COUSIN. — T
Je me boraorai à une dernière observation sur les caractères des songes intuitifs ou affectifs, qui s'applique Clément à l'aliénation maniaque ou passionnée.
J'ai éprouvé par moi-même que Teffet sensitif de ce* sortes de rêves n'est pas borné à la durée du sommeil , maiss'élend encoie plus ou moins sur les dispositions de l'homme éveillé, et peut donner à ses seutimenta comme à ses idées une direction particulière dont il ne se rendpas compte. Combien de passions, de préventions, de sympathies on d'antipaUiies, relatives à telles personnes , peuvent naître d'un <onge qui les a peintes à l'imagination de l'homme endormi sous des couleurs aimables ou repoussantes ! J'ai par devers moi plusieurs expériences de cette espèce , qui se rattachent surtout à l'âge des sentimenta expansifs et tendres.
Une autre sorte d'influence des songes que l'expérience m'a également déniontrée, c'est celle qu'ils peuvent acquérir sur les croyances ou les persuasions de l'homme éveillé.
Je me souviens d'avoir été une fois réveillé en sursaut par un fantôme très-effirayant, dont il m'était impossible à l'instant même de rappeler la forme. J'ai très-présent le sentiment de terreur où j'étais au moment du réveil et encore assez kmgtemps après.
Tant que dura cette affection de crainte avec ses symptômes physiques ordinaires , comme le battement des artères et du cœur, etc., je ne pouvais écarter la pensée ou la croyance qu'un tel fantôme invisible , dont je ne me faisais aucune image , existât réellement dans l'espace extérieur, et qu'il exerçât sur moi une influence à laquelle je ne pouvais échapper. Je croyais à cette influence d'une manière si ferme, qu'il eût été impossible à qui que ce fût de changer ma croyance ; et cependant j'étais en possession de mes facultés , je me rendais compte de mon état ; je m'en étonnais moimême. N'est-ce pas là un cas particulier du phénomène distingué sous le nouveau titre d'hallucination , qui diffère et de l'aliénation mentale, puisque la personne est présente ou s'appartient , et de l'état naturel et régulier de nos facultés mentales, où la croyance commune à tous les hommes ne s'attache qu'aux objeta réels et permanente des sens externes , du toucher surtout, à l'exclusion des images ou produite spontanés de la sensibilité ou de la fantaisie?
L'exemple précédent prouverait que dans l'IiaUacination la croyance passe entièrement sous l'empire de la sensibilité physique interne, et se proportionne, comme toutes les tendances de l'idstinct , à la vivacité ou à la profondeur des affections , d'où dépendent aussi la persistance et la vivacité des images.
Résumons : soit que l'excitation- partant d'un organe interne devenu centre ou foyer principal , se communique sympaihiqnement au cerveau qui fonc-
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RAPMRTfi DU MRSiaDB
IMMIM il sa nunîire daiw la productioo on h' reprétentacion 4et images, soii qve le oenlre eérébral, prîmilifeiiieDi H direoleiiieiit excité , entre en je« par Itti-mème, les prodoits sensitifs ou fantastiques de ces deux sortes d'actions' et de réactions sympathiqnes ne peuTcnt servir à constater, comme on Ta dit , Faction réciproque da physiqne sur le moral, mais senlement Faction dn corps sur le corps, des nerfs sur les nerfs.
Gomme il n'y a rien là qoe de physique dans la cause arengle et nécessaire, il ne saurait y avoir rien de moral on de prévoyant et de prédéterminé dans les eflbu.
Observateur de ce jeu déréglé de la machine ner^ veuse, le médecin appelé à y remédier s'attache sans doute , dans cette espèce de maladie comme dans d^antres, à reconnaître le siège de Taliéaation menule, à distinguer par de vrais signes les cas où le centre propre des images se trouve directement affecté,et ceux où il ne Test que consécutivement , on par sympathie avec d'autres organes, sièges propres de l'alténiiion.
