TINOT ET UNIÈME LEÇON
Examen du quatrième livre de VBssai sur l'entendement humain , sur la connaissance.-^Que la connaissance, selon Locke, roule !<> sur des idées; 2o sur des idées en tant que conformes à leurs objets. — Que la conformité ou la nonconformité des idées avec leurs objeu, comme fondement du vrai ou du faux dans la connaissance , n'est pas une simple métaphore dans Locke, mais une véritable théorie. —Examen de la théorie des idées, lo par rapport an monde extérieur , aux qualités secondes, aux qualités premières, au substratum de ces quidltés , à l'espace, au temps, etc. ; 9o par rapport au monde spirituel.— Appel à la révélation. Paralogisme de Locke 996
▼lN«T-DBUXliaiB LEÇON.
Résumé et contInuatioB de la leçon précédente. — De l'idée non plus par rapport à l'objet qu'elle doit représenter, mais par rapport à l'esprit qui la perçoit et où elle se trouve.— L'idée-image, l'idée prise matériellement, implique un sujet matériel; d'où le matérialisme. —Prise spirituellement , elle ne peut donner ni les corps , ni l'esprit. — Que l'idée représentative , posée comme la seule donnée primitive de l'esprit, dans la recherche de la réalité, condamne à un paralogisme , toute idée représentative ne pouvant être jugée représenter bien ou mal qu'en la comparant avec son original, avec la réalité elle-même à laquelle, dans l'hypothèse de l'idée représentative, on ne peut arriver que par l'idée. — Que la connaissance est directe et sans intermédiaire. — Des jugements, des propositions et des idées. — Retour sur la question des idées innées .... 304
Snieo de Pexamen du quatrième livre de VSssai sur l'entendement humain. De la connaissance. Ses modes. Omission de la connaissance Inductive.— Ses degrés. Fausse distinction de Locke entre connaître et juger. — Que la théorie de la connaissance et du jugement de Locke se résout dans celle de la perception d'un rapport de convenance ou de disconvenance entre des idées. Examen détaillé de cette théorie.— Qu'elle s'applique aux jugements abstraits et non primitifs, et nullement aux jugements primitif^ qui impliquent l'existence. — Analyse de ce Jugement : J'existe. Trois objections : lo impossibilité d'arriver à l'existence réelle par l'abstraction de l'existence; 3o que débuter par l'abstraction est contraire au vrai procédé de l'esprit humain; So que la théorie de Locke implique un paralogisme.
— Analyse des jugements : Je pense , Ce corps existe , Ce corps est coloré. Dieu existe, etc.— Analyse des jugements sur lesquels Tarithmétique et la géométrie reposent. 312
YINCiT-QVATElfeME LEÇON.
Suite de la dernière leçon. Que la théorie du jugement comme perception d'un rapport de convenance ou de disoonvenance entre des idées suppose que tout jugement est fèndé sur une comparaison. Réfutation de la théorie du jugement comparatif.— Des axiomes. — Des propositions Identiques.
— De la raison et de la fOi. — Du syllogisme. — De l'enthousiasme. — Des causes d'erreur.— Division des sciences. Fin de l'examen du quatrième livre de VEssai sur l'entendement humain S32
TINGT-CINQUIÈlfE LEÇON.
Examen des troia théories importantes qui «e rencontrent dans VMssai sur l'entendement humain : lo Théorie de la liberté ; qu'elle incline an faulisme* 2o Théorie de la nature de l'âme ; qu'elle incline au matérialisme. 5o Théorie de l'existence de Dieu ; qu'elle s'aiipaie presque exclusivement sur des preuves extérieures, empruntées au monde sensible. — Récapitulation de toutes les leçons sur VEssal sur l'entendement humain ; des mérites et des défauts qui ont été signalés. — De l'esprit qui a présidé à cet examen de Locke. — Conclusion 334
COURS DE PHILOSOPHIE SUR LK FONDEMENT DES IDËES ABSOLUES DU VRAI, DU BEAU ET DU BIEN.
Préface de l'éditeur * • . 855
PEEMlllEE LEÇON.
Deux époques dans l'histoire de la philosophie : l'époque antique ou grecque, l'époque moderne ou cartésienne»
— L'esprit du cartésianisme se développe surtout dans le xviH" siècle.— Caractère de ce siècle : analyse de la pensée.
— École anglaise, écolo écossaise et école allemande»— En conciliant ces. diverses écoles, on peut arriver à une analyse plus complète de la pensée. — Éclectisme .... 359
DEUXllCBIS LBÇON.
