‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 69 sur 130 · De l'Ame, Propos · texte numérisé non relu

De l'Ame, Propos

î, Ibid.j Propos. 9.

n suit de ce principe que si Vâme humaine, ou, en d*autres termes, Tidée du corps humain est en Dieu, ce n'est pas en tant que Dieu constitue l'essence de l'âme humaine, mais en tant qu'il est affecté de plusieurs autres idées*. En conséquence l'âme humaine ne connaît pas le corps humain en lui-même ; elle ne le connaît que par les idées des affections qu'il éprouve, et par suite elle n'a du corps humain, des autres corps et de soimême, qu'une connaissance indirecte, mutilée et confuse.

Maintenant l'âme humaine a l'idée de Dieu : à quel titre et comment conçoit-elle cette idée? Spinoza l'a fait voir : c'est que l'âme humaine a l'idée des affections du corps humain, et que cette idée enveloppe la connaissance de l'essence de Dieu. Or à quel titre et comment l'âme humaine a-t-elle l'idée des affections du corps humain? c'est que l'idée des affections du corps humain est en Dieu, en tant qu'il constitue la nature de l'âme humaine ^ Mais, s'il en est ainsi, il semble que ces idées que nous avons des affections du corps humain devraient être claires et distinctes; d'où vient qu'elles sont confuses? « C'est, dit Spinoza , qu'elles enveloppent la nature des corps extérieurs ainsi que celle du corps humain lui-même* ; et non-seulement 4u corps humain, mais aussi de ses parties. Or, la connaissance adéquate des corps extérieurs, et celle des parties qui composent le corps humain, sont en Dieu*, en tant qu'il est affecté, non de l'âme humaine, mais d'autres idées; par consé-

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