PRÉAMBULE
< Les fondions du maître d'école doivent être rangées parmi les plus importentes de FÉiat , car elles ont pour but l'éducation morale et religieuse du peuple, à laquelle se rattache étroitement son éducation politique.
c Celui qui se charge de pareilles fonctions doit se vouer entièrement au service de Dieu , de la patrie et de l'humanité. On doit supposer qu'il est lui-même un homme religieux et moral, et qu'il a la ferme volonté de travailler toute sa vie à son perfectionnement.
c Soyez les modèles du iroupeau qui vous est confié, dit l'Écriture sainte aux docteurs chrétiens. Aussi doivent-ils s'appliquer, pendant tout le cours de leur vie, à régler leur conduite publique et privée de manière à édifier tous ceux qui les voient ou les entendent , et à leur offrir un modèle de piété , de probité et de dignité morale.
c Le maître d'école ne doit pas se contenter de remplir fidèlement ses devoirs ; il doit encore cher-
DAMS QUELQUES PAYS DE L'ALLEMAGNE
clier à obtenir fuirtoul Festine et la confiance fKir une tenue convenable, s'abttenir de tonte légèreté, même appareoie , ne prendre part ni aux danses publiques ni aux jeux de cartes, éviter en général de fréquenter les cabarets (Sehenken) , les auberges et autres lienx de distractions bmyantes; ne point se mêler aux mosidbeos ni les accompagner dans les bals publics ; régler enin sa mise suivant son état , et s'appUqoer à ceqœ le peuple ne sépare jamais en lui Thorome d'avec les fonctions qu'il remplit. Le maître d'école doit mener en tout une vie exemplaire ; et il n'ignore pas d'ailleurs que des iniractions à ces premiers devoirs de sa charge l'exposeraient à des admonitions sévères , pnis à des peines disciplinaires, enfin à la suspension ou même à la privation de ses fonctions.
c Le pastenr et le maître d*école n'ont qn'nn seul et même but dans la commune qui leur est confiée; seulenent chacun d'eux remplit ce but à sa manière. Le maître d*éoole esl sous la surveillance du pasteur : il faut qu'il le regarde comme un supérieur auquel il doit montrer vn juste respect ; il faut qu'il prenne ses conseils, qu'il recherche ses avertissements. Bien loin de s'égaler au pasteur de son endroit , et de se dérober ^ sa légitime influence, il doit au contraire reconnaître sa svpérîofité, penser modestement de lui-même , et laisser voir cette persuasion dans l'exercice de ses fooctions et dans toute sa conduite. >
BISrOSITlOIfS PASTiCOLliEmES.
I i^ Le minimum des leçons de toute école popubireest de cinq leçons d'une heure chaque jour, les lundi , mardi , jeudi et vendredi ; et de trois le mercredi et le samedi. Le maximum est de six leçons. Dans les leçons de Taprès-dlnée, une demi-heure doit toujours être consacrée ài l'enseignement et à la pratique du chant.
f ^ Les fêtes l^les exceptées , le nombre fixé des leçons doit être scrupuleusement observé.
1 5^ Le maître d'école doit enseigner d'après un pbn de leçons agréé par le pasteur, et s'entendre à cet égard avec lui chaque année après l'examen de la moisson {Emdie-SœatMn),
c 4* Le maître d'école doit avoir un registre des enfimis qoi commencent à venir k son école, ou qui la quittent , et tenir ce registre dans un ordre convenable.
t 5^ Il doit tenir également un tableau de toutes les absences des élèves, et se conformer en tout à Tordonaanee du 45 mai dernier, pour tout ce qui regarde les absences punissables.
c 6* Avant Texamen annuel , il fera un tableau des notes de chacun des enfants , et le remettra à temps an pasteur.
