‹ Œuvres de Spinoza (volume 4)Chapitre 75 sur 116 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Note I (page 1 5 de la tradnction). — Les mots hébreux qui sîgni-

«ent prophète, prophétie, ont été bien entendus parR. Salomon Jaschi,

^^is mal traduits par Âben-Hezra, qui était loin d'être aussi versé dans

''ïtçlligence det la langue hébraïque. Il faut remarquer également ici

*^^ le mot hébreu qui répond à prophétie a une signification générale,

'* <^mprend toute façon quelconque de prophétiser. Les autres mots qui

^* è peu près le même sens sont plus particuliers et marquent tel ou

' %enre de prophétie. C'est ce que les doctes savent parfaitement '.

^^ote II (page 1 6 de la traduction). — Quoique la science naturelle ^^^ divine, il ne i'emuit pas cependant que ceux qni renseignent soient ^^^€int de prophètes, c'est-à-dire autant d'interprètes de Dieu. Celui-là ^^1, en efifet, est interprète de Dieu qui découvre les décrets divins ^^ Dieu même lui a révélés à ceux qui n'ont pas reçu cette révéla- ^^^ et dont la croyance n'a, par conséquent, d'autre appui que l'auto- ^^ du prophète et la confiance qu'elle inspire. S'il en était autrement, ^ les hommes qui entendent les prophètes devenaient prophètes eux- ^^tnes, comme deviennent philosophes ceux qui entendent les philo- ^^hes, le prophète cesserait alors d'être l'interprète des décrets divins, ^XOgque ceux qui entendraient sa parole en connaîtraient la vérité, non ^r la foi du prophète, mais par une révélation toute divine, comme la

^te^e, et par un témoignage intérieur. C'est ainsi que le souverain,

1. Sur les Notes marginales ^ voyez notre notice biographique.

2. Je dois prévenir ici le lecteur qu'il m^a été impossible, ne sachant pas Thébreu, de traduire complètement et littéralement deux ou trois notes de Spinoza, qui s^adresseot surtout uux hébraïsants. En pareil cas j^ai taché seulement de ne pas m* écarter de sens générai de la note, aimant mieux omettre une ligne que de l'entendre mal.

334 NOTES MIBGINALES.

dans an É(al, est Tinterprèle du droit, parce que son autorité senl.^ défend, et que son seul témoignage rétablit.

Note 111 (page 18 de la tradaettoB). -^ PcttMf oà il voulait ^* Umdre ; liseï : Toutes Ut foi* quUl voulait V entendre,

Note IV (page 31 de la traduction). ^ Les prophètes se distingit^:x i^nt par une vertu singulitre et au-dessus du commun. Bien qu'il j ait des hommes doués de eartato aiMitages qw la natnfe a fieMla>A (ou^» tes autres, on ne dit pas que ces hommes soient au-dessus de la nature iiumaine ; car il faudrait pour cela que les qualités qu'ils ont en propr ^^ ne fussent pas comprises dans l'essence ou la définition de rbomanité. XJne taille de géant, par exemple, voilà une chose rare, mais tout hum^iMine, De même, c'est un talent peu commun que celui d'improviser des ^ers; mais il n'y a rien là qui surpasse l'homme. J'en dirai autant, par conséquent, de cette propriété qu'ont quelques individus de se représenter certains objets par l'imagination, je ne dis pas en dormant , ma.is les 3mu ouverts, d'«ne manière aussi vive ^ae ai ces ol|j«ts étaient dASvant eux. Que sll se rencontrait une persoaiie qui poaséd&td'aubres aojreitf fle percevoir que les nôtres et un autre mode de connaiaiapce, il faudrait dhre alors jipi'eUe «st. au-dessus dat iimttas.impoaées h la natore faamalne.

CHAMTRE 111.

Note V (page 59 de la traduction). — Nous ne voyons pas que />«*'* mt promis autre chose auxjpatriarckes,

ka efaapitre tv de la Genèse, Dieu pnnnet à Aln^am d*ètre «m *^^'. fmsear et de lui donner d'amples récompenses. Abraham répond 4*^2! ne peut phis rien attendre qui ait quelque prix ii ses yeux, puM** est snis enfenfs à un Age très-avancé.

Wote VI (page 59 de la traduction). — To«/ ce qui a pu 'itre,prO^^^

aux Béàreux.., c'est donc la sécurité de la vie.

Sur ce point i <|u'il ne safit point, fMurairhier à Aavès dUisoir gardé les joôo^faasdel'Aadea Testaaittit, y/ttyOÊMa», vers. 2i.

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