‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 99 sur 212 · REVENUS DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

REVENUS DE LA SOCIÉTÉ

Art. 11.

Les revenus de la société se composent : l*" Des intérêu du capital primitif de 900 thalers, assigné en 1817 par le ministère de rintériear aai dix-huit sociétés cantonales du département. Il faut joindre à cette somme un don de 180 thalers fait par M. le conseiller de département de Tûrck, de sorte que chaque société cantonale possède un fonds primitif de 60 thalers , dont les intérêts doivent être cumulés depuis l'origine de l'établissement jusqu'à la fin de 1836 pour accroître le capital.

Art. 12.

2° Il sera fait tous les ans à l'église , avec l'assentiment de l'autorité supérieure , une quête annoncée huit jours à l'avance et recommandée par le pasteur à la bienfaisance de la commune, et le produit en sera versé à la caisse de la société. Cette quête aura lieu au jour des morts ou à tout autre dimanche entre la Saint- Michel et la fête de Noél.

Art. 13.

3<> Jusqu'à la fin de 1836 le fonds de la société sac croîtra encore :

a. De subventions consenties par les communes oi par les églises patronales sur leurs caisses particulières qui présentent annuellement un excédant ;

DANS QUELQUES PAYS DE L*ALLEMAGNE

6. De «nbTentioM prélevées nir let causes des églises de la Lusace, soumises an patronal royal;

e. D'ane subrention dont le montant sera fixé à la fin de Tannée 1856 et prélevé sur le fonds des revenus des églises de la Nouvelle-Marche , et sur le fonds d'écoles de NeuzeUe, si toutefois l'état de cette caisse le permet à cette époque.

Art. 14.

4® Tout membre payera immédiatement en entrant dans la société , ou dans le premier mois de son installation , un droit d'inscription de 2 thalers, et en outre, à partir du premier trimestre , une contribution annuelle que chaque société fixera comme elle Tentendra, soit à une somme égale pour toutes les places, en prenant pour base la moyenne des revenus des écoles dans chaque canton , soit en établissant trois classes de places , bonnes , assez bonnes , mal rétribuées , et en imposant la contribution de 2 thalers pour la première classe. I Vj de ihaler pour la seconde, et Vs de Ihaler pour la troisième; soit enfin en adoptant tout autre mode de cotisation qui paraîtra convenir le mieux. Chaque société décidera également si les contributions seront payées par trimestre ou en une seule fois pour tonte l'année, d'avance ou après le terme écoulé.

Art. 15.

5^ 1^9 membres qui obtiennent un supplément de traitement payeront à la caisse comme s'ils éuient ap pelés à une meilleure place , sur le surplus de leur revenu , une contribution mensuelle , ou bien une fois fxîur toutes le douzième.

Art. 16.

Les administrateurs de la caisse sont tenus de veiller par tous les moyens léganx à Taccroissement du fonds de la société. Aussitôt qu'ils auront réuni on capital disponible de 50 thalers, ils devront en faire oo placement sûr, afin d'en retirer aussitôt l'intérêt.

Art. il.

Il sera tenu un compte particulier de la caisse des frais d'enterrement , qui se trouve unie à la société. Giaque membre , en entrant dans la société , paye à cette caisse */, de thaler et également Vs <le thaler k la mort de chacun de ses membres. On ne peut prendre part à la caisse des frais d'enterrement sans être membre de la société ; et de même en se retirant de cette domière on cesse de faire partie de l'association pour les frais d'enterrement.

rODSl». — TOME m.

Art. 18.

Un membre qui ne payera pas immédiatement te droit d'inscription et qui laissera passer six mois sans l'acquitter, devra payer le double. Celui qui restera en retard d'un terme de la contribution annuelle devra payer an terme suivant la moitié en sus de ce terme , et s'il en laisse écouler deux sans payer, il sera passible du double de sa dette. Pour éviter toute espèce de retard , les droits d'inscription , les contributions et au besoin les amendes mentionnées ci-dessus seront recouvrés sans aucune formalité, en saisissant les revenus du membre retardataire , ou au besoin par voie de police. Dans ce cas l'autorité administrative du département agira à la réquisition du surintendant ou de l'inspecteur des écoles qui préside à la société.

Les membres qui se font inscrire volontairement (art. 3) et ceux qui continuent volontairement à rester membres de la société , ou qui ont promis d'en supporter les charges pour profiter un jour des avantages qui y sont atuchés (art 22) , perdront tous leurs droiu et seront exclus Jorsqu'après avoir été avertis plusieurs fois , ils seront restés en retard de la contribution pendant deux ans. Ils sesont pareillement exclos de l'association pour les frais d'enterrement, lorsqu'après avoir été avertis inutilement , ils seront restés en arrière de la contribution pour deux cas de mort.

TITRE m.

OÉPENSBS nS LA SOCIÉTÉ.

Art. 19.

