NORWÉGE
LMublissement d'instruction publique le pins important, et en même temps le plus nouveau que possède la Nofwége, est l'université de Christiania. C'est là que vont se former tous les Jeunes gens qui appartiennent aux bnilles les plus distinguées du pays, et tous ceux qui aspirent à entrer dans les professions libérales et savantes. Fondée vers 1813 , elle est pourvue des collections et de lootei lei ressources qui sont nécessaires à un grand établittement d'instrnclion publique; elle a, dit-on, une bibliothèque de 130,000 volumes; elle compte 17 profes- Kon et 700 élèves.
Il est indispensable de se procurer : i« les statuts de rooirenité pour savoir s'ils ont été faits d'après ceux des uaiTersiiés de Land, d'Upsal on de Copenhague; 2« les programmes de ses cours pendant on certain nombre d'années; 3" quelques-unes des thèses latines qu'on y soutient dans les diverses facultés : 4« les titres des livres qu'on emploie dans les leçons, surtout pour les lettres et la phiiosophlet.
Quant à l'Instruction secondaire , il faudrait avoir le diiffre exact des établissemenU de ce degré. Il y a certai- Dément an collège à Christiania ; il y en a un aussi à Droolheim, dont le directeur, M. Bugge, a été récemment envofé par son gouvernement en Allemagne et en France ponr recoeillir des renseignements sur l'organisation et Nr léut réel de l'instruction secondaire. M. Bugge, qui parte très-bien l'allemand et assez bien le français , nous parait uo des hommes de Norwége qui pourrait le plus aider la commission scientifique à remplir les intentions de l'Académie. Il a déjà promis au rédacteur de cette note ^ loi envoyer tous les documents imprimés sur les diTerses parties de l'instruction publique en Norwége. M. Gaimsrd n'aura donc qu'à Ini rappeler cette promesse, et à en presser Taccompllssement.
Eaire rinstruclion secondaire et l'instruction do peuple, proprement dite , sont les écoles bourgeoises. Il parait qu'il y a en Norwége de pareilles écoles : il y en a une à Christiania. En demander le règlement , et s*enquérir si cette école a trouvé des imitations dans d'autres villes, à Drootheim par exemple : consulter M. Bugge à cet égard. Ces écoles sont- elles établies à titre public ou privé? Quel <^ le prix d'écolage? En combien de classes l'école estelle divliée? Y a-t-il dans les écoles une division pour les >iies, ou y a-t-il des écoles spéciales de filles à ce degré? ^ petite bourgeoisie dans les villes envoie-t-elle volontiers Ks enfanu à ces écoles? Donner le chiffre du nombre des ^'éfe», et rapporter , sur la valeur morale de ces écoles, ''opinion textuelle de personnes diverses, et citer ces per- *«ïnes. Le mieux serait d'avoir leur avis par écrit.
L'insiroction dit peuple passe pour très-répandue en Norwége : 1» repose-t-elle sur une loi? î» quel est le bud-
COUSW. — TOUR m.
get de rinstruclion primaire? S* Se proenrer les budgeu de plusieurs années, les bndgeto de l'Ëtat pour Juger des dépenses et de l'intervention de l'antorité centrale dans l'éducation du penpie; les budgets provinciaux, et les budgets communaux des mêmes années pour établir la moyenne de la part relative de l'État, des départements et des communes ; 4* le ministre doit faire au storihing un rapport triennal où il est pentrètre question de l'instruction publique et surtout de l'instruction primaire. Il faudrait se procurer la suite de ces rapports qui doivent renfermer une statistique exacte du nombre des écoles urbaines ou rurales, et du nombre d*en&nts qui les fMqueutent.
On dit que sur un million d'habitants, la Norwége compte 163,000 écoliers de tous les degrés. Vérifier ce chiff)re, et dans ce chiffre la part de l'instruction primaire»
Il n'y a probablement pas d'école normale primaire en Norwége. Comment se forment tous les maîtres d'école? Est-ce par le système de l'injonction » comme cela se pratique depuis longtemps en Hollande? Enfin , quelles conditions sont prescrites pour devenir maître d'école?
Il faut bien distinguer les écoles urbaines et les écoles rurales.
ÉeoUi urbimeê.
Avant 1610, l'instruction primaire en Norwége était très-florissante, et on ne connaissait que l'enseigiiefflent simultané. On dit que c'est le gouvernement suédois qui a lui-même introduit l'enseignement mutuel* Quels ont été les résultats de l'introduction de cette méthode?