Le traitement de l'aliéné ne saurait èlre le même dans ces cas divers : ici le médecin emploiera les moyens propres à son art, pour agir directement sur l'estomac et les viscères; Ui , il peut lui sufire d'agir sur l'imagination dn malade, de chercher les moyens meiaux les phis propres è Sûre diversion aux fantômes qui l'obsèdent , è rompre ses habitudes , è dianger le cours de sea idées, l'ordre de ses sensations , etc.
On connaît rexpérience faite par Boeriiave è Thépital de Hurlcm , et la manière dont il parvint à guérir les enfants qui tombaient en convulsion par sympathie ou par imitation réciproque , en menaçant de l'appli* catiea d'un fer rouge , qu'il fit apporter, le premier qui viendrait à avoir un accès convnlsif. Cet habile observateur trouva ainsi un moyen direct d'agir par l'imagination sur la sensibilité intérieure , en opposant laffection d'une forte crainte à une afiection diffèrontCt quoique de même natore , ou en surmontant une passion animale par une autre plus forte.
C'est ainsi que l'homme parvient à changer ou à modifier l'instinct des animanx, qu'il fait servir à ses besoins et è ses plaisirs; c'est par la crainte , ou par l'appèt de nourriture surtout , qu'il les dompte ou les dresse.
Mais tout cela encore n'est que du physique ou de l'organisme; voyons maintenant quels sont les vrais rapports du moral et du physique , ou en quoi consiste h véritable action du moral sur le physique, en donnant k ce dernier mot toute l'extension dont il est susceptible, d'après ce que nous venons de voir.
loflnenoe morale, Ott vraie actioo du moral aur le phyalqoe.
L'imagination j avons-nous dit , est comme le lien
imerpeeé entre deux natupes, l^nne animrie. Ta intelligente. L'imagination subordonnée d'ui la sensibilité intérieure , est mise en jeu par les I mobiles d'exciintion, et se proportionne è toutes cet éwpositions variables, d'où l'ordre particulier des phéno* mènes physiologiques que nous venons de considérer ; phénomènes étrangers psr eux-mêmes au sujet pensant qui peut ko ignorer, et ne s'ai rendre obsenutenr que dans certains modes mixtes de rexistencesensiiive dont nous avons indiqué tes temples. Mais, d'autre pnrt , rimaginatkm est subordonnée è l'activité de rime «|ui peut la diriger , la régler , la mettre eHe-même eo jeu au moyen des signes volontaires dont le moi dispoue, ou qui donnent une prise directe è son action sur la reproduction des iuuiges, et par là indirectement sur les affections ou les sentiments qui s'y trouvent associés.
Avant d'aller plus loin, observons la diiérence bien remarquable qm sépare les aflèctions immédiales de In senribilité des sentiments de l'âme proprement dite. Ici , en effet, le sentiment affectif, agréable ou pénible de rftme , est le résultat ou la snite de quelque travail de l'esprit ou d'une opération inteUectnelle, d'une idée quelconque è laquelle le sentiment se trouve lié. Là , au contraire, et lors même qu'il y a personnalité constituée ou idée de sensation , l'afie^iion ou la aenantion animale , produit immédiat de l'action d*un <d>jet externe ou de l'impression faite sur roi|;ane, précède toujours d'un instant, au moins, l'idée on la perception complète de l'objet , et cette perception peoc être même empêchée on obscurcie par une affection trop vive. Nouvelle preuve de la distinction essentielle entre les deux ordres de facultés , l'un sensitif ou animal , l'autre perceptif et intellectuel.