< 7* H dressera de l'école , comme éublissement
d'instruction, un inventaire qu'il mettra chaque année, à l'époqne de l'examen , sous les yeux du pasteur.
i H^ Dans les cas qui intéressent le plus ki police de l'école, il devra avertir le pasteur avant d'infliger la punition.
c 9* Il ne peut prendre un congé ou fermer l'école sans en avoir demandé lui-même, d'une manière convenable, la permission au pasteur, et l'avoir obtenue. Ainsi le maître d'école ne devra pas simplement annoncer par écrit au pasteur qu'il a l'intention , par exemple , de faire un petit voyage ou de ne point ouvrir l'école tel jour par tel motif ; il faudra qu'il soit allé lui-même auparavant en demander la permission au pasteur , si celui-ci demeure au village. Le maître d'école d'une succursale {FiUahrl) pourra seul se contenter d'en écrire au pasteur , mais toujours pour en demander la permission , et non pour annon-^ cer une résolution prise. Les cas de maladie font exception ; mais le pasteur doit être aussitôt averti.
c 4(y» Pendant le temps des leçons, le maître d'école ne pourra s'occuper d'aucune autre affaire; il doit se livrer tout entier aux soins que réclament les enfants, et il ne peut pas non plus, pendant les heures du travail , employer les élèves à nulle autre affaire étrangère è l'école, et qoi pourrait concerner son ménage.
< I4<* Pendant la classe , il devra être mis convenablement et éviter avec soin tout ce qui pourrait porter atteinte à la dignité de ses fonctions.
c 13® Avant le service divin , le maître d'école ira revêtir son costume (en noir), il prendra les instructions du pasteur concernant le service, et il ne paraîtra à l'église qu'en noir.
c 15<> Le maître d'école est chargé de composer lui-même les tableaux qui annoncent dans l'église les numéros des chœurs qui seront chantés.
c H^W conduit le chant d'église et touche l'orgue partout où il n'y a pas d'organiste spécial attaché à l'église. Son jeu devra toujours être grave et sévère , pour édifier la commune.
f 45® A défaut d'un organiste, il dirige également l'orchestre et le chœur qui y est attaché.
c 16® Pendant le service divin , il exerce une surveillance sévère et paternelle sur les enfants de l'école.
« 1 7^ Il remplira avec dignité et exactitude toutes les autres fonctions qui peuvent être à sa charge, suivant les localités, aux jours de fête et dans les solennités.
c 18^ Il devra toujours paraître en costume à la cérémonie de la communion.
c 19^ Il a la surveillance des vases sacrés, du mobilier et des bàtimenU de l'église, à moins que ce soin ne soit confié spécialement è des tiers; dans tous les cas, il veille à la propreté et à l'entretien de l'église.
c 30® Le maître d'école a soin de l'oi^ue et l'accorde lui-même , à moins qu'il n'y ait un organiste spécial.
RAPPORT SU» L'ÉTAT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
c 2 h Partout où il est duirgê de régler et de monter Tliorloge , il s'acquittera tcrupiileuaemeat de ce devoir, sans en coafier le soîfi à des tiers ignorants.
c 22° Il est également chargé de faire sonner les cloches, jiiaqa'à ce qu'une loîgé«éraleetdes arrangemenis particuliers aient modifié cet «sage.
4 25*" 11 devra tenir scrupuleiisement les écritures, les comf^s et les registres de Téglise.
f "ài^ 11 tiendra , avec la mémeeiactitude , t4Hites les écritures qui concernent la commune.
c 25<* Cependant son école ne devra poini souffrir de ces travaui, qui se feront hors des heures de le* çons. Il renverra à ce temps toutes les personnes qui viendraient hii parler d'affaires eoncemant te corn* mune , et il ne pourra maoquer une classe pour cet objet sans le consentement du pasteur.
4 26*" Tous les trois mois , il devra envoyer aui directeurs de Tinslitut des Orphelins des certificat détaillés sur la conduite , TeKactitude et l'application des pupilles que cet institut aura pu lui confier , et il devra surveiller particulièrement ces enfants. i < 27^ Le maître d'école reçoit les contributions qui se prélèvent sur les baptêmes ou les mariages , pour le fonds de secours aui maîtres d'école. Il en tient compte ei les remet tous les six mois an pasleur.
c 28*" En général» le maître d'école doit remplir avec conscience, et sans qu'il puisse s'y refuser, tous les devoirs qui , suivant les localités et les besoins de la paroisse, peuvent lui être attribués.
