‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 128 sur 130 · Voyez les Lettres sur Spinoza, par Jacobi (allom · texte numérisé non relu

Voyez les Lettres sur Spinoza, par Jacobi (allom

d*exagération, on est allé jusqu'àlui attribuer des pensées de renoncement et de mortification toutes chrétiennes, et par conséquent, très-opposées à l'esprit de sa philosophie ; celle-ci, par exemple : « La vie n'est que la médiiation delà mort, » pensée fort bien placée dans le Phédon ^t dans Y Imitation de Jésus-Chnst, mais qu'il serait par trop étrange de rencontrer dans Y Éthique. Aussi bien y Irouve-t-on en termes exprès la maxime diamétralement opposée : « La chose du monde, dit Spinoza { 4« partie ^ -Prop. 67 ), à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la 9nort, et sa sagesse n'est point une méditation de la mort, mais de la vie. » Dans un autre passage, Spinoza se plaint qu'on représente aux hommes la vie vertueuse comme une vie triste et sombre, une vie de privation et d'austérité, où toute douleur est une grâce et toute jouissance un crime: < Pour moi, dit-il, j'estime qu'il est d'un homme sage <l'user des choses de la vie et d'en jouir autant que possible, de la réparer par une nourriture modérée et agréable , de charmer ses sens du parfum et de l'éclat verdoyant des plantes, d'orner même son vêtement, de jouir de la musique, des jeux, des spectacles, et de tous les divertissements que chacun peut se donner sans dommage pour personne ' . »

Ce ne sont là que des indications de détail. Si nous \oulons pénétrer dans le véritable esprit de la philosophie de Spinoza , interrogeons-en les principes fondamentaux. Nous avons vu que Spinoza part de l'idée de la substance , identique à ses yeux avec l'idée de Têtre en soi et par soi. De cette idée il déduit celle des attributs de la substance. La substance étant l'être, l'être

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