A la fin des termes qui auront été déterminés par la société, soit annuellement , soit par semestre ou par trimestre , les pensions seront délivrées aux veuves on aux orphelins de la société contre une quittance contenant le certificat de vie des ayants droit, et constatant que les veuves ne sont pas remariées et tiennent une conduite honorable. Ces certificats seront délivrés par les magistrats ou par l'autorité des villages. Les orphelins n'auront de droits acquis qu'autant qu'ils seront enfants légitimes et directs du défont. Le nombre des enfants orphelins n'établit aucune différence en faveur de la veuve ; mais lorsqu'un membre laisse après lui des orphelins et point de veuve , ces orphelins recevront une portion entière de veuve jusqu'à ce que le plus jeune ait atteint l'âge de 15 ans. Si un membre de la société laisse , outre sa veuve , des enfanu d'un premier lit au-dessous dé 4 S ans , la pension sera partagée entre eux et la veuve. Une femme divorcée ifa point droit k la pension ; mais elle sera accordée aux enfants mineurs qui seront issus des deux éponx pendant le mariage , mais qui partageront toujours égale-

RAPPORT SUR L*ÉTAT DE

ment avec les enfants an-dessous de 45 ans qoi pourraient rester d*un premier lit. Si une yeuve Tient à mourir ou à se remarier, les enfants du membre défunt qui n'auraient pas encore atteint leur 15® année pren^ uent sa place. Enfin , les enfants qui peuvent suffire eux-mêmes à leurs besoins « doivent abandonner leur part à leurs frères plus jeunes. La pension est toujours pa^ée aux tuteurs.

AsT. 20.

Jusqu'à la fin de Tannée i836 les contributions annuelles de» membres seront seules partagées aux ayants droit ; les autres revenus de la société seront employés à accroître le fonds primitif. A partir de 1837 toutes les recettes seront partagées entre les veuves et les orphelins suivant le mode déterminé. Cependant le partage aura lieu dès à présent et toujours de telle sorte qu'il reste à la caisse une portion de veuve. Ainsi, par exemple, si la société compte six veuves, la somme à distribuer sera partagée en sept et la septième partie sera consacrée à couvrir les frais d'administration et , s'il y a lieu , employée à des gratifications extraordinaires pour des veuves ou des orphelins. Mais comme, si le cas advenait qu'il n'y eût qu'une seule veuve , la totalité des revenus de la société devrait être partagée avec elle ; pour remédier à la disproportion qui pourrait s'établir dans les pensions , il est expressément convenu que, dans aucun cas, la pension d'une veuve ou la portion d'orphelins ne dépassera la somme de 25 thalers.

AâT. 21.

Les sociétés qni auront adopté une classification de trois degrés pour les contributions à payer par les écoles (art. i4) , sont également tenues, dans le partage des pensions, de réserver pour la caisse une portion de veuve qui sera toujours estimée de la l** classe. Du reste , la proportion sera facile à régler entre les différentes classes dont les dividendes se partagent par tiers. Ainsi la veuve dont le mari payait annuellement 2 thalers, recevra '/s de pension ; celle pour laquelle ou aura payé 1 */s de thaler aura^/s de pension; et enfin , la veuve dont le mari ne contribuait que pour '/s de thaler, ne pourra prétendre qu'à Vs ^^^^ ^ somme à partager. Si , [lar exemple , on a 72 thalers à partager entre six ayants droit, y compris la portion qoi revient à la caisse , et qu'il se trouve pour la 4 >« classe, 2 ayanU droit chacun à '/s, ci %^

2* - 2 - Vs. ci */5,

3* - 2 — Vsi ci V»'

on aurait à ce compte ^^/s à donner. 11 suffirait donc de diviser en 12 parties égales la somme à partager, ce qui ferait 6 thalers par chaque Vs et donnerait :

L'INSTRUCTION PUBLIQUE

A la i'* classe, 2 ayants droit diacun à Vs» e'est-à-

dire 48 thalers, ensemble. ... 36 thalers.

A la 2* ckisse, 2 ayanU droit ehacon

à %, c'estrà-dire 12 thalers, ensemble. 24

A la 3® classe, 2 ayants droit chacun

à Vsi c'est-à-dire 6 thalers , ensemble. 12

Somme «gale. . . 72 thalers.

AsT. 22.

Bien que les membres de la société qui seraient destitués ou qui auraient abandonné leur poste , n aient pas plus que les héritiers d'un membre qui aurait laimême attenté à sa vie , le droit de prétendre à une pension ou à la restitution des contributions payées jusqu'alors ; cependant les sociétés pourront, dans leur sagesse, apprécier les circonstances etpermeUre à la femme d'un maître d'école destitué on qui aurait pris la fuite de continuer le payement de la contribution , afin de pouvoir prétendre à une portion de veuve à la mort de son mari. De même la société décidera dans une assemblée générale et à la majorité des voix si elle veut permettre à la veuve reconnue honnête et aux enfants d'un membre qui se serait détruit , de jouir du bénéfice de la pension. Dans les deux cas, rautorité départementale devra donner son approbation.

Abt. 23.

Les fonds provenant des droits d'inscription dans l'association pour les frais d'enterrement, doivent tulBre pour fournir immédiatement les fonds nécessaires à un enterrement ; les souscripteurs enverront sans reurd le montant de la contribution fixée art. 47, pour qu'il puisse servir encore, s'ily alieu, aux frais d'inhumation.

Si plusieurs morts survenaient à la fois , la caisse des veuves pourrait faire les avances nécessaires jusqu'à ce qu'on ait fait rentrer toutes les cotisations. Les fonds destinés à l'enterrement ne sont pas compris dans l'avoir du défunt et ne peuvent, par conséquent, être détournés pour un autre usage. Les créanciers n'ont aucun droit d'y prétendre, et ces fonds sont exclusivement réservés à payer les frais de la dernière maladie et de l'inhumation du défunt, et s'il reste quelque chose, on l'emploiera en légers secours à ses plus proches parents.

