenir? Si vous ne voulez pas d'un Dieu abstrait et indé-

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terminé, il faut lui donner des attributs, il faut à ces attributs mêmes du mouvement et de la vie ; mais alors ces modes, ces attributs, ces déterminations de Dieu n'étant plus que Dieu lui-même, la nature s'absorbe en lui ; il n'y a plus de nature ni d'humanité ; il n'y a que la vie de Dieu.

Au contraire, cherchez-vous à donner à la nature une réalité qui lui soit propre, admettez-vous que les êtres de ce monde ont une certaine consistance, une certaine individualité : que devient alors la réalité de Dieu ? Dieu n'est plus qu'un nom, qu'un signe ; il se dissipe et s'évanouit. En deux mdts, le panthéisme est condamné à cette terrible alternative, de diminuer et d'appauvrir l'existence divine pour donner à l'univers de la réalité, ou de réduire à rien l'existence des choses visibles pour concentrer toute existence effective en Dieu.

Insistons sur ce point fondamental, et pour l'entourer de la plus vive lumière, transportons-nous sur un terrain plus étroit ; concentrons la difficulté sur un problème précis. Parmi les attributs que le genre humain reconnaît en Dieu, il n'en est pas de plus éclatant et de plus auguste que l'intelligence ; parmi les êtres qui peuplent cet univers, il n'en est aucun dont l'existence nous soit plus certaine et mieux connue que celle des êtres intelligents. Il y a donc une intelligence infinie et il y a aussi des intelligences imparfaites et bornées qui conçoivent et qui adorent en Dieu la plénitude et la perfection de l'intelligence. Le panthéisme est obligé de reconnaître ces deux sortes d'intelligence, et an début du moins, il ne cherche pas à les nier. Mais il ne s'agit pas seulement de les reconnaître, il s'agit d'en expliquer la coexistence et d'en déterminer le rapport. Le oroblème est I. 24

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difficile et redoutable pour tout système, et pedt-^étre surpasse-t-il Fesprit humain ; mais il a pour le panthéisme une difficulté toute spéciale. Il fa«ié, en effet» tout en posant comme réelles l-intelligence infinie et la variété des esprits finis, il faut ramener ces àemx espèces d'intelligence à r unité.

C'est ici récUéil ^ UPà$ les- systèmes panttiéidtes Tiennent se heurter. Jusqu'à oe moment» ils arasent marché de conserve dans une voie simple et droite ; achoppes à cette difficulté, ile ser difVisent et s'^igagent en deux dîr rections tout à iait contraiffesv Avons-nous affaire à un philosophe pénétré d^un« sentiment profond de la Divinité, de cette pensée parfaite et accomplie qui' ne connatt aucune limite, aucune ombre, en qui se concentrent tous les rayons de la vépité absolue, qui embrasse la plénitude de l'être et levéel^ le possible,.lepaesé et l'avenir d'un regard unique et étevnel ; un tel philsœophe lie se résoudra jamais affaire deFintelligence divine une pensée indétermmée, une pensée* tide d'idées», une pensée sans conscience, en Un mot», rabskaotion de la pensée au lieu de la pensée réelle et vlvaate.. Il admettra donc une intelligence riche et féconde^* pleine de l^e, ettfermant^ soi toutes les fermes de la pensée. Mais atloits que vont être à ses yeux nos intelligences finies? sevont-^es en dehors de rintelligence absolue ? leucs idées sercmt^Ues distinctes de ses idée*, leur vie de sa vie? Nous vcnlà infidèles au principe fondamental du panthéisme, à la loi de l'unité. Il faut donc renoncer à toute logique, déserter son principe, t)u bien se résigner à cette conséquence, que ce que nous appelons une intelligence finie^ n'est qu'une partie de l'intelligence infinie, un moment^^ fugitif de sa vie éternelle; en un mot, no^ faibleamtel^ — -

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ligences perdent toute réalité distincte, toute consistance individuelle, elles se résolvent en purs modes, en idées particulières de l'intelligence absolue. Or, il y a des esprits qui ne peuvent renoncer à la conscience de leur réalité propre; il y a des individualités robustes, décidées à ne pas faire le sacrifice d*elles-nciémes, à ne pas s'absorber au sein d'une existence éti^angëre. Les esprits de cette sorte, fortementattachés au^données de la coaseience, entœprennent de les oonoilier avec leur principe fondanientail, qui est l'unité absolue des êtres. Hs n'ont pour cela qu'un moyen, c'est de refeser à l'intelligence Jnfittîetûutevie distincte; c'est de la réduire à une pensée par^ à une pensée indéterminée, lien de toutes les pensées, ée ioutes les intelligencea finies. Alors, à la place d'une intelligence unique qui seule vit, qui seule pense, qpi seule est réelle, vous avez une «variété infinie d'intelligasiceâ, distinctes et déterminées, réunies par un caractère gàoérad, par un signe eommim. Dans le premier MA, Dieu senl esi réel et les créatures ne sont que ses ft>rsaes; dans le second, les créatures seules ont de la réalité, et Dieu n'est qu'un signe qui les unit.

li^e est finévitable loi imposée au panthéisme par la logiQue et par la nature des dioses. Il trouve en face de lui deux réalités que nul esprit raisonnable ne saurait nier, et JA e»ti«preBd de les rédvnve à l-unité absolue d'une seule ^xistenee, Le voilà condamné, s'il veut un Dieu réel et vivant, à y absorber les créatures et à tomber dttds le mysticisme; ou, s'il lui faut un univers réel et efCeietif, à faire de Dieu une pure abstraction, un pur nom, et à se rendre suspect d'athéisme.

