‹ uvres de Victor HugoChapitre 198 sur 599 · DO\A SOI · texte numérisé non relu

DO\A SOI

Altesse , tu n'as pas le cœur d'un Espagnol !

DON CARLOS , troublé et eliancelant.

Madame , pour le roi , vous êtes bien sévère.

Il s'approche de dona Sol. A voix basse. C'est VOUS qui m'avez mis au cœur cette colère. Un homme devient ange ou monstre en vous touchant ! Ah ! quand on est haï , que vite on est méchant ! Si vous aviez voulu , peut-être , ô jeune fille , J'étais grand ! j'eusse été le lion de Caslille ; Vous m'en faites le tigre avec votre courroux. Le voilà qui rugit , madame ! Taisez-vous !

Dona Sol lui jetlc un regard impérieux , il .s"inclinc. Se tournant vers le duc.

Pourtant, j'obéirai. Mon cousin , je t'estime. Ton scrupule , après tout , peut sembler légitime, Sois fidèle à ton hôte , infidèle à ton roi ; C'est bien j je te fais grâce et suis meilleur que toi , J'emmène seulement ta nièce comme otage.

D0?t RtY GOMEZ.

Seulement !

D0\A SOL, interdite.

Moi ! seigneur !

Oui, vous.

D0> RIY GOMEZ.

P;ts davantage !

Oh ! la grande clémence ! ù généreux vainqueur. Oui ménage la tête et torture le cœur ! Belle grâce !

Choisis : dona Sol, ou le traître.

Il me faut l'un des deux.

D0.\ RLY GOMEZ .

Ah ! vous êtes le maître !

le roi s'approche de dona Sol ; elle se réfugie ver.< don Ruy Gomez.

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