‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 100 sur 109 · CHAPITRE Vn · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vn

DB LA MONàKCHIB (SUUé^

1. Après avoir exposé les conditions fondamentales du gouvernement monarchique, j'entreprends mainteuaut de lés démontrer dans un ordre méthodiqii^. I^^^m\ûKi^ceraipaj* une ûbsarvation imporiimto, c^^bX c^-ii'Q^'t^ âuûotté contradiction dans la pratiqua à^^ cçolô\^* }siv^ ^entcomtiîaées d'vkne manière si fetm^ ci>x^\b^cÀ\Nsv-

absolue due au souverain ; car les fondements doivent être considérés comme les décrets été Roi , de sorte que si le Roi vient à donner un ûj traire aux bases de l'État , ses ministres lui obéis eore en refusant d*exécoter ses volontés- C'esl montre fort bien Texemple d'Ulysse. Les com d'Ulysse, en efl'et, n*exécutaient-ils pas ses ordres rayant attaché au màt du navire , alors que a était captivée par le chant des Sirènes, Os refu^ rompre ses liens, malgré Tordre qu'il leur en avec toute sorte de menaces? Plus lard, il les i d'avoir ohéi à ses premières recommandations» < monde a reconnu là sa sagesse, A Texemple d'Ul rois ont coutume dinstituer des juges pour qu dent la justice, et ne fassent aucune acception sonnes, pas même de la personne du Roi, dans 1 le Roi viendrait à enfreindre le droit établi. Cai ne sont pas des dieux, mais des hommes, soui ^^^an^e^ir^gg^J^on^outgâ^ogg^l^

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humaines; car il ne suffit pas d'avoir montré ce qu'il faut faire, il s'agit d'expliquer comment les hommes, soit que la passion, soit que la raison les conduise, auront toujours des droits fixes et constants. Admettez un instant que les droits de l'État ou la liberté publique n'aient plus d'autre appui que la base débile des lois, non-seulement il n'y a plus pour les citoyens aucune sécurité , comme on l'a montré à l'article 3 du chapitre précédent, mais l'État est sur le penchant de sa ruine. Or il est certain qu'il n'y a pas de condition plus misérable que celle d'un État excellent qui commence à chanceler, à moins qu'il ne tombe d'un seul coup, d'un seul choc, et ne se pi'écipite dans la servitude (ce qui semble impossible ). Et par conséquent il serait préférable pour les sujets de transférer absolument leur droit à un seul homme que de stipuler des conditions de liberté incertaines et vaines ou parfaitement inutiles, et de préparer ainsi le chemin à leurs descendants vers la fins cruelle des servitudes. Mais si je parviens à montrer que les fondements du gouvernement mon archique, tels que je les ai décrits dans le précédent chapitre, sont des fondements solides et qui ne peuvent être détruits que par l'insurrection armée de la plus grande partie du peuple , si je fais voir qu'avec de tels fondements la paix et la sécurité sont assurées à la multitude et au Roi, ne m'appuyant d'ailleurs pour cette démonstration que sur la commune nature humaine , personne alors ne pourra douter que ces fondements no soient vrais et excellents,. comme cela résulte déjà avec évidence de l'articlo 9 du chapitre m et des articles 3 et 8 du chapitre précédent. Voici ma démonstration , que je tâcherai de rendre la plus courte possible.

3. Que ce soit le devoir de celui qui tient l'autorité de connaître toujours la situation et la condvl\o\i^^V^\sx^>x^> fie veiJJer au salut commun et de iaVre \.o\x\. ^^ ^^ ^'^'^

MtUIe au plus grand nombre, c'est un çtyxvcvç^ ^^ tC^î.^^.

contesté de personne. Mais comme wtl aewWv^^^^"^

308 TRAITÉ POmTIQUE.

peut pas regarder à tout, ni avoirtoujours l'esprit prâaeot et disposé à la réflexion, conime, en outre, la oialadtev la vieillesse et d'autres causes l'empêchent souTent de s'occuper des affaires publiques, il est nécessaireque le monarque ait des oonseillere qui oomiaissent la sitnatioii des affaires, aident le Roi de leurs avis et agissent sonveat à sa place, de telle sorte qu'une seule et môme àme dirigl toujours le corps de l'État.

