TROISIÈME PARTIE. — DES PASSIONS
Ainsi donc, en général, ces passions ne regardent pas tant Vaction même de se livrer au plaisir de manger, de boire, e/c, que V appétit ou V amour que nous ressentons. On ne peut donc rien opposer à ces passions que la générosité et le courage, comme nous le montre" rons par la suite.
Je passe sous silence les définitions de la jalousie et autres fluctua-^ lions de îâme, soit parce qu'elles naissent du mélange des passions déjà définies, soit parce quelles n'ont pas reçu de Vusage des noms particuliers; ce qui prouve qu'il suffit pour la pratique de la vie de connaùre ces passions en général. Du reste, il résulte clairement de la définition des passions que nous avons eoDpliquées^ qu'elles naissent toutes du désir, de la joie ou de la tristesse; ou plutôt qu'elles ne sont que ces trois passions primitives, dont chacune reçoit de l'usage des twms divers suivant ses différentes relations et dénomina^ lions extrinsèques. Si donc on veut faire attention à la nature de ces trois passions primitives et à ce que nous avons déjà dit touchant la nature de l'àme, on pourra définir les passions, en tant qu'elles se rapportent à rame, de la manière suivante :