II. T
^4 trattC
nom de divine, c*cst la nature même du souverain }Am, que je vais expliquer ici en peu de mots et le plus clanement qu'il me sera possible.
La meilleure partie de nous-mêmes, c'est Tentendement. Si donc nous voulons chercher ce qui nous est Véritablement utile, nous devons nous efforcer de dooMr à notre entendement toute la perfection possible, puiscpe notre souverain bien consiste en cette perfection même. Or, comme toute la connaissance humaine et toute e®titude parfaite dépendent exclusivement de la connais sance de Dieu, soit parce que sans Dieu rien ne pêot exister ni être conçu ', soit parce qu'on peut douter de loutes choses tant qu'on n'a pas une idée claire et distincte de Dieu % il s'ensuit clairement que c'est à li connaissance de Dieu, et à elle seule, que notre souferain bien et toute perfection sont attachés. De plus, rim ne pouvant être ni être conçu sans Dieu, il est certain qte tout ce qui est à^ns la nature, considéré dans son essence et dans sa perfection, enveloppe et exprime le concept de Pieu; d'où il résulte qu'à mesure que nous connaissottr davantage les choses naturelles*, nous acquérmis d( Dieu une connaissance plus grande et plus parfaite; en d'autre termes (puisque connaître l'efifet par sa canseï ce n'est autre chose que connaître une des propriétés de cette cause), à mesure que nous connaissons davantage les choses naturelles, nous connaissons d'une façon plitf parfaite l'essence de Dieu, laquelle est cause de tout le reste. Et, par conséquent, toute la connaissance humaide* c'est-à-dire le souverain bien de l'homme, non-seulement dépend de la connaissance de Dieu, mais y est coa tenu tout entier. Cette conséquence, du reste, peut auss être déduite d*un autre principe, savoir : que la perfectioi de l'homme croît en raison de la nature et de la perfee