La conscience n'est que le retour de rinielligence sur ellemême , ce n'est pas une faculté spéciale ; analyser la conscience, c'est donc analyser l'intelligence.— Le soi humain ne puise pas toutes ses connaissances dans le monde matériel; il ne les tire pas non plus toutes de son propre fonds.
— Le SOI, dans la théorie de Loeke, est incapable, lo d'arriver à toutes les connaissances qui sont dans rentendemeot; 3o de former une seule pensée ; 3o d'arriver même à l'idée de sensation. . . . SC2
TABLE SOMMAIRE
TMOinfcWE UÇON.
Retour «ar la phitoiophie de Locke. — BiameD de It théorie de récole allemaode. — Le moi ne peot tirer de Ini-néme les vérités absolues. — Kant et Fichte 864
QUÀTKlieilE LEÇON.
L*absoln est distinct delà natnre physique et du boi humain A la sensibilité et à TactiTité il faut ajouter la raison. — Catéirories de Kaot. Réduction de ees catégories à de» idées fondamenUles : ridée de cause el ridée de sub stance S66
CIHQUIÈIIE LEÇON.
Origine de ridée de cause. — Celte idée ne peut dériver du monde extérieur. Elle est empruntée à la notion de ractivité du Hoi. — L'activité du «oi est spontanée avant d*élre réfléchie 553
SniÈlIB LEÇON.
La catégorie de causalité contient trois points de vue différents : celui de la cause intentionnelle , celui de la cause fatale, et celui de la réciprocité, c'est-à-dire de l'action el de la réaction des causes les unes sur les autres.— Ordre de succession de ces trois points de vue dans l'intelligence humaine. — Idée du paganisme. — 'Idée de la tragédie antique. —Nécessité de reconnaître la catégorie de substance.
— L'idée de substance ou d'infini est aperçue, d'abord obscurément sous l'idée de cause ou de fini. — La catégorie de substance est nécessaire pour rendre compte de toutes nos reconnaissances contingentes et absolues, et pour constituer l'unité du fait de conscience. —Sous-di vision de la catégorie de subsUnce ou d'être ; idée du vrai , Idée du beau , idée do bien > 570
SEPnfcMB LEÇON.
Le aoi , la nature et l'absolu sont les trois éléments de la vie inlellectuelle. — Divers points de vue des écoles philosophiques : point de vue épicurien , point de vue siolcien , point de vue platonicien, point de vue chrétien.— Différentes sortes de mysticisme qui peuvent naître de ces divers points de vue 373
BDinklfE LEÇON.
La sensibilité Joue le principal rôle dans tous les myslicismes.
— Théorie de la sensibilité. — Parallélisme de la vie intellectuelle et de la vie sensible. —-Vie réfléchie, vie sponUnée 375
NEUVlfelfE LEÇON.
Histoire des éitKreniè mysticismes. — Mysticisme relatif aux phénomènes, envisagé dans l'individu et dans l'humanité.— Personnification de la nature extérieure. — Paganisme. — Invocation, évocation, théurgie, cabale S78
DIXiteB LEÇON.
Retour sur la leçon précédente.— Mysticismes relatif à la substance : mysticisme rationnel, mysticisme du sentiment.
— Zenon. — Jacobi 380
ONZIJEME LEÇON.
Continuation du même sujet. Dernier degré du mysticisme relatif à la substance : tentative de contempler rÉlre infini, par deli les idées du vrai , du beau et du bien. — Plotin.
— Fénélon, quiélisme 583
IWimikn LBÇON.
Problème de la vérité absolue. — Deux méthodes pour le résoudre : partir de l'état primitif de rintelligence el descendre à l'état actuel, ou partir de l'état actuel et remonter à rétal primitif. — La seconde méthode est préférable. — Du critérium relatif de la vérité ou de la nécessité. — Ds critérium absolu de la vérité ou de son universalité et de son indépendance 886
TBKmtara LEÇON.
Nécessité d'une bonne méthode en métaphysique. — Vérités contingentes, vérités nécessaires.— La nécessité est le signe de l'absolu.— Avant la crqyance nécessaire est l'aperceptioo pure de la vérité. — Raison spontanée, raison réfléchie. — La vérité absolue est en dehors de toute démonstration. — Elle fait son apparition dans l'homme et dans la nature, mais elle n'est ni run ni l'autre, c'est une manifestation de Dieu. — Impossibilité de rathéisme 887
QUATORZIÈMB LEÇON.
