‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 139 sur 212 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1 . Temps nécessaire à renseignement. 2. Nombre des cousin. — toue ifi.

Quant à la religion, elle n'a point d'enteignement dogmatique, propre à telle ou telle communion , seulement, comme la base de toutes les communions ett l'hittoire biblique, on expose régulièrement l'hittoire de la Bible, et on y joint toutet let maximet moralet qui te prétentent à cette occation. c Non, il n'y a pas même ici de cours spécial de morale. Je ne conçoit pat l'enteignement de la morale ni celui de ce qu'on appelle la religion naturelle. Ce terait de la mélaphytique. Mait l'esprit de moralité et de religion ett tant cetse excité, nourri, entretenu par tout let maltret dant toutetlet occationt. Tout let maltretenteigneut la morale, et nul ne l'enteigne en particulier. Nout recevont ici det calholiquet, det protettantt et même det juift, mait cet derniers assistent seulement aux leçons tur l'Ancien Tettament. Let élèvet juift deviennent plu» tard let maiiret det écolet tpécialet que let juift entretiennent pour let enfantt de leur culte. >

Joignez cet parolet de M. Prinsen à cellet de M. Van den Ende tur le même tujet , et vont aurez le trait le plut taillant de l'inttruction primaire en Hollande, à tavoir, l'abtence de tout enteignement spécial de religion et même de morale dant let écoles de l'un det peuplet let plut moraux et let plut religieux de la terre. La pratique allemande est toute différente, et cette différence tort de la nature oppotée de ces deux excellents pays. En Hollande on fuit tout ce qui a l'air théorique et spéculatif comme un luxe ttérilc ^ turtout dant l'éducation , et on t'alucbe à la réalité , c'eti-à-dire , ici, aux habitudet qu'on t'applique à former par un exercice continuel. Au contraire i en Allemagne , où le génie de la tpéculation domine , il n'y a pat une teule école primaire élémentaire où , tout letformet let plut timples, la vérité chrétienne , qui est faite pour let pauvres d'esprit comme pour les savants , ne toit'enteignée dant ses principes dogmaliquet let plut généraux et dans tet contéquencet moralet, comme le ferme fondement det mœurs privées et publiquet. J'incline du côté de TAllemagne. J'avoue que cette abtolue téparation de l'école et de l'église no me parait pas meilleure que leur confusion. Il y aurait encore ici un juste milieu à saisir , que la Hollande est loin de réaliser. Mais je continue de décrire ; je ditcuterai une autre foit.

M. Printen te charge, avec un teul adjoint, det court let plut importantt de l'école normale. Ces cours se font ordinairement le soir. Mait ce n'ett pas

enfants. 3. Dépenses. ~ Frais des écoles lancastériennés. Frais des livres, cahiers, etc. (à Rotterdam, à Harlem, à Sneek). TraitemenU de Tinstitatear et des aides. Prix da mobilier. —-Tons ces fïrais sont plus considérables dans les écoles lancattérlennes que dans les nôtres.

sso

DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

là le véritable enseignement normat. Pendant tout le jour , les élèves sont employés comme aides, comme adjoints et même comme directeurs temporaires, dans les diverses écoles de la ville , selon le degré de capacité auquel ils sont parvenus. Deux mille trois cents enfants fréquentent les écoles de la TÎIle de Harlem et sont un sujet permanent d*exerctces pour les élèves de récole normale. Ces deux mille trois cents enfants sont distribués en un assez grand nombre d'écoles , pour que tous les élèves de Técole normale primaire puissent y être tour à tour exercés. Ce grand nombre d'écoles est ici nécessaire , et c'est d'ailleurs un bien, c II ne faut pas, m'a dit M. Prinsen ^ et j'ai été charmé de Tentendre ainsi parler ), il ne faut pas que les écoles aient trop d'élèves. Le médire n'agit plus directement sur les élèves, ce qui pourtant est nécessaire pour que chacun d'eux reçoive une viveimpression et garde un profond souvenir de l'école. Ensuite , quand chaque école a trop d'élèves, il y a un trop petit nombre d'écoles, et alors les adjoints, obligés d'attendre trop longtemps pour arriver maîtres à leur tour, se découragent, tombent dans la routine ou abandonnent leur carrière. >