« Au nom du contifloirc lupëricnr grand-ducal de S«i>^Wr!inar. a W«tin«r, le 20 «an 182S< »
Celle instruction , donl le caractère ecclésiastique est si frappant , présuppose en beaucoup de points l'ordonnance du 15 mai 1821, qu'elle rappelle. Celle ordonnance entre dans une foule de détails qui témoignent de la haute sollicitude et de la paternelle sévérité du gouvernement grand-ducal relalivement à l'instruction populaire. Je ne veux pas séparer l'ordonnance de l'instruction qui s'y railacbe , et je la mets sous vos yeux , M. le minisire , dans toute son étendue, persuadé que rien de ce qui se rapporte à un objet aussi important que l'instruction du peuple ne peut vous être indifférent.
I Nous, CHARLES- AUGUSTE, par la grâce de Dieu , GEAND-DUG DE Saxe-Weimar, ctc, ctc;
4 Voulant donner plus d'unité aux règlements exis* tants pour ce qui concerne la tenue des écoles de campagne, et mettre les parents à même de connaitre toutes leurs obligations et celles de leurs enfants ;
4 Considérant combien il es4 important que les en-
fants, dès leur plus tendre jeunesse , prennent l'habitude de la persévérance ei de l'ordre ;
c Considérant que le moins d'iaterruptÛMi possible dans l'enseignement contribue puîssamaieni aux progrès des enfants dans l'instruction religieuse et dans l'étude de toutes Les coonaissaoees utiles;
4 Considérant aussi qu'il est juste d'accorder aoi maîtres les vacances nécessaires pour se reposer de leurs pénibles fonctions ; que cependant il convient de ne pas laisser trop de latitude à cet égard , et de prévenir par des mesures rigoureuses la négligence des parents on la paresse des écoliers ;
< Après avoir entendu l'avis de notre consistoire supérieur, ORsoEicone ce qui suit :
4 1 0 Les vacances de hi moisson durent six semaines dans les villages. Pendant ce temps, l'enseignement des écoles est entièreneni auspendu durant quatre semaioes, à cause de l'urgence des travaux de ki campagne.
c 2» Pendant les deux autres semaines, l'école sera ouverte durant la moitié de la journée, c'est-àdire, trois heures le matin , de six à neuf heures, ou plus têt, afin que les enfants puissent assister leurs parents dans les travaux de la moisson. On s'arrangera , dans les écoles qui réunissent tous les enfants dans une seule classe, pour que les plus âgés passent les premiers et puissent être renvoyés après la seconde leçon, la troisième devant être alors consacrée aux plus jeunes.
4 On exigera sévèrement que tous les enfants assistent régulièrement à ces demi-journées d'éc<^e (Balbêchulen) pendant les vacances de la moisson.
4 Zi^ Les vacances commencent avec les premiers jours de la moisson , qui peuvent varier suivant les pays* Le pasteur annonce en chaire l'entrée en vacances et la reprise des études. Il est défendu d'anticiper sur le temps fixé en chaire parle pasteur, comme de prolonger les vacances au delà de six semaines.
f À9 Le diocésain décidera s'il est convenable, suivant les localités, de diviser les six semaines de vacances accordées par la loi, et d'en rejeter, par exemple, une partie à l'époque de la récolte des pommes de terre, ou s'il convient , dans des temps d'urgence, de prolonger pendant huit jours , ou au plus pendant quinze, les demi-journées d'école. Il est seul chargé d'autoriser ces exceptions, dont il est responsable devant l'autorité supérieure ecdésiastique. De sembbibles mesures prises par le maître d'éc<Ae, ou noiêffle par le pasteur ou par l'autorité du lieu , les exposeraient à des punitions.
c 5^ Dans les localités qui ne font pas de l'agriculture leur principale industrie , les vacances de la moisson ne durent que quatre semaines.
< 6^ Partout k8 coiimiuiies pourront , d*accord avec les maîtres d*école, abréger le temps des vacaoces de la moisson , on même continuer pendant toute leur durée les 4iemî-joumées d^école ; et dans leurs rapports annuels au consistoire supérieur, les diocésains feront une mention honorable de ces communes etde ces maîtres.
« 7^ Les vacances pendant les trois grandes fêtes sont réglées comme il soit :
c A P^ues, huit jours;
c A la Pentedyte, cinq jours ;
« A Noèl , les yacances commencent la veille, et les traTaax reprennent le 2 janvier partout où les tournées des choristes dans le pays ne sont pas en usage au Boorel an ; dans les pays où cette coutume existe «loore , les classes rouvriront au plus tard le 4 janvier. Plus tard , des mesures particulières seront arrêtées relativement à ces tournées de chant (Neujahr- 9mgen).
c 8^ La plus longue durée des vacances pour Tanniversaire de la c<msécration de Téglise est de trois jours.