TITRE IV

DIRECTION ET ADMINISTRATIOnSdB LA CAISSE.

Art. 24.

Le surintendant cantonal , s'il est en même ieni|is inspecteur des écoles, est directeur de la société, sinon l'inspecteur en remplira Ic^ fonctions ; s*il y a

DANS QUELQUES PAYS DE L'ALLEMAGNE

les

plosienrs surintendanU ou inspecteurs des écoles dans le caotoD , Faulorité départementale désignera celui qui aura la érection de la société. Trois administrateurs seront chargés de la gestion immédiate de toutes les affiiires. lis seront élus parmi les membres de la société et à la majorité absolue. Ces choix seront confirmés par le directeur , et pour faciliter Texpédition des affaires , on aura soin , autant que possible , de choisir parmi les membres dont la demeure est la plus rapprochée du directeur.

AsT. 35.

Des trois administrateurs, Fun est rapporteur et gérani« le second est trésorier , le troisième a le contrôle. L^ayis de la mort d'un membre est adressé au premier des administrateurs , qui tous s'empressent de faire renlrer les contributions. A cet effet, le canton sera divisé en plusieurs petits districts, dans lesquek un membre choisi par les inspecteurs d'école sera chargé de recueillir les contributions et les euTcrra à l'admioistraiion. L'emploi de l'argent sera toujours voté par les membres assemblés ; et le caissier, comme le contrôleur, senml tenus de tenir un registre des recettes et des dépenses.

Aet. 26.

Les fondions d'administrateur sont gratuites. Nul ue peut être obligé de les remplir plus de trois années de suite ; mais un membre élu à cet effet ne peut les refuser pendant le temps fixé.

Abt. 27.

Tous les ans, au mois de février, une assemblée générale, convoquée et présidée par le directeur, entendra le rapport sur l'eut de la caisse présenté par le trésorier et vérifié par les autres administrateurs. Les membres seront invités de ne point manquer à cette réonion , et pourront , en cas d'absence , donner à un aalre leur procuration pour voter pour eux. Toute l'assemblée discute toutes les affaires douteuses et les résout k la majorité des voix. Elle examine les comptes et les approuve ; entend les propositions , élit les admiDÎslraleurs et arrête toutes les délibérations qui ressoneat des sututs de la société.

Art. 28.

Le surintendant ou l'inspecteur des écoles qui a la présideDce de la société, est chargé de garder les ti-

très ou l'argent comptant en caisse qui ne pourrait êtr immédiatement employé ou placé , en prenant les précautions légales qui peuvent le dispenser d'être responsable en cas de force majeure. Pour en faciliter le moyen , l'administration départementale permet que les titres au moins de chacune de ces sociétés soient reçus en dépôt contre un récépissé dans la caisse des établissements et des communes. En tout cas, il sera dressé un état des titres et fonds en caisse , conformément au compte rendu annuellement , pour être remis au président et conservé par lui.

Art. 29.

Les administrateurs seront tenus , aussitôt après l'assemblée générale, de présenter au président un extrait du compte rendu, dans lequel les recettes et les dépenses seront sommairement indiquées, suivant les différents titres de h comptabilité ; et cet extrait , certifié conforme au compte lui-même par le président , sera envoyé au plus tard dans le mois de mai de chaque année à l'administration de la régence.

Art. 30.

Gomme les capitaux ne peuvent jamais être placés sans l'approbation de la régence, ni autrement que sous les garanties légales réservées aux mineurs , l'autorité provinciale devra être instruite de tous les changements qui pourraient survenir sous ce rapport.

Fait à Francfort , le 28 août 1 826.

Régence royale, division de F administration des églises et des écoles.

Signé, MUZEL.

Le présent règlement pour l'administration de la caisse des veuves et orphelins des maîtres d'école du département de Francfort-sur-l'Oder , est approuvé dans tout son contenu , en conséquence d'un ordre du cabinet , en date du i 2 de ce mois, et en même temps sont conférés à cette société tous les droits d'une personne morale.

Berlin, 20 octobre 4826.

Mii^tère des eulUs, de VinsttMctian publicité et des affaires médicales.

Signé, D'ALTENSTEIN.

APPENDICE

Malgré l'étendne de ce rapport, il a été impossible d'y fiiîre entrer bien des pièces intéressantes pour l'instruction primaire. Je ne pais cependant me décider à ne pas donner les deux pièces suivantes, parce qu'elles roulent sur Taii des poinU les plus importanu et les plus dilBciles, je veax dire l'organisation de l'instruction du peuple dans les irès-^randes villes.nfaudraitne laisser aucun enfant pauvre sans quelque instruction , ce qui exige un grand nombre d'écoles gratoites, et donner à ces écoles le caractère qui leur conrient. C'est un problème que toute grande ville doit se proposer de résoudre le mieux possible, et qui me paraît résolu d'une manière très-satisfaisante à Berlin depuis 1827, grflce au projet alors présenté parie respectable M.Reicbbelm, et mis par lui à exécution, à la satis- CaâioD da goaTemement et des habitants. Voici ce projet.

Plan ^organisoUon des écoles eammumaUs de pauvres de (a ville de Berlin, proposé par M. Reichhelm, membre du conseil de régence spécialement chargé des écoles , adopU par Vautorilé si^érieure , en janrwr1827.

