De l'Ame, Schol. de la Propos. 49, page
5. 0 // n'y a dans l'âme aucune autre volition, c'estédirf mienne autre affirmation que celle que l'idée^ enjant qu'idée, envoloppe, • {Éthique, ii, Propos. 49.)
INTRODCCTION. 127
On objectera peut-être à Spinoza qu'il doit au moins reconnaître dans Tâme humaine une faculté, savoir, la conscience. Mais la conscience, prise en général, n'est à ses yeux qu'une abstraction, comme Tentendement et la volonté.
Ce n'est pas que Spinoza ne reconnaisse expressément la conscience; il la démontre même à priori^ et c'est un des traits les plus curieux de sa psychologie que cette déduction logique qu'il croit nécessaire pour prouver à l'homme, par la nature de Dieu, qu'il a conscience de soi-même*.
Il y a, dit-il, en Dieu une idée de l'âme humaine', et cette idée est unie à l'âme comme l'âme est unieau corps. De la même façon que l'âme représente le corps, Vidée de l'âme représente l'âme à elle-même ; et voilà la conscience*. Mais l'idée de l'âme n'est pas distincte de l'âme, autrement il faudrait chercher encore l'idée de cette idée dans un progrès à l'hifini. C'est la nature de la pensée de se représenter elle-même avec son objet. Par cela seul que l'âme existe et qu'elle est une idée, l'âme a donc conscience de soi.
Telle est la théorie de Spinoza sur les facultés de rame humaine prise en général. Il va maintenant la considérer tour à tour comme représentative et comme active, comme pensée et comme volition, comme entendement et comme volonté.
1 . Spinoza démontre aussi à priori que le corps humain eiiste tel que nous le sentons. Voyez Éthique j part. 2, Schol. de la Propos. 12,