Par les Pr pos. 24 et 25, p
quent les idées des affections du corps humain, en tant qu'elles se rapportent seulement à Tâme humaine, sont comme des conséquences séparées de leurs prémisses, c'est-à-dire évidemment des idées confuses*. »
L'âme humaine serait donc réduite à des idées confuses sur toutes choses, si elle n'était douée de la faculté de ramener la diversité des perceptions à l'unité, et de concevoir ce qui est commun à toutes choses et se trouve également dans le tout et dans la partiel Or de tels objets ne peuvent être conçus que d'une n^^ière adéquate* ; car l'idée de ces objets est en Dieu, en tant qu'il constitue la nature de l'âme, et c§s objets étant d'une simplicité et d'une indépendance parfaites, rien n'en peut mutiler la notion.
Ainsi donc, pour résumer cette obscure théorie, l'idée du corps humain est en Dieu, non pas en tant qu'il constitue l'essence de l'âme humaine, mais en tant qu'il constitue l'essence de plusieurs autres âmes; et c'est pourquoi l'âme humaine ne connaît qu'imparfaitement le corps humain, les corps extérieurs et elle-même. L'idée des affections du corps humain est en Dieu, à la vérité, entant qu'il constitue l'essence de l'âme humaine, et c'est pour cela que l'âme humaine perçoit nécessairement tout ce qui arrive dans le corps humain; mais comme les affections du corps humain enveloppent la nature des corps extérieurs et du corps humain lui-même, dont /'âme n'a et ne peut avoir qu'une connaissance inadéquate, il s'ensuit que l'âme humaine ne connaît que trè.^con Aisément ce qui arrive dans le corps humain et dai:b
i' J^e l'Ame y Propos. 28.
«. ^^£€M., Propos. 37 et 38.