‹ Œuvres de Victor Cousin (volume 3)Chapitre 5 sur 71 · AVIS DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

AVIS DES ÉDITEURS

Les leçons faites cette année (1828) par M. Cousin sont une vaste introduction au cours qu*il se propose de faire Tannée prochaine. Avant d'entrer dans Fexamen d'aucune école philosophique particulière, M. Cousin devait et il a voulu marquer la place de la philosophie dans Fensemble des connaissances humaines , celle de rhistoire de la philosophie dans l'ensemble de l'histoire générale, et mettre d'abord son auditoire en possession des vues théoriques et historiques qui présideront à son enseignement. Il a donc esquissé à grands traits les caractères qui distinguent les principales époques de l'humanité, toujours en les rapportant aux éléments fondamentaux de notre nature, et aux lois essentielles de l'esprit humain , dont l'expression la plus abstraite est ce qu'on appelle la métaphysique, ou la philosophie proprement dite. Si la philosophie, selon M. Cousin, est l'expression la plus élevée et le dernier mot de la société.

toute grande époque historique doit avoir sa philosophie; le xix^ siècle aura donc la sienne. Ce qui la distinguera des autres et lui donnera sa physionomie propre, ce sera Yécleelwne. L'éclectisme , dans toutes les parties de la philosophie : dans la méthode , dans la psychologie , la logique, l'ontologie, etc., tel est le système que M. Cousin présente à la jeunesse française. Après avoir démontré l'insuffisance des deux écoles qui se sont partagé le xviii^ siècle, savoir, le sensualisme en France, représenté par Condillac et ses disciples, l'idéalisme en Allemagne, représenté par Kant et Fichle, H. Cousin établit que l'œuvredela philosophie nouvellesera de chercher la conciliation de ces deux écoles. Cet éclectisme, traité de paix entre les éléments divers de la philosophie contemporaine, M. Cousin le reconnaît et le suit dans toutes les parties de l'ordre social actuel. En politique, par exemple, la charte est une transition entre le passé et la société nou-

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