‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 91 sur 130 · Ibid.^ Goroll. de la Propos · texte numérisé non relu

Ibid.^ Goroll. de la Propos

*• làid., Propos. 19.

S. Par la Propos. 18 de V Éthique, part. 5,

*• ^^id., Propos. 36 et son Schol.

186 iNTRODrcnoN.

même qui comprend tous ses attributs et tous les modes de ses attributs \ il est nécessaire qu'il y ait en lui un amour de soi-même qui embrasse tous les développements de son être. L'amour que chaque homme a pour son propre être est donc une partie de Tamour infini que Dieu a pour soi, comme l'être même de l'homme est une partie de l'être infini de Dieu. C'est donc en nous que Dieu s'aime, comme c'est en lui que nous nofis aimons. L'amour de Dieu pour les hommes et celui des hommes pour Dieu est donc un seul et même amour % et dans cet amour sublime l'âme et Dieu s'unissent et se pénètrent comme en un étemel embrassement.

C'est là la véritable béatitude, la véritable vie, la vie étemelle. Or comment se former quelque idée de cette vie étemelle, qui n'a aucun rapport avec la nôtre? « Cela est très-difficile, dit Spinoza, mais non pas impossible. » N'y a-t-il pas en nous un genre supérieur de connaissance? et ne consiste-t-elle pas dans l'intuition immédiate du nécessaire, de l'absolu? et cette intuition nes'aceomplit-elle pas sous la forme de l'éternité? n'est-elle pas absolument indépendante des sens, de llmagination et de lanaémoire, qui n'ont d'autre objet que le changement? et Yêtmt ravie aui misk^es de la vie présente ne trouvet-elle pas dans la contemplation de l'être parfait une joie sans mélange, une sérénité ineffable? Voilà Miavant-goAi de la félicité, de la pure lumière qui nous attendent dafis la vie étemeUe.

Du reste, il s'en faut que toutes les âmes soient appelées à en jouir avec la même plénitude ; et l^inoza re-

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