S® Discipline. — C'était là ce que j'avais le plus à cœur d'étudier; surtout dans une école normale d'externes. J'avais vu d'assez bons externats en Prusse : mais les meilleures écoles normales primaires, les admirables établissements de Potsdam et de Brôhl , sont des pensionnats (i). En Prusse, on pense généralement que le pensionnat est plus favorableà l'éducation des jeunes maîtres , que le directeur peut exercer sur eux une înHuence plus grande parce qu'elle est plus constante , et qu'en ayant une ou deux écoles de degrés différents annexés à Vécole normale, les élèves s'y exercent tout aussi bien que dans les écoles de la ville , séparées de l'établissement. On fait aussi grand cas comme préparation à la vie austère du maître d'école, de la rude discipline qu'admet le pensionnat. Les élèves n'y ont pas de domestiques et se servent eux-mêmes. Et puis leur émulation est plus excitée dans la vie commune , où les capacités relatives se dessinent mieux. Enfin, il semble que Pesprit chrétien, avec les exercices dont il se nourrit, réclame un pensionnat. Telle est du moins l'opinion des plus habiles pédagogues et la pratique la plus générale de l'Allemagne. Il y a pourtant de tr^-bonnes écoles normales primaires d'externes , et moi-même , dans mon J\apport , j'ai conseillé de commencer en France par des externats (%) ; mais j'avoue que les externats

(i)BapportsurriDStru€tlon publique en Pru88e.

(«) Ibid.

(3) Je regrette de n'avoir pas donné le règlement détaillé d^une école normale primaire d'externes en Prusse. J'aurais pu choisir l'école protestante de Soest (province

me semblent des pisall^, dans certûnescirconstaoeeif quand on n'a pas de bâtiiiients convenables et qu'on vise à l'économie. L'école normale primaire de Hsrlem excitait donc au plus haut degré ma curiosité, et je voulais savoir dans le {dus grand détail comment on y maintient l'ordre, les mœurs, tous les sentiments et toutes les habitudes qui font le bon maître d'école, sans le ressort de ht vie commune et cloîtrée. Voici ce que m'a dit M. Prinsen.

c D'abord les élèves de l'école normale primaire n'y entrent que volontairement et pour se perfeeiionier dans une carrière qu'ils se proposent de parcoarir et qui est la plus grande affaire, le plus grand inlérét de leur vie. Ils sont donc d'eux-mêmes portés à Tordre et n'ont pas besoin de la discipline du pensionnat. Chaque élève est pour ainsi dire , sous la discipline^ des dispositions morales qu'il apporte dans Técole. Ensuite celui qui n'a pas ces dispositions et qoi ne les montre pas dans les trois premiers mois, est immédiatement renvoyé. Ceux qui résistent à ces trois mois d'épreuve , savent parfaitement que la moindre faute sera très-sévèrement punie , qu'ils dépendent entièrement du directeur , et que leur renvoi serait l'effet du moindre mécontentement qu'il exprimerait. Il leur est défendu de fréquenter aucun lieu public. S'ils sont vus dans un estaminet , ils subissent une réprimande sévère , et à la récidive ils sont renvoyés. Ils ne peuvent s'éloigner une seule nuit de la ville sans la permission du directeur. Ce ne sont pas eux qui choisissent leur logement; c'est le directeur, il paye même pour eux. Les familles qui reçoivent ces élèves en pension sont elles-mêmes intéressées à entrer dans les vues du directeur. C'est un honneur et un profit pour une famille peu fortunée d'être choisie pour recevoir des élèves de l'école normale. Au moindre soupçon, on leur retire les élèves. Ceux-ci ne sont pas considérés dans les maisons qu'ils habitent commedes étrangers, mais comme des membres de ki famille, soumis à toutes ses règles et à toutes ses habitudes. On doit toujours savoir où ils sont, à toute heure de la journée. Le directeur visite les maisons au moins tous les quinze jours. Il s'entend avec la police , qui ne manqoe pas de rinformer officieusement de tout ce qui arrive à sa connaissance.