Quel que soit le dévdoppement que prenne Hmagi* nation subordonnée k l'activité de Tême, et tempérée ou r^lée par l'usage des signes volontaires , ses produits conservent toujours une partie des caractèresde rivacité , de promptitude et presque de spontanéité qu'ils tiennent de leur source même, savoir de Tàme sensitive qui en est le premier foyer. On retrouve cen caractères dans les produits même les plus éfadiorén du gittie des sciences , qui s'affranchit des réglée eft du joug des méthodes, édiappe à toute loi de continuité, et saisit d'uD seul coup d'œil les deux extrémités d'une immense chaîne d'idées , ou de rapporta, dont les intelligences ordinaires ne parviendront peut-être qu'après des siècles à retrouver tous les chainona successifs. On les trouve surtout éminemment, ces caractères, dans les inspirations sublimes dn génie des arts, de ce génie qui révèle une àme céleste, dont TorigiBe est manifestée par des créations propres k exdter k jamais l'admiration des hommes.
Cette àme agit au dehors d'elle , atlne pur un charme sympathique, invinciUe, tout ce qui esté
ET BU IMMAL DE LHOMMEL
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ï •acréaliwi da nène feo d«Dt alla anime Ha» aa s'aal poiai Tàma hmmme q« ta dHaspiralioB (i) ; la vo* kmié, b Ubraaaliviié^daiiataateaanéDargtacaloHi de povToir înilar on rapradnîre cal altnii , ce dMraa cnpîrénM ; alla land pinièi à la rompra oo ^ le dktipar.
Notre objet n*eat point de Hacar lea pointa de ¥ae dîvera aapa laaqnala on pent cbarcbar à taiair cette inenlié créatriaa, on i^ exprimer les eametèrea de aea pnadwtaadmîvaUaa, anniatnrala et qnelqneibiianriiii- Biina ; la aenl de eea pointa de Toe aana lequel nont aTona baioin maintenant de considérer l'imagination, c^eatcakii du lien qn'elle étabttt entre laa aflectiona on b aenaibilité et les idées on les ptodoiis de Tactivité intdiectuelle; car de là ressort nn nouvel ordre de considérationa» on de mpporu offerte à Tesploration de rohaenrateur de rborame moral et physique.
Ceai en ajant égard aux caractères des prodoiu axtnaidinairm de rimagination teb que nous venons de leasignaler, que Ton peut reconnaître qu'il est une puissance et des moyens d'action indirects donnés é rime nème^ dans plnsienra caa, pour mettre en action , exdter on calmer leUca parties de Torganimtion natnrellemcni soustraites à son empire : c'est ainsi que l'hannse dont le maial eat dévak^pé peut guérir an pfévenir lui -même ka altérations ou maladies auxqnellea sont sujettes les incultes mentales « par i régbsa approprié anrtoot à cette fKulté d'imagination qui forme le lien dea deux tiea.
D réanlte, en eiletf de ce qui a été dit précédera ment, qna« comme il y a certaines modifications de la wnaibiliié animale ou certaines affectiona des organes intérieurs, qui entiatoant b production sympathique de ieilea iamgaa analogues à ces affections , il doity âioii aumi tel mode d'exercice de l'imagination dirigée par b volonté qui, faisant naître tellea affections particaliènaa deb aenaibilité animale, pourra changer de o^niquea et avec elles teb I triâtes on agréables de l'existence sensttive qui y catrespondent.