€ 9* Les vacances à Fépoque de la foire devront être abrégées partout le plus possiMe par les diocésains ; il ne sera pas permis d'en accorder pour les jours de la foire des pays environnants.
ff iQo Le mardi gras est un jour de congé. Le 1 8 octobre et le jour de la Saint-Martin sont des demicongés.
c I i<» Les jours de grandes noces dans les campagnes , si le maitre d*école y doit être occupé la plus grande partie du jour, on pourra accorder un jour entier de congé, et un demi-jour pour les petites noces.
c i2" Les jours de congé à la Saint-Grégoire sont supprimés; seulement dans les pays où les enfants de Técole fout une tournée musicale ce jour-là, on pourra accorder un jour de congé.
c i3^ Toute fermeture de Técole ou toute absence en dehors de ces jours de congé est regardée comme une contravention à la règle.
€ 14* Cette contravention pourra être permise dans les cas de nécessité urgente, tels que maladie, payement à faire au dehors, voyage pour affaires pressantes de famille. Dans ce cas , le maître d'école devra avertir à temps le pasteur et faire reconnaître par lui la nécessité de manquer une classe. Si Técole doit être fermée deux jours, le pasteur en donne avis à l'autorité ; si rinterruption doit durer plus de huit jours , celle-ci devra pourvoir d'une manière ou d'une autre au déÊiut d^instruction pour les enfants ; et dans le cas d^une interruption encore plus longue, elle devra en référer au consistoire.
€ 45^ Toute autre absence du maître d'école, que ce soit dans l'intérêt de ses récoltes ou pour autres
COUSIN. TOME UI
DANS QUELQUES PAYS DE L'ALLEMAGNE. 47
affaires, est rigoureusement défendue. Il devra consacrer à ces occupations les vacances qui lui sont accordées et les heures qui restent libres.
< 46^ Tous les enfants en l'âge d'aller à l'école, sans exception des enfants pauvres ni des fils de pâtres et de bergers, sont tenus d'aller régulièrement à l'école.
I 470 L'absence est permise, avec une autorisation préalable du maitre d'école^ ou moyennant la production d'excuses valables par les parents. Dans ce dernier cas , les parents ou tuteurs sont responsables et peuvent être pris à partie.
c 48^* Le maître d'école, d'accord avec le pasteur, appréciera les cas d'absence pour une leçon ou pour un jour pendant les jours les plus rigoureux de l'hiver*
c 49^ La commune a le devoir de surveiller rigoureusement l'exactitude des enfants à se rendre à l'école. Gomme elle est subsidiairement responsable , diaprés la loi , de la rétribution des écoliers , elle a droit d'exiger que l'instruction soit régulièrement donnée et reçue. On accordera des mentions honorables et des prix , sHI est possible , aux enfants qui auront , pendant le cours de l'année , assisté le plus exactement aux leçons.
c 20<* Pour donner plus d'activité à Tintervention delà commune dans la surveillance des enfants, chaque école aura un comité spécial dans la commune. Ge comité d*école (Schtdvorsland) est composé du pasteur, du maître d'école, du maire (Schullheisi) etd'un des principaux notables de l'endroit , qui est élu à la pluralité des voix , sous la présidence du pasteur, par tous les voiiim, c'est-à-dire, par tous les habitants de l'endroit qui jouissent du droit de voisinage (Nachbarreefu) ; et ce membre du comité peut s'appeler alors particulièrement le tuteur de l'école (Schulpfieger). On pourra former dans les villes de sembhbles comités d'écoles.
c S4<* Tous les trois mois , le maitre d'école présente au comité assemblé la note des absences. Les parents négligents sont appelés, avertis, menacés, et il leur est enjoint d'envoyer régulièrement leurs enfants à l'école. Si ces mesures sont insuffisantes, un rapport signé par le comité est envoyé au diocésain, qui assigne les parents à comparaître à la surintendance ; et si tous ces moyens restent sans effet , on a recours à l'autorité civile, qui instruit judiciairement.