La Tîlle de Berlin compte deux cent mille habitants Us eftCuits en âge d'aller à l'école sont an nombre de trente mille, dont six mille pauvres, parmi lesquels quinze cents enfants sont à la charge des communautés religieuses juives, de la colonie française, des sociétés diverses, etc. Reste à la charge de la ville environ quatre mille cinq cents enfants, snr lesquels trois mille cinq cents reçoivent en eiet rinstracUon gratuite. Mais il y a environ mille enfants qei ne vont point à l'école, malgré la loi, dont l'exé> cstîoB ne rencontre de difficnltés que dans les grandes TiUcs, où il est aisé d'échapper à la surveillance la plus active.

Ces trois mille cinq cents enfants , qui reçoivent l'iniOmetion gratuite » sont répartis 1"* dans sept écoles de pjavres {Armen-SckiÊUn) ^ qui contiennent neuf cent quatre-vingt-dix enfants; 2« dans trento-éept écoles privées , qoi reçnvent gratuitement deux mille cinq cents eaCmts, poor chaenn desquels la ville paye environ huit gros par mois (30 à 34 sous), sans compter une indemnité de bois, papier, etc.

Les fonds consacrés aux écoles de pauvres en 1826 se montaient en recettes à 17,049 thaï, (environ 64,000 fr.). Si l'on déduit tous les autres frais accessoires et inévitables, il reste une dépense réelle de 19,733 rixd. pour trois mille cinq cents enfants, ou 4 ihalers et demi par chaque enfant (environ 17 fr. par an).

Pour arriver à des résultats complets, il faudrait :

lo Reconstituer les écoles de pauvres de la manière la plus convenable à la classe des indigents ;

2» Pourvoir aux besoins de la population pauvre par rétablissement d'un nombre d'écoles proportionné à celle population.

Occupons-nous d'abord du premier point.

Avec les sommes données aux écoles particulières pour recevoir les enfants pauvres , on aurait pour le même nombre d'enfants des écoles spéciales où l'éducation aurait un caractère plus appropriée la classe indigente.

Si, pour la classe moyenne, on compte avec raison sur la coopération des parents et sur l'influence des familles, c'est le contraire pour les enfants pauvres, qu'il faut soustraire le plus possible à la f^icheuse influence des mauvais exemples de leurs parents. Ici l'école doit seule tout faire.

Dans la nouvelle organisation , les sexes devront être séparés, ce qui n'augmentera pas les frais, si on n'établit les écoles que dans une proportion telle qu'il y ait toujours de quoi former une école complète de deux divisions, l'une pour les garçons et l'autre pour les fliles » V deux classes de soixante et quinze enfants chacune, et que ces deux divisions ne forment qu'une seule école communale de pauvres pour trois cents enfants dans un même bâtiment.

ENSEIGIfEnElfT.

Le caractère spécial de l'enseignement du pauvre est tracé dans ces deux mots : la prière et le travail.

Les objets de l'enseignement doivent être pour la première classe :

i* Pour la religion : la Bible, le catéchisme, les vérités positives du christianisme ;

30 p0ur la langue allemande : la langue considérée comme l'expression de la pensée, les règles les plus gêné-

APPENDICE

raies de la grammaire, la prononciation claire et intelligible, la lecture et Torlhographe;

3* L'écrilare ;

4* Le calcul jusqaes et comprit les fractions et la règle de trois ;

5* Le chant, et spécialement des exercices en plusieurs parties sur les chœurs d'église.

Pour la seconde classe de garçons, on ajoutera les éléments les plus généraux des sciences naturelles , de la géographie et de l'histoire nationale , ainsi que les principes de la géométrie et du dessin linéaire.

Pour la seconde classe de filles on ajoutera renseignement des ouvrages les plus ordinaires de leur sexe.

niYISION DU TRAVAIL.

Pour les garçons de six à dix ans : i'* classe, vingt-six leçons d'une heure par semaine, de huit à onze heures et de deux à quatre heures , tons les jours, savoir :

3 heures de religion (principalement des récits tirés de la Bible);

13 heures de langue allemande, prononciation, lecture, orthographe , etc. ;

5 heures de calcul, 3 heures an tableau jusqu'à la division et 2 heures de calcul de tète;

4 heures d'écriture;

8 heures de chant (sans compter les versets chantés

^au commencement et à la fin de chaque journée).

26 heures.

La seconde classe de garçons, de dix à quatorze ans , aura trente-deux heures de leçons par semaine, de huit heures à midi et de deux heures à quatre heures chaque jour, dont :

6 heures de religion, enseignement de la Bible et du catéchisme ;

10 heures de langue allemande, lecture, grammaire, exercices intellectuels ;

3 heures de calcul , au tableau et de tète ;

4 heures d'écriture ;

â heures de géométrie et de dessin linéaire ; 3 heures de physique, géographie, histoire, etc.;

2 heures de chant (non compris les versets chantés matin et soir).

32 heures.

ficole des filles, première classe, de six à dix ans, vingtr«ix heures de leçons par semaine, dont :

3 heures de religion ( récits tirés de la Bible) ;

7 heures de langue allemande ;

3 heures de calcul , au tableau et de tète ;

3 heures d'écriture ;

2 heures de chant ;

8 heures pour les ouvrages ordinaires de leur sexe.

26 heures de huit heures à onze heures, et de deux

heures à quatre heures.

