‹ Œuvres de SpinozaChapitre 191 sur 199 · Louis Meyer · texte numérisé non relu

Louis Meyer

LETTRES DE SPINOZA, etc. 421

l'élendue, par im mode d'un autre attribut de Dieu que je ne connais pas, et ainsi à TinBni, puisque Dieu a une inGnité d'attributs, et que l'ordre et la connexion des modifications de ces attributs sont les.mêmes dans chacun d'eux. Or, voici la question qui se présente : Pourquoi l'âme, qui représente une certaine modification, laquelle n'est pas seulement exprimée dans l'étendue , mais d'une infinité d'autres façons; pourquoi, dis-je, l'âme ne perçoit-elle que l'expression de cette modification dans l'étendue , c'est-à-dire le corps humain, et pourquoi n'en perçoit-elle pas l'expression dans d'autres attributs de Dieu ? Mais le défaut de temps ne me permet pas d'insister plus longuement sur cette difficulté, qui s'évanouira peut-être tout à fait par de nouvelles méditations.

Londres, 12 août 1675.

LETTRE XXXIIl «

REPONSE A LA PRECEDENTE

A MONSIEUR

B. DS SPiNOtA.

Monsieur ,

Pour répondre à votre objection) il me suffît de dire qu'il

est impossible, bien que chaque chose particulière soit exprimée d'une inanité de façons dans Tentendement de Dieu, que toutes ces idées en nombre infini qui l'y représentent ne constituent qu'une seule et même âme , savoir, l'âme de cette chose particulière : elles doivent constituer une infinité d'âmes; et il n'y a point à cela de difficulté , puisque chacune de ces idées en nombre infini n'a aucune connexion avec les autres , ainsi que je l'ai expliqué dans le Scholie déjà cité de la Propos. VII, p. 2 , et qu'on le peut déduire d'ailleurs de la Propos. X, p. 2. Veuillez faire quelque attention à ces passages, et je crois que toute objection disparaîtra

La Haye, 18 août 1675.

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