Indiqiiona, en finissant, quelques exemples propres k donner une idée de rinfioenœ du régime moral ou intellactnet aur les dispositions de l'homme phy-
i^ Chacun peut observer en lui-même que les percepliana diractea des sens esiemea, comme les images ou intnitâoBsdnsens interne , et les idées mêmes, produits ébborés de llnteiligenoe, venantà être réfléchisou couicaapiés ancceaaivement par le moi sous des modifiée* lions sensiti vas diverses, ou avec un sentiment variaUe de l'exbtence, tristeoupénibb, agréable ou fecibi etc.,
(i) Vcini la note à b fin de cet éeriu
se propartîonnenl jusqu'à un cerfam point à eea varia* tions quant aux degrés de clarté ou d'obamrilé , de mdnlitéondepersbtanca, de confiance au dedonle, qui imprimentà eea idées un caractère particulier et comme une physionomie propre. C'est b, pour b dire en passant, ce qui fait que les idées morales, et payeholof^ues surtout , se blasent si difikilement ramener à un type constant et uniforme par divers esprits on par le même eaprit en différents temps ; d^où il arrive que certainea vérités du sens intime sont ineonunnnicabbs, fera qu'elles soient susceptibles de dénmnstration, ainsi que le supposent Locke etCondilbc, comme lea vérités mathématiques dont les idées n'ont rien à démêler avec nos dispositions ou affections sensitives. Ma» , puisque d'une part ce mode d'influence des qwsitions coniques et des affectiona inunédiatea de b sensibilité intérieure aur b tournure dea idées ou les produits de Tmlelligence , est un fait d'expérience intérieure, et que d'autre part robservalion ou l'expérience physiobgique peut bire découvrir les moyens plus ou moins propres à agir directement aur i'organiaation et à modifier b ton de b sensibilité générab par l'emploi mieux entendu et plus régulier deceriaina moyena, ouà l'aide de certaines anbatanees dont on aurait canstoté les propriétés excitantes , calmantea, létifiantea, etc. ; b science plus avancée de l'homme physique pourrait donc , aoua ce rapport, donner des moyens d'agir ou d'influer d'une manière pluaou moina Imurause sur les dispositions mêmm de
C'est dana ce sens aussi qu'il but entendre ce paasage remarquable qu'on trouve dans b traité de Dea^ caries, sur la MéÂodê:
c Animas enim adeo a temperamente al corporb organorum dispositione pendet ut , si ratio aKqua poaset inveniriqusehomines sapientiores et ingenîosiorea reddat, credam ilbm b medicina qu«ri debere (t). t
Les anciens philosophes, lespythagorici^Maurtout, avaient bien reconnu cette vérité; aussi , b régime physique entrait-il en première ligne dans leurs préceptes et burs moyens de sagease.
2» Ma» a'il y a dea moyens d'influer sur b force, b tenue et b bonne direction de l'esprit par un certain ordre de modifications imprimées aux corps, il doit y avoir, pour le moina, autantde moyens d'influer sur les bonnes dispositions du corps par nn régioM direct et bien entendu des facultés de l'esprit.
Si, par exem|ile , comme on ne murait en douter d'après rexpérîôice, tel mode d'exercice de b penaée se trouve facilité par suite de certaines dispositions sensitives qui tiennent è b machme , il n'y a point de
I (a) Ëdit. fraaçaise, U i«% pag. 199.
RAPPORTS DU PHYSIQUE
doote non phis que rénergle de la forée penuniejne lotie ioaTenl contre lesobetaclet organiques oontrairee à son bot, et ne parvienne è en triompher, ou même à changer tool à fait ses dispositions en amenant ane série toute différente de monvements organiqves. L'antenr de ce Mémoire, d'une constitution faible , et sujet à nne multitude de variations organiques et sensitives, porte en lui-même un exemple vivant de Tinfluence médiate que la volonté peut avoir sur les dispositions affectives du corps par un effort direct qu'elle exerce sur les opérations de Fesprit ou sur les idées qu'elle tend à ramener à un certain type régulier. Combien de fois nVt-il pas eu à observer sur lui-même qu*ua travail intellectuel, entrepris en faisant violence à l'inertie la plus marquée des organes ou à un état affseléde trouble , de malaise, desouffirance, amenait, après des efforts opiniâtres et prolongés, un état d^activité, de sérénité, de calme et de bien-être intérieur 1 Combien n'éprouve-t-ii pas chaque jour que les fonctions même de l'organisme le plus grossier s'accommodent à l'exercice de la pensée en suivant les mêmes périodes de langueur on d'activité : par exemple , la digestion, Tordre des sécrétions ou excrétions organiques qui ne se font pas ou se font mal, si le travail de Tesprit ne peut avoir lien aux heures accoutumées, etc. ! Ces exemples, dans lesquels se reconnaîtra chaque homme doué du tempérament dont nous parlons ci-dessus, habitué à s'observer, surtout à prendre et k conserver l'empire sur ses affections, attestent la réalité de celte influence indirecte de la volonté on de l'activilé libre sur les mouvements ou les tendances de hi vie organique et animale.
