‹ uvres de Victor HugoChapitre 307 sur 599 · TRIBOULET , SALTABADIL · texte numérisé non relu

TRIBOULET , SALTABADIL

Ouf? c'est lourd.— Aidez-moi , monsieur , pour quelques

[pas.

Triboulet , agité d'une joie convulsive , l'aide à apporter sur le devant de la scène un long sac de couleur brune , qui parait contenir un cadavre.

— Votre homme est dans ce sac.

TRIBOULET

Voyons-le ! quelle joie !

Un flambeau !

SALTABADIL

Pardieu non !

TRIBOCLET.

Que crains-tu qui nous voie ?

SALTABADIL

Les archers de Pécuelle et les guetteurs de nuit. Diable ! pas de flambeau ! c'est bien assez du bruit. — L'argent !

TRIBOULET , lui remettant une bourse.

Tiens !

Examinant le sac étendu à terre pendant que l'autre compte. Il est donc des bonheurs dans la haine !

SALTABADIL

Vous aiderai-je un peu pour le jeter en Seine?

TRIBOULET

J'y sufiirai tout seul.

SALTABADIL, insistant.

A nous deux , c'est plus court.

TRIBOULET

Un ennemi qu'on porte en terre n'est pas lourd.

SALTABADIL

Vous voulez dire en Seine ? Hé bien, maître, à votre aise!

Allant à un point du parapet.

Ne le jetez pas là. Cette place est mauvaise.

Lui montrant une brèche dans le parapet. Ici , c'est très-profond. — Faites vite. — Bonsoir. Il rentre et ferme la maison sur lui.

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