‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 68 sur 130 · Ibid.j Propos · texte numérisé non relu

Ibid.j Propos

INÏilODLXTION. 135

avoir refusé à l'ame humaine la connaissance adéquate .de cette parcelle de matière à laquelle elle est unie, sait- .Qii'Ce que. Spinoza lui accorde? la connaissance adéquate de Tinfinie et étemelle essence de Dieu*. Ainsi ce que.jQOus connaissons le mieux, c'est Finôni, c'est l'invisible; et ce que nous connaissons le moins, c'est notre corps, c*est.nou&-mêmes. N'y a-t-il pas là tout ensemble .ua.exoès d'orgueil et un excès d*bumiUté également éloignés du vrai?

Considérez maintenant l'âme humaine , non plus comme idée du' corps humain, .mais comme mode de la pensée divine». A ce :poiut de vue, l'âme ^st une idée de Dieu^.et l'univers infini des. âmes n'est <[ue le .développement infini de la pensée de, Dieu. Or, dans la vie parfaite d'une, jiittftigence parfaitev^ù est. la possibilité de l^erreur? Gooiment les idées, de Dieu tom-beraient-elles dftns la.cQiifusion, étant claires. et distinctes.de leur nature? V

jSpinoza ne recule devant. aucune de ces difficultés,, et il croit l^s résoudre toutcô en3emble par une distinction très -.difficile à comprendre, il n'en disconvient pas, mais parfaitement conforme à l'esprit de. sa philosophie.

L'âme humaine, dit-il j est par essence Vidée du corps humain, et cette idée Qst en Dieu. ,Mais à. quel litre et ccmunent est-elle en. Dieu? L'idée d'une chose, particulière et qui .existe en acte a Dieu pour cause, nou pas. en tant qu'infini, mais en tant qu'il est affecté, de l'idée d'.une.autre chose particulière. et qui existe en acte, idée dont Dieu est également la cause en tant qu'affecté d'une troisième idée, et ainsi à ^infmi^

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