4. Or la nature humaine étant ainsi faite que diaqne individu recherche avec la plus grande passion son bien particulier^ regarde comme les lois les plus équitable! celles qui lui sont nécessaires pour conserver et aecroltiv sa ùhose, et ne défend llntéx^ d'autmi qu'autant qvH croît par là même assurer son propre intérêt, il s'ensmt qu'il faut choisir des conseillers dont les intérêts partieoliers soient liés au salut commun et i la paix publique. Et par conséquent il est évident que si on choisît as certain nombre de conseillers dans chaque genre on classe de citoyens, toutes les mesures qui dans une assemblée ainsi composée auront obtenu le plus grand nombre de suffrages seront des mesures utiles à la majorité des sujets. Et quoique cette assemblée, formée d'une «i grande quantité de membres, doive en compter bcaucoop d'un esprit fort peu cultivé, il est certain toutefois que tout individu est toujours assez habile et assez avisé, quand il s'agit de statuer sur des affaires qu'il a longftemps pratiquées avec une grande passion. C'est pourquoi, si l'on n'élit pas d'autres membres que ceux qui auroot exercé lionorablement leur industrie jusqu'à cinquante ans, ils seront suffisamment capables de donner leurs avis sur des affaires qui sont les leurs, surtout si dans les questions d'une grande importance on leur donne dn temps pour réflc^chir. Ajoutez à cela qu'il s'en faut de beaucoup qu'une assemblée, pour être composée d'un petit nonnbre de mem\^tes,\v'e\i^e\vlviT\^^^^jb^^'\ssxorant5. Au contraire, eWe esltotmfee«vvT£v^Y^\\V^^vî.^^\v^\^^ espèce, par celle rav^oii c\vv^ 0\^^\wi ^ ^^\\. ^'^^'^v^^

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avoir des collègues d'un eftprit épais qui votent sous son influence, et c'est ce qui n'arrive pas dans les grandes assemblées.

5. Il est certain d'ailleurs que chacun aime mieux gouverner qu'être gouverné. Personne\ en cfifet, comme dit Salluste, ne cède spontanément l'empire à un autre '. Il suit de làquela multitude entière ne transférerait jamais son droit à^un petit nombre de chefs ou à un seul, si elle pouvait s'accorder avec elle-même, et si des séditions ne s'élevaient pas à la suite des dissentiments qui partagent lepIuAsouvent les grandes assemblées. Et en conséquence la multitude ne transporte librement aux mains du Roi qua cette partie de son droit qu'elle ne peut absolument pas retenir en ses propres mains, c'est-à-dire la terminaison, des dissentiments et l'expédition rapide des aCTaires. Aussi arrive- t-il souvent qu'on élit un Roi à cause de la guerre, parce qu'en effet avec un Roi la guerre se fait plus heureusement. Grande sottise assurémeut de se rendre esclaves pendant la paix pour avoir voulu faire plus heureusement la guerre, si toutefois la paix est possible dans un État où le pouvoir souverain a été transféré, uniquement on vue de la guerre, à un seul individu, où par conséquent ce n'est que pendant la guerre que cet individu peut montrer sa force et tout ce que gagnent les autres à se concentrer en lui. Tout au eontraire le gouvernement démocratique a cela de particulier que sa vertu éclate beaucoup plus dans la paix qioedans la guerre. Mais par quelque motif que l'on éli?e UiiRo^ il ne peut, comme nous l'avons dit, savoir à Ui tout seul tout ce qui est utile à l'État. Et c'est pour cela qu'il est nécessaire, ainsi qu'on l'a précédemment fait \r<dr, qu'il ait beaucoup de citoyens pour conseillers. Or Comme on ne peut comprendre que dans la délibération 4'une affaire il y ait quelque chose qui échappe à un si Srand nombre d'esprits, il s'ensuit qu'en dehors de tous

i Ces paroles sont tirdes d*iiii écrit faussen.eul aUtibu^V Siî&»&V«*^^^^'^^^^" de Cortinf; LeipMÎg, i 724.

