‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 87 sur 109 · Pour ce qui regarde la religion , U est également · texte numérisé non relu

Pour ce qui regarde la religion , U est également

certain que l'homme est d'autant plus libre et d'autant |

plus soumis à lui-même qu'il a plus d'amour pour Dien j

et l'honore d'un cœur plus pur. Mais en tant que nt'i-* I

considérons, non pas l'ordre de la nature qui nous t'- 1

inconnu , mais les s^mIs commandements de la raisoc J

touchant les choses Te\\^\fews»Çi^, ç^tl \sa!\ ^s^ssl que hod' F '

remarquons que ces tafeme;?» ç.Çkm\SL^\A^m^\5N&\s.^Nis^^V

révélés par Dieu au ÔL^ôiaus» àfc \v^\iv\ûfe.\ûfta., ^\^^*>^

révélés aux prophètes à titre de lois divines, à en point de vue , nous disons que c'est obéir à Dieu que de l'aimer d'un cœur pur, et que c'est pécher que d'être gouverné par l'aveugle passion. Il faut toutefois ne pas oublier que nous sommes dans la puissance de Dieu comme l'argile dans celle du potier, lequel tire d'une même matière des vases destinés à l'ornement et d'autres vases destinés à un usage vulgaire '; d'où il suit que l'homme peut, à la vérité , faire quelque chose contre ces décrets . de Keu inscrits à titre de lois, soit dans notre âme , soit dans l'âme des prophètes; mais il ne peut rien contre ce décret étemel de Dieu inscrit dans la nature universelle, et qui regarde l'ordre de toutes choses.

23. De même donc que le péché et l'obéissance, pris dans le sens le plus strict, ne se peuvent concevoir que dans la vie socicde, il en faut dire autant de la justice et de l'injustice. Car, il n'y a rien dans la nature qui appartienne â bon droit à celui-ci plutôt qu'à celui-là; mais toutes choses sont â tous, et tous ont le pouvoir de se les approprier. Mais dans l'état de société, du moment que le droit commun établit ce qui est à celui-ci et ce qui est à celui-là , l'homme juste est celui dont la constante volonté est de rendre à chacun ce qui lui est dii ; l'homme injuste celui qui, au contraire, s'efiorce de faire sien ce • qui est à autrui.

S4. Pour ce qui est de la louange et du blâme , nous avons expliqué dans notre Éthique^ que ce sont des affections de joie et de tristesse, accompagnées de l'idée de la vertu ou de l'impuissance humaine à titre de cause.

CHAPITE m.

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