‹ Œuvres de Spinoza (volume 4)Chapitre 30 sur 116 · UT APPENDICE · texte numérisé non relu

UT APPENDICE

ses entrelieiis on air al eagageant et des comparabons si justes , qu'il faisait insensiblement tomber tout le mouds dans son opinion. Il était persuasif, quoiqu'il n'affectât de parler ni poliment, ni élégamment. U se rendait si intelligible et son diseours était si rempli de bon sens , que personne ne Tentendait qui n'en demeurât satisfaiL

Ces beaux talents attiriésni cbei bii toutes les personnes raisonnaUes» et en quelque temps que ce fOkt, on le trouvait toujours d'une humeur égale et agréable. De tous eeux qui le fréqueniaient, il n'y en avait point qui ne lui témoignassent une amitié particulière ; mai» comme il n'est rien de si caché que le cœur de l'homme, on a vu par 1» suite que la plupart de ces amitiés étaient feintes, ceui qui lui étaient les plus redevables l'ayant traHé, sans aucun siget ni apparent ni véritable, de la manière du monde la pins higraie»

Ces taux amis, qui l'adoraient en apparence, le déebiraieni sous nudn, soit pour faire leur cour aux puissances qui n'aiment pas les gens d'espdt, soit pour acquérir de la réputation en le eiiieanani.

Ihk jour^ il apprit qu'un de ses plus grands admirateurs tâchait de sonlever.le peuple et les magistrats contre hii ; il répondit sans émotion i Ce n'est pas d'au^etwd'hui foe la Térité coûte cher, ee. ne s^a. pas la médisance qui me la fera abaadenaer. Je leiidraia bien savoir si l'on a jamais vu plus de fermeté, ni une ▼ertn plus épurée; si jamais aocun de ses ennemis a rien ttM qui approche d'une telle laedâratieii» Mais je Yok bien que «» malheir éteèt d'être trop boa et tiop éelairé^

Il a découvert à tout le monde ce qu'on roiAiit tenir eaehé. H a trowré hi def du sanctuaire *, où l'on ne voyait avant lui qne de velns mystères. Toilà pourquoi tout homme de Wcn qu'il était, » n**i pu ▼iTfe en sAreté.

encore que notre philosophe ne ffi^ pas de ces gens sévdree quf consMèrent le mariage comme un empêchement aux exercices de l'esprit, il ne s'y engagea pourtant pas, soit qu*» <T^grAt la mauvaise humeur d'âne femme, soit qu'il se fM donné tout entier à la pfailoeephie et à l^mour de la vérité.

Outre qa*\\ n'était pas d'une eomplexion ihrt robuste^ sa grande applfeation aidait encore àrafbibifr; et comme il n'y a rien qui êtessàBlie tant que les veilles, se» incommodités étaflent devenues presque continuelles par la malignité d'une petite fièvre lente qu*B avait contfaetSe dans ses méditations. Si Wfen qu'après »vofr-Iangni les dernières années de sa vie, îl la finit au mflieu de sa course. Ainsi H a reçu ipwranle-clnq ans ou environ, étant né Pan mit six cent trente-deux, et ayant cessé de vivre le vingt et unième de février de l'année mil six cent septantensept.

H était d'une taflle médiocre; îl avait fes traits du viSwge bîcn proportionnés, ht peau fort brune, les cheveux noirs et i^és, les sourcils

1 . Allusion au Tractatus theologico-politicuSj qui a été traduit en français i le titre de la Clef du sanctuaire.

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