‹ Œuvres de Victor Cousin (volume 2)Chapitre 106 sur 141 · SIS · texte numérisé non relu

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NOUVEAUX FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES

difficile mt plmieurs poinU , est cependant intdligible en général, tandis que la partie qui regarde Zenon est dans nn état tel que nous avouons franchement que tous nos efforts pour Tentendre n'ont abouti qu'à une interprétation incertaine et arbitraire, sur laquelle nous n'osons asseoir aucun résultat critique et vraiment historique. Il n'est pas même encore universellement reconnu qu'il s'agisse dans cette partie de Zenon et non de Mélisse. Nous avons donc négligé cet écrit, dont la meilleure édition est celle de Fûlleborn (t), CommerUalio qud liber de Xenoph. , Zen. et Gorg. fostim illuiiratur. Halle, 1789. Voyez aussi Spalding, Commentariut in primam parUm libeUi de Xen., Zen, elfforg., Berlin, 1793.

Outre l'autorité de Platon et de Produs d'un côté , d'Aristote et de Simplicius de l'autre, il n'y a plus guère dans Fantiquité d'autre témoignage sur Zenon d'Élée que l'article de Diogène de Laêrte, ix , 25-50, qui a passé dans les extraits des écrivains postérieurs. Parmi les modernes , il faut consulter, mais avec précaution, l'excellent article de Bayle, qui, selon sa coutume , se complaît à faire de Zenon un sceptique. U est curieux de lire Brucker sur toute l'école d'Élée, et en particulier sur Zenon , pour se faire une idée de la mauvaise humeur de ce bon et savant homme contre une doctrine qui surpasse son intelligence , et qui lui parait avoir quelque rapport avec le panthéisme. Aux yeux de Brucker, Zenon est un sceptique et un sophiste. Kant est le premier, je crois, qui, dans la CriHque de la raison pure, ait soupçonné que les contradictions auxquelles Zenon réduit tour à tour tous les phénomènes, ne sont pas aussi sophistiques qu'on l'a prétendu , et que Zenon peut-être n'a pas voulu nier absolument les deux termes de la contradiction , mais seulement prouver par là que l'un et l'autre, admettant une contradiction raisonnable , ne peuvent

(i) Cependant oo en peut employer quelques lignes qui dans le texte même sont rapportées à Zenon ; par exemple, celles-ci qui éclaircissent le passage de la Métaphysique oà Zenon pousse toat principe empirique k la divisibilité indéflnie, pour ramener, par les exuravagances q«e la

avoir une vérité absolue. Cette remarque appartenait de droit à l'auteur des Antin&mies de la raison , à celui qui a montré le premier les contradictions de propositions réputées Clément raisonnables, et qui par Ui, sans les détruire, a réduit leur valeur, et les a reléguées dans une sphère inférieure d'éridence. Depuis , Tiedemann {Geist der speeuUuive Philosophie , tom. i , pages 285-300) et Tennemann ( Gesehichte der Philosophie, tom. I, pag. 191-206), sans avoir reconnu le véritable point de vue sous lequel il faut considéra la dialectique de Zenon , ne l'ont pas du moins traitée comme une pure logomachie. Quant aux détails , il est impossible de mieux exposer que ces deux savants critiques les aliments de Zenon contre le mouvement et l'espace , d'après Aristote et Simplicius. Staudlin {Gesekiehte u$îd Geist des Seeptieismus , tome i, pag. 200-216 , Leipzig, 1804) a le bon sens de défendre Zenon contre Taccusation qui lui est généralement faite de n'avoir été qu'un sophiste. Il refuse de mettre parmi les Gorgias , les Protagoras , les Hippias et les Prodicus , l'homme austère qui préféra l'obscurité d'une petite rille vertueuse aux magnificences d'Athènes, et k mort à la senritude : Suûdlin ferait volontiers pour Zenon une classe particulière de sophistes. Il va même jusqu'à convenir qu'on n'a pas de raison solide pour le ccmsidérer comme un sceptique. On peut encore consulter sur Zenon les ouvrages suivants : Buhle , Commentatio de ortu et progressu pantheismi indè à Xenophane Colophonio, primo ejus auetore, usquè ad Spinosam Comment, sodet. seienL Goetting. ,x ; — Car. H. Erdm. Lohse , Dissertaliode argumentis, quibus Zeno Eleates nuUum eue motum demonstravit , et de unicâ horum refutandorum nstione, prœside Hoflbauer, Halle, 1794, b-8; — Tiedemann : Utriim seeptieus fuerit an dogmatieus Zeno Eleaies ? Nov. Bibl. phil. et crit. i , fasc. 2.

divisibilité engendre, à Tindivisibilité du principe transcendenlal : Quelle que. soit celte existence visible, eau ou terre, U faut qu'elle ait plusieurs parties, comme le prétend Zenon. Il y est fait aussi allusion à Fopinlon de Zenon sur respace«

SOGRATE, 80N MtOGÈS.

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