‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 125 sur 130 · MftUem métaphysiquetj 4* entret · texte numérisé non relu

MftUem métaphysiquetj 4* entret

impressions incertaines, tantôt véridiques et tantAt trompeuses, et ne croyons qu*à Tinfaillible raison. Elle nous dira que Tâme est une substance pensante, le corps une substance étendue , et qu'il n'y a entre rétendue et la pensée aucune communication concevable.

Comment Fâme d'ailleurs serait-elle maîtresse des mouvements du corps, puisqu'elle ne l'est -pas de ses propres modifications? De même que tout se réduit,' dans la substance étendue, à la figure et au mouvement, de même tout se réduit, dans la substance pensante, aux perceptions de l'entendement et aux inclinations de la volonté. L'âme reçoit diverses perceptions, comme le corps diverses figures , et elle se porte vers tels ou tels objets, comme le corps se meut suivant telle ou telle direction. Ce n'est point le corps qui se donne à luimême sa figure et son mouvement ; il les reçoit du dehors ; ce n'est pas non plus l'âme qui peut changer l'ordre de ses pensées, toujours réglé par les lois universelles de la raison, ni le cours de ses inclinations qui dépend de l'amour primitif du bien, amour inhérent à son essence , loi suprême de tous les êtres sensibles et intelligents'.

Que peut donc notre volonté? Hélas 1 une seule chose, se tromper et faillir, c'est-à-dire arrêter sur un bien inférieur la force qui nous a été donnée pour -aimer tous les biens selon le degré de leur excellence relative. Nous aimons à nous attribuer un pouvoir illimité sur nousmêmes et sur la nature. C'est que nous nous connaissons à peine. Notre âme n'a pas proprement l'idée d'elle-

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