400 traitI pouTioci,

les avis donnés dans le Conseil et soumiâ au Roi, il ne â'en trouvera aucun de vraiment utile au salut du peuple» Par conséquent, comme le salut du peuple est la suprême loi ou le droit suprême du Roi, il s'ensuit que le droit du Roi, c'est de choisir un avis parmi ceux qu*a émis GonseiU et non pas de rien résoudre et de s'arrêter â oi avis contre le sentiment de tout le Conseil (voyez Tarticle 25 du chapitre précédent). Maintenant si Ton devait soumettre au Roi sans exception tous les avis proposés dans le Conseil, il pourrait arriver que le Roi favoris! toujours les petites villes qui ont le moins grand nom' desuïFrasPîes* Car^ bien qu'il soit établi par une loi du Coi seil que les avis sont déclarés sans désignation de leurs auteurs, ceux-ciauront beau faire, il en transpirera lotijours quelque chose. Il faut donc établir que tout avis n'aura pas réuni cent suffrages, pour le moins, m considéré comme nul, et les principales villes devroaldé^ fendre cette loi avec la plus grande énergie.

6, Ce serait présentement le lieu, si je ne m'appliqtîi à être court, de mouti'er les autres grands avantage d'un tel Conseil* J'en montrerai du moins un qui seml de grande conséquence, c'est qu'il est impossible donner à la vertu un aiguilloa plus vif que cette espérance commune d'atteindre leplusjçrand honneur; car ramai de la gloire est un des principauK mobiles de la v humaine , comme je l'ai amplement fait voir dans IQ< Éthique \

7. Que la majeure partie de notre Conseil n*ait jamais le désir de faire la guerre, mais qu'au contraire elle toujours animée d'un grand zèle et d'un grand amour > la paix, c'est ce qui parait indubitable* Car, outre que guerre leur fait toujours courir le risque de perdre ici biens avec la liberté, il y a une autre raison décia^ c*est que la guerre est coûteuse et qu'il faudra y $'

par de nouvelles dépenser v îL\QTïk\.^XQjjàfô^^\\à leurs

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tiiait£ politique. AOl

et Icnrs proches, lesquels en temps de paix sont tous occupés de soins domestiques, qui seront forcés pendant la guerre de s'appliquer au métier dès armes et de marcher au combat, sans espoir de rien rapporter au logis que des cicatrices gratuites. Car, comme nous rayons dit à l'article 30 du précédent chapitre, l'armée ne doit recevoir aucune solde, et puis (article 10 du même chapitre) elle doit être formée des seuls dtoyens.

8. Une autre condition de grande importance pour le maintien de la paix -et de la concorde, c'est qu'aucun citoyen n'ait de biens fixes (voyez l'article 12 du chapitre précédent). Par ce moyen, tous auront à peu près le même péril à craindre de la guerre. Tous en effet se Ihrreront au commerce en vue du gain et se prêteront mutuellement leur argent, pourvu toutefois qu'à l'exemple des anciens Athéniens on ait interdit à tout citoyen par une loi de prêter à intérêt à quiconque ne fait pas partie de l'État. Tous les citoyens auront donc à s'occuper d'affaires qui seront impliquées les unes dans les autres <m qui ne pourront réussir que par la confiance réciproque et par le crédit ; d'où il résulte que la plus grande partie du Conseil sera presque toujours animée d'un «eul et même esprit touchant les affaires communes et lés arts de la paix. Car, comme nous Tavons dit à l'article 4 du présent chapitre, chacun ne défend l'intérêt d'autrui qu'autant qu'il croit par là même assurer son propre intérêt.

