SCÈNE VIII
GILBERT, reste- seul.
II est parti ! Il n'est plus là ! je ne l'ai pas pétri et broyé sous mes pieds , cet homme ! Il a fallu le laisser partir ! pas une arme sur moi !
Il .iperçoit A terre le poi|;nar(l avec lequel loni Clanbra.isil a tué le juif; il le ramasse avec un empressement furieux.
— Ah ! lu arrives trop lard ! — tu ne pourras probablement tuer ((ue moi ! mais c'esl éj^al , que lu sois tombé du ciel ou vomi par l'enfer, je le bénis! — Oh ! Jane m'a trahi! Jane s'est donnée à cet infâme! Jane est rhéritiére de lord Talbot ! Jane est perdue pour moi ! — Oh Dieu ! voilà en une heure plus de choses terribles sur moi que ma tête n'en peut porter !
Simon Renard parait dans les ténèbres au fond du théâtre.
— Oh ! me venger de cet homme ! me venger de ce lord Clanbrassil ! Si je vais au palais de la reine , les laquais me chasseront à coups de pied comme un chien ! Oh ! je suis fou , ma tète se brise. Oh ! cela m'est égal de mourir, mais je voudrais être vengé! je donnerais mon sang pour la vengeance ! N'y a-t-il personne au monde qui veuille faire ce marché avec moi ! Qui veut me venger de lord Clanbrassil et prendre ma vie pour payement?...