Trois ordres de faits de conscience : sensations , volitiooi aperceptions rationnelles. — Le scepticisme ne peut attaquer ces dernières.— Liberté, sensibilité, raison. — Retour sur l'aperception pure. — Affirmation sans négation. — La vérité n'apparaît pas d'abord comme nécessaire, mais seulement comme vraie. — Fatalité et liberté de l'aperception pure. — L'Être absolu est la substance de la vériié absolue. — La vérité est un médiateur entre Dieu et l'homme 590
QUINZdafB LEÇON.
Deux grands besoins dans l'esprit humain : !<> besoin des principes absolus, comme base de la science; 9o besoin de trouver ces principes absolus par l'observation. — Méthode rationnelle et méthode expérimentale. — Conciliation de l'd priori, et de Va potUriori, — > De l'observation et de la raison 393
SEIZIÈIIB LEÇON.
État primitif de la vérité absolue dans rintelligence. — La vérité absolue n'a point d'origiue ontologique ; mais seulement une origine psychologique. — Première position intellectuelle dans l'ordre chronologique ou psychologique : aperception pure d'une vérité concrète ou déterminée. — Deuxième position : connaissance nécessaire de cette vérité. — Troisième position : aperception pure de la vérité al>s- Iraile ou indéterminée. — Quatrième position : connaissance nécessaire de cette vérité. — La première application déterminée de la vérité s'est faite en même temps au aoi et au Hoa-aoi , à l'homme et à la nature . . . 396
DIX-SEPTIÈn LEÇON.
Les principes nécessaires n'ont pas d'antécédent logique. — La question de la certitude n'en est pas une : elle se résout d'elle-même. — Retour sur la succession des quatre positions intellectuelles. — Passage de l'état primitif à l'état actuel.— Deux esiièces d'abstractions : abstraction médiate ou comparative ; abstraction immédiate 598
Dn-HUmÈME LEÇON.
Les idées qui composent les principes nécessaires leur aoot antérieures ou contemporaines. — Ni dans l'un ni dans l'autre de ces deux cas on ne peut faire dériver les principes des idées élémentaires dont ils sont formés. — Principe de causalité. — Principe de substance ...... 401
DES MATIÈRES
Da-raonlm uçom*
Tbéorto de Hdée du beau. — Diverses opinions sur l^origloe de l*idéo du beau. — L^idée du beau esl-elle une idée collective ou une conception originale de IVsprilT'^Nature, expérience , idéal. — Deux écoles d*arti8tes et deux écoles de géomètres. — Conciliation des deux écoles. • . 403
TINOTlftlfE LEÇON.
Position des questions relatives à Tidée de beauté. — T a-t-il du beau dans la nature; quels en sont les caractères; par quelles opérations intellectuelles arrivons-nous à le saisir?
— DisUnclioQ entre la sensation et le jugement . . 405
nNOT KT UNIJkMB LEÇON.
Du beau idéal. — Comment arrivons-nous à le concevoir. — De rimitation. — De la création. ^ L*esprit débute par le concret et Tabstrait, par Pindividuel et Tabsolu. — L^art doit exprimer l'individuel et Tabsolu, plaire à la sensibilité physique et satisfaire la raison, unir le réel et Tidéal. — Simultanéité de Tidée individuelle et de Tidée absolue. — Spontanéité et réflexion; vue concrète et vue abstraite. — Abstraction immédiate 407
TINQT-DBUXllEMIS LEÇON.
Du sentiment du beau qui accompagne le Jugement de beauté. — Ce sentiment se dislingue : !<> de la sensation et dn désir de possession.—^ De la pitié et de la terreur.— 5o De la recherche de rintérét,soit particulier, soit général.
— 4o De Pillusion. — So Du sentiment moral et religieux. — L*art est sa propre fin à lui-même, comme la religion et la morale sont leur propre fin 410
TING'T-THOISIÈIIB LEÇON.
