De Dieu, Appendice
Il n'y a donc dans le corps rien de primitif et de fondamental que rétendue.
Tous les corps, dit Spinoza, ont donc quelque chose de commun ' , puisqu'ils enveloppent tous le concept d'un seul et môme attribut, savoir, l'Étendue. Ils ne diffèrent donc point par la Substance qui est la mèine pour tous, mais par les modalités qui sont diverses pour chacun.
Il y a deux sortes de corps, les corps simples, élé* ments premiers de l'univers matériel, et les corps composés, qui sont les corps proprement dits,, les individus^ comme un minéral, une plante, le corps humain ^ Les corps simples se distinguent les uns des autres par le mouvement et le repos, la vitesse ou la lenteur'; les corps composés, par leur degré de solidité, savoir : la dureté, la mollesse ou la fluidité *,
On demandera comment un corps, qui est par hypor thèse un mode de l'Étendue, peut être simple, a'est^dire indivisible ; et comment un corps simple peut S6 mouvoir. On voudra savoir aussi comment les corpsr composés peuvent se distinguer par leur degré de solir dite, si la solidité n'est point comprise dans les qualités réelles de l'étendue. Car il ne parait pas que des parties.* purement étendues et sans solidité intrinsèque puissent acquérir par leur réunion une propriété étrangère à lew. essence. Spinoza s'efforce de répondre à ces questions^ et s'il ne résout pas les diflScultés, on ne peut ptas l'accor ser de ne les point voir. Spinoza suppose en effet des.