EXAMEN
LEÇONS DE PHILOSOPHIE
BE M. I^AROniIGiriÈRE,
ou CONSIDÉRATIONS SUR LE PRINCIPE DE LA PSYCHOLOGIE, SUR LA RÉALITÉ DE NOS CONNAISSANCES
ET L'AGTITITÉ de l'AME.
c H\ actus reflêjfif ^w)rum
vi ittud eogitanuu qwod b«o ofpeUa tur. . . prweipua lar^untur objecta raHodMwrum nottrorum. »
LiDim, Opéra, t. U.
Cet écrit, destiné d*abord à un journal philosophique et littéraire , a pris une étendue et une forme qui ne pourraient convenir au journal même le plus* sérieux : telqu*ile8t, ou tel qu*il s'est fait comme de lui-même, il ne saurait guère offrir non plus d^intérét ni d*aUrait de curiosité aa plus grand nombre de lecteurs.
Éloigné, par la nature de son objet, de ce théâtre d'activité universelle où se rattachent tant de pensées, d*espérances , de vœux, de besoins et d'intérêts, cet écrit ne s'adresse qu'à ceux qui aiment à se réfugier du dehors au dedans , qui cherchent dans la vie intérieure des consolations , des moyens de force , des motifs d'opérer, des raisons de croire, et la clef de bien des énigmes; à ceux surtout qui, ayant pensé une fois à la grande question des existences, ne peuvent s'empêcher d'y penser toujours, et y re-
viendront sans cesse jusqu'à ce que le problème soit résolu ou démontré insoluble.
c ... Quiconque ne vit que dans le monde « extérieur pour chercher, observer, juger, emc ployer, classer, ordonner les objets sensibles, « sans connaître la vie intellectuelle... » pourra c croire tout comprendre et tout expliquer, et c il ne comprendra rien : il vivra sans se douter c du sérieux de la vie , il exercera l'activité de c son esprit sans savoir qu'il a une âme,..
c ... Ce n'est pas du sein des combinaisons c de l'esprit , m même de ce qu'on appelle vulc gairement la sensibilité , que sort et s'élève ce c qu'il y a de grand dans la nature de l'homme : c mais c'est des profondeurs du moi, qui se replie < sur lui-mêipe, c'est-à-dire de rdin6 (i). i
(i) Mélanges de Uitérature et de philosophie, par F. Aocilloo, t. II, p. 184.