9. Que personne ne se flatte de pouvoir corrompre le Ccmseil par des présents. Si^ en effet, on parvenait à séduire un ou deux conseillers, cela ne servirait à rien, ^isqu'il est entendu que tout avis qui n'aura pas réuni pour le moins cent suffk'ages sera nul.

10. 11 est également certain que le Gq»xa^^ \»l^ Vs^^ fitaUi, 868 membres ne pourront être TfeôxttXa^\wixtfs«5ttt^ moindre. Cela résulte en effet de la nalate â.e^ ^^^^^ uunaines, tonales hommes étant seaftVb\w ^^ ^V»^

402 TRATTé POLmO€E.

degré à Tamour de la gloire, et tons aassi espérant, quand ils ont Bn corps sain , pousser leur vie jusqa'i une longue vieillesse. Or, si nons faisons le calcal de ceux qui auront atteint réeHement Tftge de cinquante oi soixante ans, et sd nous temons compte, en outre, do grand nombre de membres qui sont élus annuelleneut, nous verrons que parmi les citoyens qui portent les armes , il en est à peine un qui ne nourrisse un grand espoir de s'élever à la dignité de conseiller; et par consè> quent, tous défendroM de toutes leurs forces Tiiitégrité â« Consril. Car il kmt remarquer que la corruption eM aisée à préve(nîr, quand elle ne s'insinue pas peu à peu. Or comme c'est une combinaison plus simple et moiiu sujette à exciter la jalout>ie, de faire élire An membre di Conseil dans chaque famille que de n'accorder ce dfeK qu*à un petit nombre de fafniltes o« d-ésclnre celic^ot celle-là, il s'ensiait (par rarticle 15 du chapitre précédeni) qu<; le nombre des conseillers ne pourra ôtre diminué que si on vient à supprimer tout â coup un tiers, un quart ou un cinquième de l'assemblée, mesure exorbitante et par conséquent fort éloignée do la pratique commune. Et il n'y a pas à craindre no<i plus de retard ou de négligence dans l'élection; car en pareil cas, nous avons vu que le Consr'il lui-ïïiêmo élit A b place du Roi (article l<i du chapitre précèdent )•

H. Le Roi donc, soit qiie la crainte de Ja mulliluAî le fasse agir ou qu'il veuille s'attacher la plus grande , partie de la multitude armée , soit que la générosité d€ | son cœur le porte à veiller à l'intérêt public, conlirmcn toujours l'avis qni aura réuni le plus de sutfrag<*s, c'es^ j à-dire ( par l'article 5 du précédent chapitre ) celai qui j est le plus «itile à la majeure partie de VÉAi\t Qaan«l des avis diirérents lui seront soumis, il s'riforccra de le* I ; mettre d'accord, avVa ç\\o^^ ^i^K. \»ossilil«», afin de se oon- | . cilicr tous les cvto^ew* \ c'Çi^X.^^^î'î^ çA\\Ai\. ojîl'^vvîlKa* . toutes SOS foixcî^, aVvui\\\'o\\l«^%'^^^^^V^^N^^^^>^'«^^'^^^N^ comme dans la rvxcvv^, ^^iV^v^^^vj^v^tv^^^^^^V^ts*.