On voit que c'est exactement là le régime des écoles normales primaires d'externes en Prusse (s)* On voit en même temps à quel prix on remplace ici la facile discipline des pensionnats , combien deprécaotionssont nécessaires, dont uneseule venant à défaillir,

de Westpbalie ) , dont le directeur est M. Ehrlich ; ou l'école catholique de Saint -Mathieu, |i Trêves, que dirige M. le curé Schueizgen. Mais j'ai fait eoonaître l'école normale primaire d'externes de Weimar. Rapport, etc.

EN DOLLANOE.

tovitt les Mtre» toot frappées d^impaîtêance ; sorloui OD reeounll qii*à la tèie d'un pareil externat, il faut on Inhdbm d'une vigilance ^ d'ane énergie, d'une lévérité éclairée, bien an-dessus de la portée ordinaire; tandis que le pensionnat , par la vertu qui lui est propre, exige dans le directeur nne réunion de qualités moins rares. Aussi M. Prinsen , tel que j'ai appris k ie connaître , non-seulement dans notre conversation, mais en vivant avec lui pendant toute la journée , est an homme parfait pour cettefonclion.J'ignores'ilales connaissanees étendues , la riche culture et l'élévation d'esprit de H. Stries , de Potsdan» (i) ; mais il ne faut pas TaviMr vu kmgtemps pour connaître en lu» une admirsd^le énei^ie physique et morale , une autorité naturelle, une aptitude innée au gouvernement, et quelque chose d'imposant qui me fait admettre volontiers ce qn'il m'a dit : i Oui, la main sur la conscience, je déclare qne dans cet ordre de choses toui va bien en général , et que les exemples de désordre sont tellement rares qu'on ne peut pas les considérer comme les résultats du système. > Je ne pus m'empécher de lui répmidre : c Vous n'êtes pas seulement le règlement de réeole Bermale de Harlem ; vous êtes le système même de cette école, i

M. Schreuder, qui nous servait d'interprète et qui a été lui-même à la tète de l'école normale de lierre, m'assura également qu'à cette école l'externat n'avait paseu d*inconvénients ; mais j'aurais pu lui faire à luimême , sans aucune flatterie , la même réponse qu'à M. Prinsen. Avec des directeurs comme M. Prinsen et lui, il n'y a pas de mauvais système. Il faut tenir compte aussi du caractère plus tranquille des jeunes Uollandais et de la nature flamande, qui exige une motus forle discipline. Mais, ces deux messieurs se sont accordés à me dire que le système de l'externat ne convient que dans une petite ville , et M. Prinsen demandait une ville ou un fort village d'environ deux mille âmes, qui pût avoir environ trois cents enfants à envoyer aux écoles pour servir de sujet d'exercice à réeole normale. Enfin l'un et l'autre avouaient qu'une pareille école normale doit avoir un assex petit nombre d'élèves.

Je neveux pas omettre ici une des meilleures raisons que ces deux hommes éclairés m'ont donnée à Tappui derextemat. c Vous prétendez, m'ont-ils dit, que le peneionnat avec sa forte, discipline prépare mieux à la vie du maître d'école. An contraire, nous sommes convaincus qu'un jeune homme qui a passé quelques années dans la vie commune d'une école normale d'internes, se trouve extrêmement embarrassé, quand il sort de là , pour se conduire toul seul ; tandis que , dans notre système , le jeune homme apprend à $o

(i) Rapport, etc.

conduire lui-même , à traiter avec les autres ; et la vie qu'il mène est l'apprentissage de Isl vie qu'il mènera plus tard. > Cette raison est forte , et je conviens que les exemples ne manquent pas, de jeunes gens qui , après avoir été des saints dans on pensionnat, sortis delà, ne savent plus se conduire, font des sottises, du moins sont incapables de se plier à un autre genre de vie que celui de leur couvent.