La seconde classe des filles de dix à quatorze ans ,

trente-deux heures de leçons , savoir :

6 heures de religion ; 8 heures de langue allemande;

4 heures de calcul;

3 heures d'écriture ; 3 heures de chant;

8 heures pour les travaux de leur sexe (les après-midi;.

32 heures de huit heures à midi et de deux à quatre heures.

Un enffint sera en eut de passer d'une classe ï l'astre du moment qu'il saura très-bien lire.

On s'étonnera peut-être que, dans ce plan d'étadei, les heures consacrées aux exercices de mémoire et d'esprit aient été supprimées. Mais le comité a pensé que ces exercices se trouvaient suffisamment répartis sor tout le cours d'étude où la mémoire et l'esprit sont consUmmeot en jeu. Les leçons de langue allemande foorniroot too- Jours matière à des exercices de ce genre ; et dans les écoles de pauvres, plus que partout ailleurs, ilnefantrica de superflu.

DtSaPLIHK.

Cette question est une des plus difllciles à résoudre. Us enfants des écoles de pauvres sont ordinairement mal disposés par les exemples de leurs parenu. Il faut donc établir la discipline la plus sévère. L'ordre , la propreté, l'activité, une prompte obéissance ne sont pas les moiodrei enseignements à donner aux enfants. L'instroctioD dlemème, la gravité du maître, son exemple, son déTouemeDi pour ses élèves sont déjà une base solide pour la discipline. Mais la rigueur est quelquefois nécessaire , et dans ose école de pauvres moins qu'ailleurs la disclplioe ne doit jamais fléchir pour tout ce qui tient au désordre et à la paresse. Mais que les maîtres n'oublient jamais que dans les mesures de discipline les plus sévères doit percer on sentiment d'afléction et d'amour qui punit pour améliorer.

Il s'agit maintenant de déterminer le nombre d'écoles i fonder pour suffire entièrement aux besoins des paams.

Chaque école ayant deux divisons , l'une pour les garçons , l'autre pour les filles , à deux classes chacsoe et soixante et quinze enfants par classe , ensemble trois cents enfants, on pourrait établir avec la somme consacrée actuellement à l'instruction des pauvres, onze écoles pour trois mille trois cents enfants.

Il resterait à pourvoir aux frais d'établissement de nouvelles écoles pour les douze cents enfants qui complèlenl le nombre de quatre mille cinq cents, évaluation approximative de la population pauvre de la ville.

Le comité a pensé que trois nouvelles écoles pour oeuf cents enfants suffiraient à tous les besoins , et qu'ainsi le nombre total des écoles de pauvres de la ville devait être porté à quatorze écoles complètes pour les deux seses , capables de contenir quatre mille deux cents enfanu.

Les trois cents enfants restant peuvent se trouver dans le cas de ne pouvoir être envoyés aux écoles de pauTres. Dans ce nombre il faut comprendre les enfants appartenant à des parents de la classe élevée qui auraient été rainés par des malheurs , et qu'il serait très-dur d'envoyer i l'école communale de pauvres, parce qu'ils lont hors d'éut de payer la rétribution d'école. Le conseil mooicipal ne refusera pas de fournir à ces enfanu les moyens de reprendre un jour le rang dans lequel ils éuient nés. On pourra les placer dans les principales écoles paroissiales ou privées, et il sera facile de faire marché avec ces écoles à raison de douze gros par mois (36 sous). U ville a en outre la ressource d'envoyer gratuitement dans les écoles supérieures qui se trouvent sous son patronage («}• Mais afin d'éviter tout abus, on devra scrnpuleusemeni rechercher quel est l'eut de fortune des parenU qui réclameront de pareilles faveurs, et fixer même annuellemeoi

(I) Ce «ont nos bourcw communales.

APPENDICE

pour oel ofefei une somme qn'on ne p4Mim dépuser.

Il existe sept écoles do soir k Berlin. Il suffira de créer encore trois écoles da soir à cinquante élèves par école , dont deux de garçons et nne de filles. Les trois maîtres d'écoles oommonales les plus séiés et les plus capables seront chargés» moyennant une subvention de 100 thalers, de donner huit à douze heures de leçon par semaine le soir. On j fera des répétitions de lecture et d*écriture , et deux faeores par semaine seront consacrées à rinstruction religieQoe.

Plus tard on ouvrira un plus grsnd nombre d'écoles do soir, si le besoin s'en fait sentir.

Avant d'entrer dans le détail des dépenses que la ville devra s'imposer pour Tentrelien de quatorze écoles communales de pauvres, nous mentionnerons les faibles refenns que ces écoles peuvent tirer d'ailleurs.

i* Un arrêté du ministère en date du 30 janvier 1837, ordonne qae dans toute école communale de pauvres, cliaqoe élèYe devra payer la rétribution d'un gros d'argent ( 3 sons et demi ), afin de ne pas déroger au principe que tout père de famille est tenu de contribuer pour l'école, même lorsqu'il réclame pour ses enfants le bienfait de Pédncaiion gratuite ; car pour exiger une si faible rétribution, renseignement n'en est pas moins gratuit , et cet Inp6t Imperceptible produit encore , sur une école de trois cents enfants, la somme de 120 tfaalers (450 fr.).

