QUESTIONS SDR L'INSTRUCTION PUBLIQUE
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La commission à laquelle vous avez confié le soin de préparer les instructions demandées par H. Gaimard, m'a chargé de rédiger celles qui se rapportent à l'instruction publique. C'est ce travail ou plutôt ces notes que je viens soumettre à l'Académie.
Permettez-moi d'abord d'exprimer ici la satisfaction que j'éprouve en voyant l'instruction publique pour quelque chose dans les grandes explorations entreprises sous les auspices du gouvernement français. C'est une justice à la fois et un service k rendre à un genre d'études digne des encouragements de tous les gouvernements amis de lliamanité. La science de l'éducation est une partie essentielle de la philosophie morale et de la philosophie politique. Gomme toutes les sciences dignes de ce nom, elle a besoin de s'entourer des lumières de l'expérience , et K>os peine de s^égarer dans des théories fantastiques, elle doit s^mpresser de se procurer une connaissance exacte des divers systèmes d'éducation chez toutes les grandes nations civilisées.
D*ailleura l'instruction publique n'est-elle pas chez un peuple un des signes les plus s(krs de son développement intellectuel et moral, et n'est-elle pas faite, à ce titre encore, pour intéresser au plus haut degré la statistique?
Par toutes ces raisons, j'applaudis de tout mon cœur au vœu exprimé par M. Gaimard , de recevoir des mains de l'Académie une liste de questions relatives à riuslructioo publique, et je désire vivement que désormais le gouvernement n'autorise aucun grand voyage sans le faire tourner au profit de la science si utile et encore si peu avancée de l'éducation comparée.
l^ contrée que va reconnaître H. Gaimard est la Scandinavie, sur laquelle nous possédons si peu de documents authentiques. Notre zélé et savant voyageur doit s'arrêter très-peu de temps en Danemark et en Suède; il doit séjourner un hiver entier en Norwége, et son but est ristlaode. Nous avons donc pensé qu'il était convenable de faire à M. Gaimard moins de questions sur le Danemark
(I, On peut voir encore, dans le Jt«ppori, la description détaillée de froisavtres gymnases allemands de pays diflTérents, celoi de Francfort »ar le ■ein, eeloi de 'Weiroar et celui de Saint-Tliomas à Leipzig. Ces description» réunies peoTent donner nne idée exacte et compMle de Tînitrwtion tcoondain en Anema(fne.
et la Suède, et un peu plus sur la Norwége, qui nous est presque entièrement inconnue, et que le séjour de M. Gai* mard lui permettra d'explorer sérieusement. Pour l'Islande, il nous a paru que l'instruction publique y avait plus de vœux k former que de recherches à entreprendre.
Voici donc les notes que nous proposons de remettre à M. Gaimard :