Traité théoloçtco-poUtique, page
î* Voir le chapitre Ul tout entier da Traité théologico-poliUque,
bien plutôt aux prophètes de montrer qu'ils Tétaient véritablement. — Dira-t-on que Mahomet, lui aussi, a enseigné la loi divine et donné des signes certains de sa divine mission, comme ont fait les autres prophètes; alors je ne vois pas quelle raison on aurait de lui refuser cette qualité'. » Puis il ajoute ces remarquables paroles : « Pour ce qui est des Turcs et des autres peuples étrangers au christianisme, je suis convaincu que, s'ils adorent Dieu par la pratique de la justice et Tamour du prochain , Fesprit du Christ est en eux et leur salut est assuré, quelque croyance qu'ils professent d'ailleurs sur Mahomet et ses oracles'. »
Il ne faudrait pas croire cependant que Spinoza ait mis Jésus-Christ sur la même ligne que Mahomet, ni même qu'il n'ait admis aucune différence entre le Christ et les Prophètes de l'Ancien Testament. Toutefois, sa véritable pensée sur ce point est wiami difficile à pénétrer qu'intéressante à connaître.
Spinoza s'exprime ainsi dans son chapitre sur la piH> phétie :
« Bien qu'il sort aisé de comprendre que Dieu se puisse communiquer immédiatement aux hommes, puisque sans aucun intermédiaire corporel il communique son essence à notre âme, il est vrai néanmoins qu'un homme, pour comprendre par la seule force de son âme des vérités qui ne sont point contenues dans les premiers principes de la connaissance humaine et n'en peuvent être