Que l'homme, ainsi que tous les autres indiîite
/ de la nature, fasse effort autant qu'il est en lui ponr eon- f server son être, c'est ce que personne ne peut nier. SS r y avait ici, en effet, quelque différence entre les être«,elk k ne pourrait venir que d'une cause, c'est que l'homBe I aurait une volonté libre. Or, plus vous concevrez l'hoflUe I. comme libre, plus vous serez forcé de reconnaître qnî h
doit nécessairemeul a^ coti^^^n^^ ^v.^Xx'i. vcL^iUro de »* I .
àme, conséqucacc q\x(i ç^i•â.ç^xvv ^^^^^^^^^^^^s;'^;^.^^^
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TRAITÉ poLTnom. 380
gence. La liberté, en effet, c'est la vertu ou la perfection. Done tout ce qui accuse l'homme d'impuissmice ne peut Atre rapporté à sa liberté. C'est pourquoi on ne pourrait pas dire que l'homme est libre en tant qu'il peut ne pas exister ou en tant qu'il peut ne pas user de sa raison ; s'il est libre, c'est en tant qu'il peut exister et agir selon les lois de la nature humaine. Plus donc nous considépons l'homme comme libre, moins il nous est permis de dire qu'il peut ne pas user de sa raison et choisir le mal de préférence au bien ; et par conséquent Dieu , qni eadste d'une manière absolument libre, pcnç^e et agit UtéceMairement de la même manière, je veux dire qu'il existe, pense et agit par la nécessité de sa nature. Car il n'est pas douteux que Dieu n'agisse comme il existe, avec la môme liberté, et puisqu'il existe par la nécessité de sa nature, c'est aussi par la nécessité de sa nature qu'il agit, c'est-à-dire librement.
8« Nous concluons donc qu'il n'est pas au pouvoir de tout homme d'user toujours de la droite raison et de a'tiever au faite de la liberté humaine, que tout homme ^dépendant fait toujours effort, autant qu'il est en lui, pour conserver son être, enfin que tout ce qu'il tente de faire et tout ce qu'il fait (son droit n'ayant d'autre mesure que sa puissance), il le tente et le fait, sage ou ignorant, en vertu du droit suprême de la nature. Il suit de là que le droit naturel, sous l'empire duquel ions les hommes naissent et vivent, ne défend rien que 06 que personne ne désire ou ne peut faire ; il ne repousse donc ni les contentions, ni les haines, ni la colère, ni les ruses, ni rien enfin de ce que l'appétit peut conseiller. Et cela n'a rien de surprenant ; car la nature n'est pas renfermée dans les lois de la raison humaine, lesquelles n'ont rapport qu'à l'utilitéVraie et à la qonflervation 4es hommes; mais elle embrasse une infi- Ôitô. d'autres lois qui regardent l'ordre éternel de la nature entière, dont l'homme n'est qu'une parcelle^ ardre .nécessaire par qui seul to\]ka \e^ mâÀN\^M^ ^^"^
MO fuiTf Tounnib
dlMhaainéfl à exister et à agir d'une
9. n suit eneore de là qae tout homme droit à autrui aôsai longtemps qu'il tombe i vdr, et quil s'appartient à lui-même dans la maa il peut repousser toute violence, réparer i sobi dmnmage qui lui a été causé, en un mot, yim al ment comme il lui plaît
10. Je dis qu'un homme en a un antre sous aaa ircdr, quand il le tieni enchaîné, on quand il loi a 4 armes et les moyens de se défendre on de s'èfai encore quand Q le maîtrise; par la crainte, oç ■foand il se Test tellement attaché par ses bienM eelui-d veut obéir aux volontés de sonbienfUlB préférence aux siranes propres et vivre i Btm fg^: qu'an sien. Dans le premier cas et dans le aeoen tientle corps, mais point r4une; dans les deux àiÉE contraire, on tient l'ème aussi bien que le cotpai seulement tant que dure la crainte on respéraneé ces sentiments disparus, Tesclave redevient son mal
il. La faculté qu'a Tâmé de porter des jnga peut auséi tomber sous le droit d'autrui, en tant homme peut être trompé par un autre honmie. il suit que Tàme n'est entièrement sa maîtres» lorsqu'elle est capable d'user de la droite raison, plus, comme la puissance humaine ne doit pai se mesurer à la vigueur du corps qu'à la force de 1 il en résulte que ceux-là s'appartiennent le plus i mêmes qui possèdent au plus haut degré la rail sont le plus conduits par elle. Et par conséquent que l'homme est parf^tement libre en tant qn' conduit par la raison ; car alors il est déterminé en vertu de causes qui s'expliquent d'une façon quate par sa seule nature, bien que d'ailleurs cesc le déterminent nécessairement. La liberté, en (comme je VaimoutefekV«t>ûàa'\ ^^^sent chaj la liberté tfûte paa\a w^<ie,^^\V^ a^^^^ ^O^sk^^wi