Eh I comment oserait-on poser des bornes à cette influence, ou à l'empire même de l'âme , lorsqu'on sait tout ce qu'ont pu produire de grand, de sublime, les vertus humaines des stoïciens; ce que peut surtout une religion toute divine pour dompter la chair ou soumettre la loi du corps à la loi de l'esprit t
Au-dessous de ces hauteurs s'offre une multitude d'exemples journaliers qui prouvent qu'une prédéter^ mmaiîon de l'esprit, fortement conçue, peut aller au point de dominer même un instinct rebelle, et le forcer à obéir â point nommé aux volontés antérieures de la personne, dans l'absence même momentanée du moi. Ainsi , quoique la nature et l'hatntude aient fixé une certaine durée â l'état de sommeil, si l'on prédétermine de s'éveiller â une certaine heure , il arrive presque toujours que le sommeil cesse à point nommé, comme si la volonté le commandait elle-même, quoique cette force, consciente de ce qu'elle opère véritablement, ne prenne aucune part actuelle au passage instantané du sommeil â h veille. Hais la détermination antérieure de la volonté a pu modifier 1 l'âme sensilive, ou le principe de la vie, d'une
ineipKctbIe sans doote , niais idie qo^elle produise un dfet prédélermioé dans son tenpt fixé. Je ne doute point que l'énergie conaiantedes prédéierminalions on des vouloirs de l'âme ne parvint à produire divers efhu de la même espèce, comose â prévenir le retour périodique de certunes causes d'altération ou maladies nerveuses, et â «npêcber celiesci de naître ou de s'enraciner.
Observons bien que ce n'est point en opposant une passion â une autre passion qu'on peut, dans les cas semblables , remédier au mal , ou prévenir le désordre organique : dans rexpérience faile par BoerfaaTe à l'hêpital de Harlem, la peur du fer rouge prévenait bien, il est vrai, les mouvements convulsifs, maia ne remédiait point â la cause, et pouvait an contraire l'aggraver.
Une force seositive on nerveuse ne peut , en aucan cas, s'opposer à elle-même, ni modifier on changer ses propres déterminations. Il faut une force d'ane autre nature pour s'opposer et lutter avec avantage contre la direction avei]|;le et vicieuse d'une sensibilité tout animale.
3<> Dans cet état régulier et harmonique des fonctions, qui fait la santé dé l'homme parvenu au degré de civilisation propre â sa nature , la pari contributive des actes ou des modes de l'âme pensante n'est certainement pas moindre que cd&e des dispositions mêmes du corps organisé.
L'équilibre des facultés de l'esprit, résnlui d'une sage direction et de bonnes habitudes intelieclaelles , l'harmonie eonsunte entre les idées et les sentimenu moraux, concourent merveilleusement â produire el à maintenir cette autre espèce d'harmonie ou d'équilibre entre les fonctions des organes el les affections immédiates de la sensibilité drâl nous parlions auparavant comme de la condition de toute existence heureuse.
Ces deux sortes de santé se correspondent quelquefois merveilleusement dans certains êtres privilégiés où le physique el le moral bien réglés , chacun dans leur ordre , se soutiennent et se perfectionnent même Tun par l'autre; mais les exemples d'un tel accord sont rares , et c'est aussi â le rendre plus commun qne la médecine el la philosophie ponrraient utilement concourir en réunissant les données de ki double obeervation.
Lorsque le physique est mal réglé, l'âme sensilive est nécessairement affectée de ce désordre d'une manière trisie et pénible ; si le moi se laisse alors absorber, pour ainsi dire, par de telles affections, le désordre augmente et se douUe par cette cause même.
Mais il est possible , et il arrive , dans certains cas, que le moi souffre ou jouit moralement , pendant que le principe sensitif s'affecte d'une manière tout opposée.