PREMIÈRE PARTIE. — DE DIEU
des choses doit se mesurer sur leur seule nature et leur puissanœ, et les choses n'en sont ni plus ni moins parfaites pour charmer les désirs des hommes ou pour leur déplaire, pour être utiles à la nature humaine ou pour lui être nuisibles. Quant à ceux qui demandent pourquoi Dieu n'a pas créé tous tes hommes de façon à ce qu'ils se gouvernent par Ip seul commandement de la raison , je n'ai pas autre chose à leur répondre sinon que la niiatière ne lui a pas manqué pour créer toutes sortes de choses, depuis le degré le plus élevé de la perfection, jusqu'au plus inférieur ; ou pour parler plus proprement, que tes lois de sa nature ont été assez vastes pour suffire à la production de tout ce qu'un entendement infmi peut concevoir, ainsi que je l'ai démontré dans la Propos. XVI.
Tels sont les préjugés que j'avais dessein de signaler ici. S'il en reste encore quelques-uns de même sorte, un peu d'attention suffira à qui que ce soit pour les redresser.