‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 90 sur 109 · Mais cela peut être compris plus clairement, sinon · texte numérisé non relu

Mais cela peut être compris plus clairement, sinon

considérons que deux États sont naturellement ennemift

Les hommes, en effet, dans la condition naturelle s(ntf

ennemis le» uns des autres (par l'article 14 du chapitre

précédent) ; ceux donc qui, ne faisant point partie d'ifl

même État gardent \\*-àryis Tun de l'autre les rapport»

du droit naturel, real^uX. «v«v^v$i\^, ^<6^\.^^\«Q^^Vslitf^

État veut déclarer \a ^wett^ kxxw^wXx^tNsiX. ^\. '«^^^

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prendre à bon droit, puisque pour faire la guerre il n'a besoin que de le vouloir. Il n'en est pas de même pour la paix; car un État ne peut la conclure qu'avec le consentement d'un autre État. D'où il suit que le droit de la guerre appartient à tout État, et que le droit de la paix n'appartient pas à un seul État, mais à deux pour le moins, lesquels reçoivent en pareil cas le nom d'États confédérés.

14. Ce pacte d'alliance dure aussi longtemps que la cause qui l'a produit, je veux dire la crainte d'un dommage ou l'espoir d'un accroissement. Cette crainte ou cet espoir venant à cesser pour l'un quelconque des deux Étals, il reste maître de sa conduite (par l'article 10 du chapitre précédent) et le lien qui unissait les États confédérés est immédiatement dissous. Par conséquent, chaque État a le plein droit de rompre l'alliance chaque fois qu'il le veut. Et on ne peut pas l'accuser de ruse ou de perfidie, pour s'être dégagé de sa parole aussitôt qu'il a cessé de craindre ou d'espérer ; car il y avait pour chacune des parties contractantes la même condition, savoir, qoe la première qui pourrait se mettre hors de crainte redeviendrait sa maîtresse et libre d'agir â son gré ; et de plus personne ne contracte pour l'avenir qu'eu égard aux circonstances extérieures. Or, ce& olvoonstances Tenant à changer, la situation tout entière change également, et eu conséquence un État retient toujours le droit de veiller à ses intérêts, et par suite il fait effort I autant qu'il est en lui pour se mettre hors de crainte, T c'est-à-dire pour ne dépendre que de lui-môme, et pour l empêcher qu'un autre État ne devienne plus fort que lui. Si donc un État se plaint d'avoir été trompé, ce n'est pas la bonne foi de l'État allié qu'il peut accuser, mais sa propre sottise d'avoir confié son salut à un État étranger, lequel ne relève que de lui-môme et regarde sort ^\^^^<^ salut comme la suprême loi.

/5/ C'est aux États qui ont fait enaQmlû\e wxiVc^^'^ ^^ pdx qu'appartienne droit de résoudra \e& qyxvi^»^^^^'^ ^

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peuvent s'élever sur les conditions de la paix et sur les^ stipulations réciproquement accordées ; les droits de la paii: en effet n'appartiennent pas à un seul État, mais à tous ceux qui ont contracté ensemble (par l'article 13 du présent chapitre). D'où il résulte que si on ne s'entend pas sur ces questions, c'est l'état de guerre qni revient.

16. Plus il y a d'États qui font la paix ensemble, moins chacun d'eux est redevable aux autres, moins par conséquent chacun d'eux a le pouvoir de faire la guerre; mais plus il est tenu de rester fidèle aux conditions de la paix, c'est-à«dire moins il est son maître, et plus il est tenu de s'accommoder à la volonté commune des confédérés.

17. Au surplus,nous ne prétendons nullement anéantir la bonne foi, cette vertu qui nous est également enseignée par la raison et par la sainte Écriture . Ni la raison, en effet» ni l'Écriture ne nous enseignent à garder touto espèce depromesse. Parexemple,sij'ai promis à ^uelqu^un délai garder une somme d'argent, je suis dégagé de ma promesse du moment que j'apprends ou que je crois savoir que cet argent est le produit d'un vol; j'agirai beaucoup mieux en m'occupant de le restituer au légitime propriétaire. Di? même, quand un souverain s'est engagé à l'égard d'un autre, si plus tard le temps ou la raison lui font voir que son engagement est contraire au salut commun de ses sujets, il ne doit point l'observer. L'Écriture ne prescrivant donc que d'une manière générale de garder sa parole et laissant au jugement de chacun les cas particuhers qui doivent être exceptés, il s'ensuit qu'il n'y a rien dans l'Écriture de contraire à ce que nous avons établi ci-dessus.

18. Mais afin qu'il ne soit pas nécessaire d'interrompre si souvent le fil du discours et de résoudre de semblables objections, j'avetVis leY^d^N» ^^V^^èmontré toui me?

principes en m'apçw^^MvX. ^\« \^ \v^^'^'C\\.^ ^^^V \^3^taK iiumaine prise eu gfeufet^V.tf ^^v^-^iL^v5a\^si^A\iMs^^

sel que font les hommes pour se conserver, lequel eât inliércnt à tous, sages ou ignorants ; et par conséquent, dans quelque condition que vous considériez les hommes, soit que la passion, soit que la raison les condu^e, la conclusion sera la même, parce que, comme je Tai dit, la démonstration est universelle.

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