2* Parmi les pauvres, un grand nombre qui seraient hors d'état de fournir la rétribution dans les écoles privées, peuvent néanmoins payer très-bien, outre le gros par mois fixé par l'arrêté du ministre de l'instruction publique, une antre rétribution, qu'on évaluerait depuis cinq gros an moins jusqu'à dix gros au plus. Sur trois cents eabnts, le cinquième au moins se trouve dans ce cas, et en prenant le minimum de cinq gros pour soixante enfants, ou aurait nn revenu de 120 thalers ou 1,680 pour les quatorze écoles (6,300 fr.). Ce fondt extraordinmre {Ju$IMfe-Fond) pourra être consacré à l'entretien des éeoies dn soir, à l'instruction des enfants de la classe élevée devenue pauvre, et enfin à des gratifications ou pensions aux maîtres d'école dans leur vieillesse, ou à des cours méthodologiqaes pour leur perfectionnement, de sorte que la ville n'aurait plus à faire les frais que des quatorze écoles communales de pauvres. |

3* Enfin les dons que la générosité des citoyens pourra

l'école degarçonst révocableà volonté. 1 20 Ëmoluments :

Un cinquième du produit de la rétribution de 1 gros par mois.

ÉCOLE DE nLLES.

Traitement fixe du principal maître. . 300 th. (1,2000

Le logement gratuit.

Les deux derniers cinquièmes de la rétribution de 1 gros par mois.

Chauffage 30 (2000

Pour les leçons de travaux d'aiguille données ordinairement par la femme du principal maître, qui surveillera la classe conjointement avec elle. 30

Traitemeotdu maître adjoint de l'école des filles, également révocable à volonté, et qui ne donne que dixhuit leçons par semaine (3 heures chaque matin). ••,.... 100

Traitement, chauffage et nettoyage (non compris les émoluments). . . . 1,020 th. (4,0800

On exigera autant que possible que les enfants se fournissent eux-mêmes de livres, papier et plumes nécessaires.

Cependant, comme l'école sera obligée de les donner à la plupart d'entre eux , on allouera pour chaque école. ... 100 th. (4000

Le local peut être estimé pour le loyer, ou pour les intérêts du capital si l'on construit l'école, à 300 (2,000f)

L'entretien et autres frais extraordinaires 80 (520*)

En tout pour chaque école communale, non compris les revenus éventuels de l'école l,700th. (6,8000,

c'est-à-dire environ 21 ftrancs 30 centimes par tête sur trois cents enfants.

Tant que la ville n'aura pas amorti la dette par l'acquisition des maisons d'école t on aura, pour les quatorze écoles, une dépense de 23,800 thalers .

(environ 90,000 fr.) par an, sur lesquels &ire aux écoles, mais qu'on ne saurait évaluer ici, offriront | on compte 7,000 th. (environ 26,300 fr.) encore une ressource pour l'amélioration de l'instruction uniquement pour 4a location.

dans la classe indigente du peuple.

Nous allons maintenant examiner ce que coûtera l'établissement et l'entretien des quatorze écoles de pauvres, composées chacune d% quatre classes et de deux divisions (garçons et filles).

ECOLES DE GARÇOMS.

Traitement fixe du principal maître. . 300 th. (1,2000 Émolnments :

1* Logement gratuit;

2" Deux cinquièmes du produit de la rétribution de 1 gros par mois.

3* Chauffage des deux classes de garçons 30 (2000

4« riettoyage de la maison et surtout

des classes 50 (200^)

Traitement fixe du maître adjoint de

Nous avons vu plus haut que dans l'étal actuel (en 1827), la ville dépensait . 13, 723

C'est donc une différence d'environ . 8,100 thalers , pour arriver à une organisation complète et spéciale des écoles de pauvres, et procurer les bienfaits de l'éducation première k mille enfants de plus.

Nous avons vu plus haut que la dépense des écoles du soir (300 thalers) et celle de la rétribution que payerait la ville à dos écoles privées pour les enfants de la classe élevée devenus pauvres (environ 700 thalers), pourraient être couvertes par le fonds extraordinaire {AushUlfe- Fond).

CHOIX DES aAlTRES d'ÉCOLES DE PAUVRES.

Toute la bonté d'une école réside dans le maître : le choix du maître est donc de la première importance. Dans une école de pauvres surtout, où tout est à,faire« où le maître a constamment à lutter contre l'influence perni-

APPENDICE

dease de la famille et du dehors, on voudrait rencontrer en lui le déTOuement et la patience, rinstrnction, l'aptitude et le goût pour renseignement , et avec toutes ces qualités un désintéressement bien rare ponr persévérer dans une carrière humble et sans avenir, et conserver cette sérénité d*Ame, ce zèle pieux qui seuls peuvent faire prospérer son école.

Jusqu'à ce qu'on ait établi i Berlin même une école normale pour les maîtres d'école de la ville, on trouverait aisément à choinir soit parmi les maîtres d'écoles particulières, soit parmi les maîtres en sous-ordre placés dans les autres écoles, soit enfin parmi les élèves des écoles normales primaires de la province à Potsdam et àNeoselle.

Si par la nouvelle organisation on retire aux maîtres d'écoles particulières les subventions payées par la ville ponr recevoir les enfants pauvres, plusieurs d'entre eux n'auront plus assez d'élèves pour subsister, et l'administration des pauvres reconnaîtra qu'il est juste de choisir parmi eux les maîtres des nouvelles écoles à fonder , s'ils présentent d'ailleurs toutes les garanties nécessaires; car de céder en pareil cas à la faveur ou à la pitié, ce serait un crime envers les enfants de nos pauvres.