O^t inutile d'insister pour faire comprendre Timportance capitale de cette loi; nous l'avons, pour ainsi dire,

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déduite a priori d*ane manière générale de Tessence même du panthéisme mise en rapport avec Fanalyse des idées et avec la nature des choses. Confrontons-la main^ tenant avec les témoignages de l'histoire. Si notre loi est vraie, elle doit expliquer toutes les formes et toutes le» vicissitudes du panthéisme. Interrogeons donc toutes le^ époques de l'histoire de la philosophie; remontons aux-^ premiers développements de la philosophie grecque; allons même chercher dans les monuments les plus ac — cessibles de l'antique et obscur Orient les premières tentatives panthéistes.

La seule partie de l'Orient où la critique moderne ait découvert des traces certaines et distinctes d*uK=i développement philosophique, c'est l'Inde. Nous n^^ parlerons donc que des systèmes indiens, et encore faudra-t-il nous imposer la loi d'en parler avec la pla^ grande réserve, dans la mesure où les t^avaulL récents de Ward et de Colebrooke, de Windischman et de Las— sen, d'Âbel Rémusat et d'Eugène Bumouf, permettent à notre ignorance de toucher ces obscures matières. Les systèmes les plus célèbres et les mieux connus sont au nombre de quatre : le système Yéd&nta, le système Sânkhya, le système Veiséshikft et le système Nyftya. De ces quatre systèmes, les deux premiers ont seuls le csl^ ractère d'une doctrine générale embrassant tous les pro^ blêmes de la métaphysique. Le système Nyftya, en effets tel du moins que nous pouvons le connaître, est surtout un système de dialectique, une école de raisonnement' Pareillement, le système Veiséshikft n'est peut-être qu'u:0 système de physique principalement occupé d'expliqu^^ par des combinaisons d'atomes l'économie de l'univeris sensible. Les deux autres systèmes ont une plus vast^

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portée, un plus large horizon ; ils partent du premier principe des choses et ne s'arrêtent qu'après avoir épuisé tous les développements de ce principe. Mais ce qui signale spécialement ces systèmes à notre examen, c'est qu'ils sont évidemment pénétrés l'un et l'autre de l'esprit du panthéisme. Et il n'y a point lieu de s'en étonner. Dans l'Orient, en effet, la philosophie ne s'est jamais séparée de la religion. Les systèmes les plus indépendants et les plus hardis de l'Inde tiennent encore par des liens secrets à la doctrine des Védas.

Or quel est l'esprit intérieur qui circule dans tous les dogmes, dans tous les symboles de la religion védique? c'est l'esprit du panthéisme. Il est tout simple que cet esprit anime la philosophie Védânta, qui n'est autre chose qu'une interprétation des livres sacrés; mais on ne le retrouve pas moins fortement empreint, quoique sous des formes plus libres et plus originales, dans les principes de la philosophie Sânkhya. Voilà donc les deux grands systèmes panthéistes de l'Inde, l'un essentiellement théologique et fidèle à l'orthodoxie, l'autre d'un caractère plus philosophique et plus dégagé de l'autorité religieuse. En quoi s'accordent, en quoi diffèrent ces systèmes? ils s'accordent sur le principe fondamental et proclament tous deux l'unité absolue de l'existence, la oonsubstantialité de la nature et de Dieu; ils se séparent aussitôt qu'en développant ce principe, ils entreprennent d'en déterminer avec un peu de précision les conséquences essentielles.

Le premier, le système orthodoxe, fidèle à l'esprit des Védas, tend ouvertement à sacrifier la nature à Dieu, et se jette aux dernières extrémités du mysticisme; le second t le système Sânkhya (je parle surtout de cette

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branche de Técole Sânkhya qui recoHnatt pour mattre Kapila), le second, dis-je, fait effort pour se dérober aux pentes mystiques sur lesquelles toute philosophie (Hrientale tend à glisser , et dans son naturalisme hardi il s'engage si loin qu*il ahou^ à une sorte d'athéisme' avéré.

Il est inutile d'établir iei par des témoignages et des citations te caractère mystique de la philosoplûe Yédànta; c'eçt un point qui ne sera pas contesté. BomoBSnous à préciser en peu de mots le naturalisme ti l'athéisme du système de Kapila.