TRAITÉ POUTIQUE. 403

centrer les forces de tous dans les mains d'un seul. Aiasi donc le Roi s'appartiendra d'autant ^tus à luimôme et sera d'autant plus roi qu'il veillera mieu^ au salut ccunmun«

lâ« Le Roi ne peut, en effet, à lui seul, contenir tous les citoyens par la crainte ; sa puissance, comme nous l'avons dit , s'appuie sur le nombre des soldats , et plus encore sur leur courage et leur fidélité, vertus qui ne se dimentent jamais choz les hommes, tant que le besoin, honnête ou honteux , les tient réunis. D'où il arrive que les rois ont coutume d'exciter plus souvent les soldats -que de les contenir, et de dissimuler plutôt leurs vices que leiws vertus ; et on les voit la plupart du temps , pour opprimer les grands , rechercher les gens oisifs et perdus de débaiiche « les distinguer , les combler d'argent et de faveurs, leur prendre les mains, leur jeter des baisers, en un mot, faire les dernières bassesses en vue de la domination. Afin donc que les citoyens soient les premiers objets de Tattention du Roi et qu'ils s'appar^ tîeanent à eux-mêmes autant que l'exige la condition sociale et l'i'^quité, il est nécessaire que l'armée soit composée des seuls citoyens et que ceux-ci fassent partie 4es Conseils. C'est se mettre sous le joug, c'est semer ks germes d'une guerre éternelle que de souffrir que l'on enga'ge des soldats étrangers pour qui la guerre e^ uae affaire de commerce et qui tirent leur plus grande iiii|K>rta]ice de la discorde et des séditions.

13. Que les conseillers du Roi no doivent pas être élus A viesf mais pour trois, quatre ou <*inq ans au plus, c'est ce qui est évident, tant par l'article 10 que par l'article • 4taifMr6sent chapitre. Si, en effet, ils étaient élus à vie, Owtre que la plus grande partie des citoyens pourrait à ^me espérer cet lionnenr, d'où résulterait utie grande kliégali4é> et par suite l'envie, les r\iiae\xi^ ^Qre^>à\\\i^«^ ^haàïement des séditions -dont les ro\^ ti^ \&«çiç\ûj8^«^^^ pas deproâter, dans J 'intérêt de leur àom\vxî^>:\ovv^*^^'^^^ rerait en outre que les conseUlera, ne ç,tvi^W^^^^ "^

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leurs successeurs , prendraient de grandes licences en toutes choses , et cela sans aucune opposition du Roi. €ar, plus ils se sentiraient odieux aux citoyens, plus ils seraient disposés à se serrer autour du Roi, et à se faire ses flatteurs. A ce compte un intervalle de cinq années paraît encore trop long, cet espace de temps pouvant suffire pour corrompre par des présents ou des faveon la plus grande partie du Conseil, si nombreux qu'il soit, et par conséquent le mieux sera de renvoyer chaqiK année deux membres de chaque famille pour être remplacés par deux membres nouveaux (je suppose qu'on a pris dans chaque famille cinq conseillers}, excepté l'année où le jurisconsulte d'une famille se retirera et fera place à un nouvel élu.

14. n semble qu'aucun roi ne puisse se promettre autant de sécurité qu'en aura le Roi de notre État. Car outre que les rois sont exposés à périr aussitôt que leur armée ne les défend plus, il est certain que leur plus grand péril vient toujours de ceux qui leur tiennent de plus près. A mesure donc que les conseillers seront moins nombreux , et partant plus puissants , le Roi courra un plus grand risque qu'ils ne lui ravissent le pouvoir pour le transférer à un autre. Rien n'efiraya plus le roi David que de voir que son conseiller Achitophal avait embrassé le parti d'Absalon '. Ajoutez à cela que lorsque rautorité a été concentrée tout entière dans les mains d'un seul homme, il est beaucoup plus facile de la transporter en d'autres mains. C'est ainsi que deux simples soldats entreprirent de faire un empereur, etilsle firent ^. Je ne parle pas des artifices et des ruses que les conseillers ne manquent pas d'employer dans la crainte de devenir un objet d'envie pour le souverain naturellement jaloux des hommes trop en évidence ; et quiconque a lu riiislo\t(i ne i^eut ignorer que la plupart du temps ce qui a peràw \e?> ç,^t\s»^^^i^ '2Ïs& \^\a»^ ^.'est un

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