Les maîtres éprouvés et reconnus capables seront choisis pour la vie; cependant, en cas d^ négligence on d'inconduite , ils pourront être congédiés sans recours par une décision des autorités de la ville et avec l'approbation du collège des écoles.

AuUnt que possible on tâchera que les femmes des maîtres d'écoles se chargent elles-mêmes de l'enseignement des travaux d'aiguille aux jeunes filles.

La surveillance immédiate de chaque école de pauvres sera confiée spécialement à un comité composé de l'on des ecclésiastiques de la paroisse désigné par le comité des écoles de la ville, et d'un membre de l'administration des pauvres , chargé particulièrement de l'inspection du matériel.

La surveillance suprême appartient à l'administration des pauvres et au comité des écoles de la ville , dont le Sladl'Sehulralh, ou conseiller des écoles de la ville , fait toujours partie.

Les sous-maltres sont subordonnés aux maîtres d'école. Ils pourront être congédiés à volonté pour cause d'incapacité ou d'inconduite. '

L'acquisition et l'entretien des locaux pour les écoles des divers quartiers, le choix des maîtres et leur surveillance , l'administration du budget des écoles , appartiennent à l'administration des pauvres.

Les bureaux de bienfaisance de chaque quartier, l'ecclésiastique et l'administrateur chargés de la surveillance spéciale, s'occupent :

1« De l'admission des élèves;

2o Du contrôle pour la fréquentation des écoles ;

5" De la sortie des élèves;

4"* Des rapports annuels.

1* Gomme on doit établir quatorze écoles communales de pauvres, la ville sera divisée en quatorze quartiers d'école, ayant chacun une école complète (garçons et filles). Tous les parents , demeurant dans chaque quartier, devront s'adresser au bureau de bienfaisance, et particulièrement à l'administrateur spécial, pour obtenir l'admission de leurs enfants à l'école. Cette admission aura lieu ordinairement deux fois par an , k P&ques et k la Saint- Michel, au commencement des cours.

L'administrateur décidera si l'enfant doitêtre admis gratuitement (toujours en payant un gros par moin), ou S'il

doit être Uxé à la rétribution de cinq k dix gros d'argent qui doit former le fonds extraordinaire.

Cetterétribntion sera payée d'avance et de mois en mois à un administrateur du bureau de bienfaisance, choisi à cet effet, et elle sera versée tous les mois à la caisse du fonds extraordinaire.

Lorsque le nombre d'élèves fixe pour chaque classe de garçons ou de filles ( soixante et quinze enfants ) sera rempli, on n'en admettra pas davantage, et on adressera les élèves qui se présenteront aux écoles voisines.

2o La fréquentation régulière de l'école sera l'objet d'un contrôle spécial et de la survelllaace la plos active : car c'est la condition première de tous les avantages que l'école doit produire. On serait trop heureux si tous les parents et les enfants étaient portés d'eux-mêmes à favoriser les mesures prises pour que les écoles soient régulièrement fréquentées. Malheureusement il n'en est pas ainsi , et surtout dans les grandes villes. Quoique la contrainte soit une mesure déplorable, il faut presque partout commencer par là ; et encore l'exécution n'est-elle pas sans difficulté dans une ville aussi peuplée que Berlin.

Ponr obtenir des résultats favorables et amener dans les écoles tons les enfants pauvres en ftge de les fréquenter, les maîtres d'école tiendront un registre de présence et enverront à la fin de chaque mois l'extrait de ce registre constatant les absences les plos marquées.

La commission des pauvres ou l'un de ses membres fera venir les parents , et si les excuses ne sont pas suflOsantes, ils seront d'abord avertis et menacés. Tous les trois mois on dressera la liste des parents qui n'auront ea aucun égard aux remontrances réitérées de la commissioâ, et l'administration des pauvres pourra^ alors recourir aux voies de contrainte, conformément au § 48 du titre XII , seconde partie du code général, qui prononce des peines correctionnelles contre ce délit. Pour servir d'exemple aux autres , il ne serait pas mal de publier de temps en temps le nombre des parents qui auront été condamnés pour n'avoir pas envoyé leurs enfants régulièrement à l'école.

Mais ce n'est pas assez d'assurer, autant que possible , cette régularité pour les enfants qui vont à l'école ; il faut encore d'autres mesures pour qu'aucun enfant pauvre ne reste entièrement privé de l'instruction élémentaire. Il y a toujours dans les grandes villes un nombre kM>nsidérable de malheureux qui n'ont jamais de domicile fixe, et qui changent de quartier tous les trois mois, tous les mois, et souvent tous les jours. Nous ne voyons qu'un seul moyen de les atteindre , et le voici : ce serait de s*entendre avec tous les établissements particuliers d'Instruction élémentaire qui ne sont pas sous la direction de la ville, et de convenir, qu'à une époque déterminée , tous les maîtres d'écoles primaires de la ville, sans exception, délivreront à leurs élèves un certlGcat de présence dont le modèle sera imprimé et distribué à toutes les écoles. Les parents seront tenus de montrer ce certificat. A la même époque la police municipale ou des commissions choisies parmi les citoyens , pourront , à l'aide des tableaux de recensement, faire dans toute la ville une inspection générale et simultanée. On dressera dans chaque quartier la liste des parents qui n'auraient point représenté les certificats de présence à l'école, ils seront appelés en police correctionnelle et condamnés suivant la loi , ou obligés de faire inscrire leurs enfants dans les écoles (i).