Le philosophe indien reconnaît vingt^isq principes des choses, ou, pour mieux dire» il eotreprend d'expliquer les degrés successifs de la génération des être» en les rattachant tous à un premier principe, aeul digne de pe nom, duquel émanent dans ua orêse losi^^ ^Q^ ^i® de principes secondaires etsubordoaoïnés. de qui iis^^te ici, ce n'est pas la détermination précise 4e ces vès^ quatre principes subtilemieBt distingiiés p^r le plulos<^he iadiw, mais bien pluMA l'ordre |[éaéral de )#Qr développeai|w4) et surtout ^e caractè^ àm prii^cîpe premier. Or quel est ce prinoqief c'est la MâtufiC), fir^ti Wk Moula Prakriti, nommée aussi Prodhamt wàij^f^ wiverselte des choses. Voilà k Dm d« Kltpâsi. Fei^r^n professer plqs expressément ie natiraUspi^? Youlez-iw^tts la preuve que ce Dieu, considéré en soi, est un ^mià^ absolument indéterminé^ sibsolument abstrait» aiu^p^fsonnalité, sans conscience, bien pliiSt sans intolUsf^ce et sans pensée d'aucune sorte? letez les ymk Wf U liste de ces principes subordonnés qui sont mw»> des principes véritables que la suite des créations ou éinapaUei^^ successives de l'Être primordial. Il est vrai que, l'iot^l-

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ligence, Boutidkt, vient imméciiateiaeDJ; apeès le premier principe; ipais cette ^intelligence e$t si peu déterminée qu'il faut de«ce^dre un degré d« plus pour trouver la Conscience, Ahankar^, EUifiU) -ce qui adiève de marquer nett^paeDyt la direçtipu die U pWlosophi*? de KapUa, c'est lauégation d'un Piefu pTOvidence, d'un fyv^ra ordcwsateur du moude^ négation ei^pr^&se et bardie 4rUi a v^u à j5on école le surnom d'école athiée. Aktôi donc, en fece du panthéisme Bfty$ti^u« et dévat de )La philosophie Védânta, un second panthéisnjie &inguUèra»«nt audacieux, qui débuts par le.matéjciali»3E).e ahsolu et pausse si loin la négation d'un Di^u personnel q^'il smMe ^ouUf à rathéi^me, tel. est h $pe$;tacle (gw im^ moi^i^ la philosophie de l'Inde^

H4tQns-nous de sojrtwc de oe mwde owQutal, vx4 co«nu encore des plu$ doctes et pi^ofbndémient obscur à nos faibleç. yeux, où par conséquent les appréciation^ les plus iwesuréies peuvent passer pour dû j^imples coBijectarçsi, çji alloue chçrchjer en Grècet 4 l'aide de nwaïuineQt^ plu3. uombreuii; eit plu$ olaka^ lea deu?^ grandes Corme^s du pantbéi$mQ«

(pi tout devient Xuuuueu)^ et décisif. La philosophie greq^^, 4 w» débutt est empreint^ 4'uu carac^e géoiéral §di JAContesté de. panthéiame^^ et. eUe s'engage Quvertement dans dejiwc directions (H)ntiau?es, dont Tune aboutit avec 1^3 disciples d'^éraclite au naturalisme absolu, et l'autre, sur tes traces de Parménide, au fb^îsmeteplus exoJj^sif qui fût jamais. Arrêtons^^nous quelques instants sur cea deu^i essais de la philosophie uaissante. Le panthéisme est indécis enoorQ^ans réoole dlonie et dans celle d*Élée ; mais laissez le génie grec se fortifier et grandir, les germes déposés dans les sys-

tèmes de Plnnénide et d'Heraclite s*épaiioiiir<mt ; h philosophie stolcieniie renoareOera rhéraclitéisme, H VuDité ibdolue de Parménide rerifra dans le système Alexandrin, rajeonie et fécondée par les plus riches dérdoppements. On peut dire qoe Fidée panthéiste n'est arriTée, ni dans l'école dlcmie, ni dans Fécole d'Èée, à la conscience claire d'eDe-méme. Ponr qa*il en fftt ainsi, en efièt, fl Cmdrait qoe les deox termes essentiels du problème métaphysique, le fini et Finfini , dissent été nettement aperças. Or, 0 semble qoe Fécole dlonie, livrée aux sens et à Fimagination, s'attache â fortement an spectacle de la nature, à la ccmtemplation de ce flot rapide des phénomènes, qu'elle en perd le sentiment de Fétre absolu. Et de m&ne, Fécole d'Élée, pleine de confiance dans la force de Fabstraction, une fois maltresse de Fidée de Fétre absolu, s'y concentre et s*y emprisonne au point de ne plus pouvoir en sortir. Et cependant le panthéisme est déjà tout entier dans ces écoles exclusives avec son essence constante et la loi non moins invariable qui règle son double développement. Me croyez pas, en efiTet, que Fidée de l'infini soit entièrement absente du système d'Heraclite. Ce qui y dominCi c'est, il est vrai , le sentiment de la mobilité infinie des choses, ce sentiment que le philosophe ionien exprimait d'une manière si forte et si ingénieuse en disant : € On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ^ ; » mais sous ces vagues agitées et changeantes qui nous emportent de la vie à la mort, le génie élevé et méditatif d'Heraclite soupçonne une force unique qui se développe dans les phénomènes de la nature, sans 8*7

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