Quel est l'état de l'enseignement mutuel en Norwége? l'emploie- 1 -on dans sa pureté primitive, et tel qu'il vint de l'Inde en Angleterre et d'Angleterre sur le continent, c'est-à-dire, 1« le magisterium n'est-il absolument qu'une simple surveillance? 2* Les moniteurs soni-ils exclusive* ment chargés de toutes les parties de l'enseignement, même les plus élevées, par exemple de Thistoire, de Tinstroction morale , et de ces leçons qu'on appelle en Hollande et en Allemagne : Exereiees d^ esprit, Ferstandêê» Ûbvngen? 3* L'enseignement mutuel est-il aussi appliqué dans les écoles des filles, avec toutes les manœuvres usitées dans les écoles des garçons?
Je désirerais avoir par écrit l'avis de personnes diverses, d'un ecclésiastique, d'un directeur de gymnase, d'un professeur d'université, et, s'il est possible, d'un professeur de philosophie qui, chargé d'étudier les facultés humaines, a qualité pour Juger de ce qui, dans les diverses méthodes, en favorise ou en contrarie le développement. Prendre bien garde de consulter des personnes vouées à une étude spéciale et exclusive,qui n'éclaire et n'embrasse pas toutes les parties de l'instruction primaire.
Rapporter les livres qui sont le plus employés dans les écoles.
Quels sont les hommes qui ont le plus de réputation comme auteurs de livres de pédagogie?
Suit-on Pestalozzi pour l'arithmétique et la géométrie?
Les grands ouvrages de pédagogie de l'Allemagne sontils connus et employés?
Les filles et les garçons ont-ils des écoles distinctes, même dans les campagnes? Ou bien, comme en Allemagne et en Hollande, les écoles du peuple sont-elles communes aux deux sexes , au moins dans les classes inférieures, et ce régime a-t-il quelque inconvénient en Norwége? Consulter les maîtres d'école de campagne et de ville.
so
APPENDICE
Il y ar à CbrisUania uae école du dimanche pour les ouvriers. Toutes les villes un peu considérables de Norwége OBt-«lles de pareilles «^coles comme en Allemagne?
Il y a aussi à Christiania deux célèbres maisons d'orphelins; Tune pour les orphelins de la ville, l'autre pour ceux de tout le royaume; celte dernière maison, nommée Anker, fait élever à ses frais tous les enfsnls indigents qu'on lui adresse. Hais y a-t-il en outre à Christiania, à DroBtheim, à Bergen et ailleurs, les écoles d\\e% gardiennes de rAllemagne et de la Hollande , les Infants* schools de TAngleterre et de l'Amérique, les salles d'asile de France? Rappcwter les règlements de ces petites écoles.
Écoles rurales.
Dans tes paroisses rurales de la Norwége, étendues sur on vaste territoire, comment les enfants vont-ils ^ une seule éeole?
Est-il vrai que les mères de famille, en Norwége comme en blande, et dans toute la Scandinavie, donnent ellesmêmes la première éducation à leurs enfants, et qu'ainsi les enfants ne vont à l'école que plus tard, lorsqu'ils sont déjà grands, et peuvent franchir d'assez longues distances?
Le clergé en Norwége est considéré et aimé. Quel est son rMe dans l'instruction du peuple? Fournitril beaucoup de maîtres d'école ou se borne-t-il à l'inspection des écoles? Cette inspection appartient-elle de droit à tout pasteur de village, comme en Ecosse, ou même à la campagne y'a-t-jl, comme en Allemagne, des comités de surveillance dont le pasteur fait partie?
L'instruction religieuse Jone-t-elle un grand rôle dans l'instruction primaire? Se donne-t-elle dans l'école par le maître d'école lui-même , ou bien à certaines heures par le pasteur? ou bien encore a-t-elle lieu comme en Hollande, en dehors de l'école, dans le temple et dans l'église? En ce cas, à quoi se réduit dans l'école l'instruction religieuse attachée k l'instruction primaire? Se réduit- elle à l'histoire biblique > comme en Hollande, ou va-t-elle plus loin?
Y a-t-il en Norwége une grande diversité de communions religieuses? Est-il vrai qu'il n'y a pas de chaumière de paysan en Norwége qui n'ait sa Bible, comme on ledit en Ecosse, et que c'est dans la Bible que les mères norwégiennes apprennent à lire à leurs enfants?