(1) En France, et à Paris surtout, riiislituHon de h ^rde nalio-

APVEnncE,

L'eiécaUcn dTMe ^fêllle netwe dépeadn mùê d«tte beascoap da tèle des aoterît^ qui en teroat cbtrgëes ; nais il se fe«l pas q«e les dMBcuHët effnyml qnand il s'agit de remplir an devoir tacré eo remédianl à un mal ti déplorable.

S» La loi veut qoe rinatroctioD de Téoole ne prolonge juqu'i ce que reocléaiastique chargé d'examiner les en- CiDtt, les juge suffisamment éclairés sur les connaissances qni conviennent atout homme raisonnable de leur classe. Ob ne fixera donc point un ftge déterminé pour la sortie de Pécole. Elle sera autorisée par une décision d« maître de récole ei de reoclésîastique chargé de Pinspection spéciale; et comme dans toute école communale de pauvres on n'enseignera aux enfants rien de snperOu , cette déciaon sera motivée snrce que Tenfant aura parcouru avec frait le cercle de l'enseignement de l'école, et acquis les qsalités morales que son influence a dû produire.

Il fiant « en général , compter au moins six années pour qae le bot de l'éducation intellectuelle el morale puisse être cooTenablement rempli. Ainsi, la plupart des enfants qui entreront à l'école dans l'ftge de six à sept ans, pourront en sortir sufllsamment instruits à treize ans.

Ia sortie des écoles ne pourra avoir lieu qu'à deux époques de Tannée, à P&ques et à la Saint-Michel , après un examen public Cest à la suite de cet examen que Tinspectenr ecclésiastique et le maître d'école arrêteront la litle des élèves qui pourront quitter l'école ; il sera délivré à chacun d'eux un certificat de sortie dont le modèle sera imprimé , et on distribuera ft ceux qui se seront le mieux distingués, à titre d'encouragement, des livres à leur portée (ei de préférence la Bible ou un livre de cantiques). Les frais en seront prélevés sur les fonds extraordinaires.

II serait encore fort utile que les citoyens fussent tenus, sous aœ peine correctionnelle, de ne prendre à leur service on en apprentissage aucun enfant qui ne serait point porteur d'un certificat desortie ou de fréquentation de l'école.

A* Les rapports annuels de Tinspecteur ecclésiastique et de Padministratenr du bureau de bienfaisance serviront à mesurer les progrès des écoles. Ils traiteront de la tenue intérienre de l'école, de renseignement et de la discipKne, comme aussi des aflSaires matérielles de l'école, et signaleront les imperfections auxquelles radministration des pauvres et le comité des écoles s'efforceront deremédier

Ce plan général pour l'établissement des écoles des pauvres de la ville, ne pourra évidemment s'exécuter que pen à peo, à mesure que les difficultés qui se présentent dans les diverses localités pourrofl'&tre surmontées ; mais oa espère que, de son côté, le 4:onseil municipal ne balancera pas à accorder les fonds nécessaires pour effectaer , le plus promptement possible , une organisation ocMnpIète de linstroction publique élémentaire.

Noos avons vu que les quatorze écoles communales de paavres coûteraient annuellement. . . 24,800 thalers

dont il faut déduire 1,000

foomis par les fonds extraordinaires.

Reste . . . 23,800

Aojoard'hui l'éducation des pauvres cokte 45,725

c'en! donc une augmentation de • • . 8,100

Bslc poarraH étvc d^an grand seooara pour arrirer i de prompt» réiBltato, « Pod partageait le (raTail de reoenaenieot dea enfanta entre

COUSIN. — TOME in.

Sar cette soaHae 70M thalers seront destinés h fiêyw les loyers ou les intérêts des capitaux employés è la oonstmction de noavelfes écoles, et les l,fM thalers restants auront pourra h l'éducation de 1000 enfants de plus.

La plus grande difllcullé sera de trouver des locaux convenables aux écoles communales, pour deux classes de garçons et deux classes de filles ft soixante et qninxe enfants par classe. Il faut à chaque école, en comptant cinq pieds carrés par enfont , quatre salies d'environ dix-neuf pieds de large sur vingt pieds de long, et en outre le logement des deux maîtres principaux.

Le projet alloue 800 thalers (environ 9,000 francs) pour le loyer de chaque école. Mais il est des quartiers oh il sera presque impossible de trouver réunies, h ce ptf x, un nombre snflsant de grandes pièces pour les classes. On sera obligé d'en louer séparément pour les filles et pour les garçons, ce qui présente de graves inconvénients; de plus, une école établie dans une maison particulière prise en location , n'a aucune garantie de durée. Il est donc beaucoup plus convenable qae la Tille eonstralse elle* même des maisons d'école , oa achète des consCrnctiens pour les approprier à cet usage.

Les 7000 thalers destinés au loyer des quatone écoles, ou au payement des intérêts des frais de construction, représentent un capital de 140,060 thalers ; mais comme la Tille ne pourrait supporter en une fois toute cette dépense , on propose de créer des actions de 100 thalers portant intérêt h cinq pour cent, pour construire, avec le ca|Mtal, les établissements nécessaires. La ville garantirait le payement des intérêts, et, SMyennant un fond d'amortissement , acquerrait peu h peu la propriété de ces quatone maisons d'écoles pour les panvres.

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