Retonr sur la distinction dn sentiment dn beau et du désir de poesession. — Le beau est immédiat, l'utile ne l*est pas. — Le beau comme beau est inutile. — Le sentiment du beau se place entre le jugement absolu , qui le détermine et le précède d*une part, et de Pautre la sensation qui le précède et qui peut encore raccompagner et le suivre , mais avec laquelle il ne se confond pas. — Théorie de Pimagination. —Premier élément de Pimagination : mémoire Imaginative ou représentative. — Deuxième élément : abstraction ou choix rationnel et volontaire. — Troisième élément : Jugement et sentiment du beau. — L'imagination n*est ni la sensibilité physique toute seule , ni la raison toute seule, ni la simple réunion de ces deux facultés; il. faut y joindre Pamour pur et désintéressé, c'est-à-dire, le Jugement et le sentiment du beau 413
TINQT-QUATEIÈIIB LEÇON.
Le rapport entre la sensibilité physique onPinluitlon sensible, d'une part, et la raison, de l'autre, constitue les divers genres de beauté. — Du beau et du sublime dans les objets physiques, dans les sentiments et les actions, et dans les idées.
— Harmonie des facultés : bonheur ; désharmonie : souffrance 417
TINQ1H:iNQI7liaiB LEÇON.
Identité de tons les genres de beauté. — Le beau physique reflet du beau moral et Intellectuel, ou du beau immatériel.
— Théorie de l'expression dans les arts. — L'Apollon du Belvédère. — Winckelmann. — La figure de Socrate. — L'homme. — La femme. — L'animal. — Le minéral. —
— L'ordre du monde. —Unité du vrai, du beau et du bien.
— Dieu 410
TINOT-miteB LEÇON.
Division de Ptmi^^nation : le goût, le génie. — Le goAt est appréciateur. — Le génie est créateur. — Le second contient les mêmes éléments que le premier, mais à un plus haut degré d'énergie. — Le génie supérieur à la nature. — La fin de Part est le triomphe de la nature humaine sur la nature physique. — L'art n'est ni une science ni un métier.
— AllUnce de Pidée et de la forme 499
TINGT^EVTlftaiB LEÇON.
Retour sur le goût et le génie. — Une pensée de Plotin : les hommes beaux sont seuls Juges de la beauté. — École de Locke. — École de Kanl. — Le beau n'est ni matériel dI subjectif; il est absolu, indépendant de la nature H de Pbomme. — Règle de la composition. — Le critérium de Part n'est ni le plaisir ni la clarté, mais l'expression. — La poésie est le premier des arts. — Puissance symbolique du mot. — L*éloquence , la philosophie et l'histoire ne font point partie des beaux-arts. — Le second des arts est la musique. — Viennent ensuite la peinture, la sculpture, Parchiiecture el la construction des^rjardins* . • 433
TINGT-HCmiUlE LEÇON.
Les arts ne diffèrent pas par leur An, mais par leurs moyens.
— Des sens considérés dans leurs rapports avec Part et le beau .— Incapacité du toucher, de l'odorat et du goût pour nous transmettre le beau. — Prérogative de Poule et de la vue. — Arts de Poule : poésie et musique; arts de la vue: peinture, sculpture, architecture et construction des jardins.
— Les arts de Poule ne doivent pas chercher à usurper la forme des arts de la vue, ni réciproquement. — Retour sur la supériorité de la poésie 496
TINCrr-NEUnfcllB LEÇON.
Résumé de la théorie du beau, tant sous le point de vue subjectif que sous le point de vue objectif . • . • 438
TRENTriOR LEÇON.
Théorie de Pidée du bien. — Conséquences Importantes de la discussion sur Pidée du bien.— Elle peut recevoir deux solutions qui entraîneront deux séries de conséquences opposées. — Théorie de l'intérêt : État de guerre ; despotisme. — Théorie de Pidée absolue du bien : ÉUt de paix; souveraineté de la raison 451
TBENTB ET UNifcHB LEÇON.
L*idée absolue du bien est le seul contre-poids de l'arbitraire.
— Caractère obligatoire de Pidée absolue du bien. — Deux motift d'action : l'intérêt et le devoir. — La société n'est pas régie par l'idée de Plotérét individuel, mais parcelle de la justice absolue.— Corrélation du devoir et du droit. 435
TRBNTB-DBCXIÈIIB LEÇON.
S'il y a de U vérité absolue en général , il peut y avoir de la vérité absolue en morale.— Position des questions relatives à Pidée du bien. — De la vérité spéculative et de la vérité pratique. — De l'obligation morale. — Définition de l'acte moral et de l'acte immoral. — Le devoir suppose la liberté ^5
TRENTE^ROISKkMB LEÇON.
La Vérité absolue, en passant dans les actions humaines, constitue la vérité morale absolue. — Sans l'absolu point de science.— La vérité morale absolue nous est manifestée par