< S2® On devra surtout s'attacher à faire cesser , dès les commencements , les absences de l'école , et un avertissement bienveillant ou des paroles sérieuses, adressés à temps aux parents et renouvelés par le maitre d'école ou par le pasteur, pourront couper le mal à sa racine. De son côté , le maître d'école devra s'attacher à rendre son école agréable aux enfants et à faire qu'ils s'y trouvent bien.
RAPPORT SUR L'ÉTAT DE
c 25* Les mêmes mesures sont applicables aux pupilles de Tinstitut des Orphelins ; il est donné avis des absences de Técole à la direction ; celle-ci retient ou diminue aux tuteurs de Tenfant la gratification accordée pour son éducation.
c â4<> L'autorité civile veille sévèrement à ce que les absences de Técole ne proviennent pas de ce que les enfants seront allés mendier ou demander du pain dans les maisons , sur Tordre de leurs parents. Elle devra dans ce cas informer correctîonnellement.
c 25** Toutes les dispositions antérieures, contraires aux présentes, sont et demeurent annulées.
f 26^ Celte loi recevra son exécution à partir de la Saint-Michel de cette année. D'ici là , les comités d'école établis par Tarticle 20 devront être organisés.
c Fait et arrêté à Weimar, le 15 mai 1821. i
Le consistoire ne se borne pas à donner à Tinstruction primaire des règlements disciplinaires; il pénètre dans chaque école de village pour y régler renseignement , le mesurer aux différents âges , le répartir et le distribuer de la manière la plus convenable , et déterminer jusqu'aux livres dont le niaiire devra faire usage. Il y a un plan normal de leçons (Lecttotisplan) pour toutes les écoles primaires , que chaque maître doit suivre et que le consistoire seul peut modifier. La seule différence qui existe entre les diversesécoles populaires du grand*duché, est que les unes occupent les enfants six heures dans la journée , et les autres cinq heures seulement , ce qui suffît presque partout ; qu'en certaines écoles, les diverses classes reçoivent quelquefois renseignement distinct qui leur convient à des heures différentes, ce qui réduit le nombre des leçons de chacune d'elles, attendu que le maître ne dépasse jamais le nombre total des leçons fixées pour Fécole, tandis que souvent on réunit les différentes classes en une seule, et Ton s'arrange pour faire la leçon à chacune d'elles dans la même heure, en répartissant cette heure convenablement entre elles. U y a toujours trois classes : les commençants , la classe supérieure et la classe moyevme. Voici le plan normal d'une école du peuple où les trois classes sont réunies en une seule , et n'ont que cinq leçons par jour, d'une heure chacune, trois të matin , deux l'après midi , excepté le mercredi et 1« samedi , où il y a congé l'après midi.
LUNDI
V^ Leçon du malin. Prière et chant. Classe supé rieure et classe moyenne réunies : enseignement religieux. La classe des commençants écoule. De temps en temps le maître lui adresse des questions simples , claires et faciles. Ou cherche à exercer son jugement moral , à lui expliquer Tinstruciion religieuse qu'elle a déjà acquise.
L'INSTRUCTION PUBLIQUE
â* Leçon. Classe supérieure : calcul par écrit (travail rouet). Classe moyenne : écriture. Commençants : une demi-heure épeler et syllaber; une demi-heure lire au tableau des lettres imprimées sur de petits morceaux de bois que le mattre présente successivement aux enfants, ou dans l'A b c.
Z^ Leçon. Une demi-heure , classes supérieure et moyenne : lecture dans VAmi des enfants , pour les connaissances utiles. Les commençants écoutent. L'autre demi-heure, les classes supérieure et moyenne récitent ce qu'elles ont appris par cOeur. Les commençants copient sur l'ardcnse ce qui leur a été préparé sar le tableau noir.
l'* Leçon de l'après midi. Classe supérieure : écri* ture (travail muet). Classe moyenne : calcul par écrit. Le maître donne des explications où il est nécessaire. Commençants : enseignement élémentaire partagé en deux demi-heures.
2® Leçon, Une demi-heure, classe supérieure : dictée. Classe moyenne, instruction grammaticale sur ce qui est dicté à la classe sup^eure. Les commençants écoutent et prennent part à la leçon. L'autre demiheure, classes supérieure et moyenne : leçon de chant Les commençants sont partis.