CHAPITRE n
W MOÎT NATURÏl.
i. Dans notre Traité théologico-politigue nous ayons défini le droit naturel et civil ', et dans notre Éthique nous avons expliqué ce que c'est que péché ^ mérite, justice, injustice', et enfin en quoi consiste la liberté humsdne'; mais, pour que le lecteur n'ait pas la peine d'aller chercher ailleurs des principes qui se rapportent essentiellement au sujet du présent ouvrage, je vais les développer une seconde .fois et en donner la démonâtration régulière.
.2. Toutes les choses de la nature peuvent être également conçues d'une façon adéquate, soit qu'elles existent, soit qu'elles n'existent pas. De même donc queie principe en vertu duquel elles commencent d'exister ne peut se conclure de leur définition, il en i^t dire autant du principe qui les fait persévérer dans l'existence. En effet, leur essence idéale, après qu'elles ont commencé d'exister, est la même qu'auparavant; par conséquent , le principe qui les fait persévérer dans l'existence ne résulte pas plus de leur essence que le principe qui les fait commencer d'exister; et k même puissance donJt elles ont besoin pour commencer d'être, elles en ont besoin pour persévérer dans l'être. D'où il suit que la puissaace gui fait être .les choses de la nature, et par conséquent celle quiles fait agir, ne peut être autreque l'éternelle puiâ- $ance de Dieu. Supposez , en effet, qufi ce fût une autre puissance, une puissance créée , elle ne pourrait se cooserver elle-même, joi par conséquent conserver tes