Ibid; Propos. 21 et son Schol
Théorie de V Entendement.
L'âme humaine est une idée, l'idée du corps humain. En tant qu'idée, F âme se connaît elle-même; voilà la conscience. En tant qu'idée du corps humain, l'âme connaît le corps humain ; et comme les modifications du corps humain enveloppent la nature des corps extérieurs, l'idée du corps humain enveloppe la connaissance des autres corps ; voilà les sens , ou , comme dit l'Étîole écossaise, la perception extérieure^ Or les impressions des corps étrangers laissent des traces dans le corps humain, qui subsistent même quand ces corps étrangers sont absents . ou détruits, de sorte que l'âme peut se les représenter ; voilà l'imagination'. Enfin ces traces sont liées entre elles, dans l'âme comme dans le corps, suivant le même ordre que les impressions primitives qui les ont produites; voilà la mémoire et l'association des idées».
La con:cience, les sens, l'imagination, la mémoire, l'association des idées, tout cela n'est que la partie la plus humble de Tintelligence humaine. C'est la région de Vexpériencc vague, des idées obscures et confuses, de la passivité et de Terreur.
L'âme humaine, en effet, ne connaît pas immédiatement le corps humain*, elle n'en connaît que les affections. Par conséquent l'âme humaine ne se perçoit pas elle-même d'une manière immédiate, mais seulement