Voyei \tL Recherche de la véritéf Lyre I, ch. r, x, n
« Au fond les sens n'ont rien à nous cure sur la nature et l'essenoe des corps ; ils aous font seulement savoir en quoi oes objets peuveot nous être agréables ou fâcheux, utiles ouBuisibles. Ilfrâervent aux nécessités de la vie. matérielle et n*otiit nien à démêler avec les besoins supérieurs de la science. La science vit de lumière; <éliB «e fait avec des idées ; elle n'écoute que la rai-
Consultons la raison : nous assure^t-elle de Texistence actuelle des corfxs? non ; elle nous dit qu'il y a upe idée ides corps, l'idée de l'étendue avec tous les modes qui la peuvent diversifier. Or cette idée n'àmplique pas l'existence actueUe; .autrement , il' faudrait prétendre que runivers'matérîel est aussiinéeessaire que Dieu, et qu'il existe par lavMu de scNi essence. U n\en.est rien; l'idée del'univers matériel ne représeote qu'une étendue pos- .dble, laquelle est capable d'une infinité de figureset de mouvements. Cette étendue existe-t^lleeifeetivemesit? c'est ce que k^aifion ne peut démontrer.
Si donc nous étions réduits aux lumières naturelles, si nous ne savions point de seiuroe supérieure que Dieu a daigné donner l'existence à l'étendue et au mouvement, nous devrions considérer le monde corporel comme purement possible et ne rien aflSrmer sur sa réalité ^
On dira paut^tre que nous sommes certams du moins de Texistence de notre corps, puisque nous le remuons. C'est enoere une illusion. Le malade à qui l'on vient d'amputer un bras croit y sentir de la douleur. Et qui de nous n'a trav^ersé en^réve des espaces immenses, font en restant immobile dans son lit ? Écartons ces