En résumé , je ne me croîs pas obligé de choisir absolument entre les deux systèmes. L'un et l'autre sont bons , selon le pays, selon le temps, et surtout selon riiomme qui est appelé à les mettre en œuvre ; car je ne cesserai jamais de le répéter : autant vaut le directeur, autant vaut l'école. Mais le directeur d'une école normale primaire d'externes doit être un homme d'un bien grand mérite , ou c'en est fait de tout rétablissement.

Quant au point de vue financier, il est ici fort simple. L'école normale primaire à Harlem coûte à l'État 1 0,000 florins par an (^1 ,000 i'r) pour quarante élèves, tous frais compris; l'entretien des bâtiments et du bilter et le traitement de M. Prinsen, qui est de 1,600 florins* Le directeur a de plu8 un très-bon logement à l'école normale.

Telle est la constitution de l'école normale primaire d'externes de la ville de Harlem. Maintenant il s'agirait d'en faire connaître les résultats et de conduire mole lecteur , comme MM. Prinsen et Schreuder m'ont conduit moi-même , dans les écoles de la ville où s'exercent les jeunes maîtres. J ai vu ces jeunes gens appliqués aux différents services de l'instruction primaire. Ils travaillent sous la direction du maître de chaque école, qui , lui-même , la plupart du temps , est un ancien élève de l'école normale de M. Prinsen. Nous avons parcouru les divers degrés de rinstructioii primaire. D'abord une école de pauvres , c'esl^-dirc une école élémentaire gratuite, puis une Tussehenfc&oo/, notre école élémentaire payante, puis enfin des écoles dites françaises , écoles privées qui sont à peu près nos écoles primaires supérieures, les Bûrger- «cÀti/ende l'Allemagne. J'ai été fortcontent de l'activité et de l'intelligence de ces jeunes maîtres ; mais ce qui m'a le plus frappé, c'est Tautorité de M. Prinsen. Comme directeur de l'école normale primaire, il commande à ces jeunes gens ; comme inspecteur du district de Harlem, il commande aux maîtres euxmêmes, et toutesces écoles, élèves et maîtres de tons les degrés et de toutes les conditions, lui sont soumis, comme une armée à son général. Tout se meut à sa voix , tout est inspiré de son esprit et de son àme. Ija méthode pour enseigner à lire , dont il est l'auteur , méthode ingénieuse , mais dans laquelle je ne crois pas devoir entrer, est la méthode universellement reçue. Les neuf tableaux gradués qu'elle emploie, sont

DE L*INSTRUCriON PUBLIQUE

appendus du» !« écoles , el M. PriMM , absent on présent , est toujours là.

J*a vais vu eo Hollande des écoles prinaires de toutes sortes, excepté pourtantdesécolesde village. M.Prifiseii nous proposa de nous en montrer quelques-unes dans une promenade que nous limes aux environs, pour voir aussi cet admirable jardin qui entoure Harlem et les serres de M. Yan der Hoop d'Amsterdam. Il est difficile de faire une course plus agréable. Les serres de M. Yan der Hoop sont très-belles , et j'ai vu là cette culture de fleurs qui est une des curiosités el des richesses de Harlem. Nous avons poussé notre promenade jusqu'aux dunes , du haut desquelles nous avons eu pendant quelque temps deux magnifiques spectacles : derrière nous, ce grand lac qu*on appelle la merde Harlem, le golfe de TY et du Zuyderzée, et à r^uire extrémité de Tborizon TOcéan du Nord tout au plus à une demi-lieue.

En allant et en revenant, nous avons visité plusieurs écoles, et j'avoue qu'ici mon étonnemenl a été bien autrement grand que dans les écolea de U ville. Je crois bien que M. Prinsen n'aurji pas choisi les plus mauvaises pour nous les montrer; mais choisies à dessein ou offertes k nous par le hasard de la promenade, il est certain que , même en Prusse ou en Saxe, je n'ai jamais vu , je ne dis pas de plus belles , mais d'aussi bellesécoles de village. Figurez-vous une maison d'une apparence modeste, mais d'une propreté exquise et vraiment hollandaise, divisée en deux parties : d'un côté, une assez grande salle capable de contenir a peu près tous les enfants du village, filles et garçons, en état d'aller à l'école ; de l'autre côté , le logement du maître et de sa famille. La salle où se tient l'école est éclairée par en haut avec des ventilateurs des deux côlés. Un certain nombre de tables, oà les enfants sont distribués selon le degré de leur instruction : de l'espace entre chaque table pour laisser le maître et les élèves circuler facilement. Aux murs sont suspendus les neuf tableaux classiques de H. Prinsen, un grand tableau noir pour les exercices , un modèle des différents poids et mesures selon le système décimal , et , ce que je n'ai pas toujours vu en Allemagne, un second tableau noir où sont tracées des lignes disposées pour recevoir l'écriture de la musique et les not^ qu'on veut y tracer pour la leçon du chant. On aura de la peine à le croire, mais j'atteste que ces différente maîtres d'école parlaient passablement le français. On a fait faire devant moi différents exercices dont ces enfants ne se sont point mal tirés. L'un des deux maîtres avait pour aide son propre fils , enfant de quatorze ans , qu'il destine à le remplacer un jour. Selon l'an-

cîeBDe méthode , cet enCutt n'ayant pas d*auUre maître que son père , n'en saurait jamais plus que lui , et , à moins d'avoir Vwptii inventif, il s'arrêterait où ses père s'est arrêté ; mais il ira à l'école normale de Harlem, et là, non^seulement il recevra une instractioB plsi élevée, mais il pratiquera dans des écoles difiéreoiei où son esprit se développera dans la mesure de set forces naturelles.

Je ne puis dire combien j'ai été toudié d'eatendre dans ces petites éeoles de village, à la leçon de mosique, ce même chant national que j'avais déjà entends dans les écoles de La Haye et deHarlem. Ce chant est partout le même. U est simple et noble , il inspire l'amour de \sl patrie et du prince , et porte à fane une foule de sentiments honnêtes. Chaque gnnde nation doit avoir ainsi un chant national qui se récite depuis les plus grands théâtres jusqu'aux plus kombles écoles, dans les grandes villes et dans les villages. Le God save ihe King des Anglais est un beau chant dece genre. Pour nous, nous av<ms des chams révoiotionnaires admirables ; mais noua n'avons pas de ckaot national. Il serait digne de quelque compositear honnête homme de faire, sur des paroles noblesses emphase, un chant qui pût devenir une source d'inspirations morales , exempt de cette exaltation passionnée qui , sous aucun prétexte , ne doit pénétrer dans lei écoles de l'enfance, et tellement pur de tout aspiit de parti qu'il pût convenir à tous les temps , à toutes les opinions, à toutes les classes de la société. J'aUache une si grande importance à la culture de l'àme par h musique, que si j'étais ministre, je n'hésiterma pas à proposer un prix pour le meilleur chant national approprié aux écoles du peuple.

A propos de musique, je ne dois pas quitterHariem sans dire un mot de son <H*gue célèbre. Cet orgse a six mille tuyaux. Je l'ai entendu avec un véritadiileramsèment dans la vieille et immense église cathelique, aujourd'hui temple protestant.

Au milieu de la place publiqueesila statue deKoster, qu'on regarde ici comme l'inventeur de l'imprimerie.

J'ai quitté vers sept heures du soir , à r^pret, cette jolie ville où les soins du commerce n'ont pas détrait le goût de la nature , et où , entre ML Yan den Ende el M. Prinsen , j'avais sans cesse présente l'image de M. Cuvier qui les a connus et estimés tous les deoz , et qui , il y a vingt-cinq ans, loin de sa patrie et de sa famille, s'entretenait, comme moi, dans ces mêmes lieux , sur les mêmes sujets , avec ces deux mêmes hommes respectables dont il m'a parié si souvent , et auxquels très-probablement j'ai dit auss! un éternel adieu.

EN HOLLANDE

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