‹ uvres de Victor HugoChapitre 424 sur 599 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

CATARINA , LA TISBE.

LA TISBE.

Écoutez ! Vite ! nous n'avons qu'un instant. Puisqu c'est vous qu'il aime , ce n'est plus qu'à vous qu'il fau songer. Faites ce qu'on veut. Ou vous êtes perdue ! Je n puis pas m'expliquer plus clairement. Vous n'êtes pa raisonnable. Tout à l'heure il m'est échappé de dire Pauvre femme ! Vous l'avez répété tout haut comme un folle, devant le podesta , à qui cela pouvait donner de soupçons ! Si je vous disais la chose, vous êtes dans ui état trop violent , vous feriez quelque imprudence , € tout serait perdu. Laissez-vous faire ! Buvez. Les épée ne pardonnent pas , voyez-vous. Ne résistez plus. Qu voulez-vous que je vous dise ? C'est vous qui êtes aimée et je veux que quelqu'un m'ait une obligation. Vous n comprenez pas ce que je vous dis là, hé bien ! de vou le dire, cela m'arrache le cœur pourtant !

CATARINA

Madame...

LA TISBE.

Faites ce qu'on vous dit. Pas de résistance. Pas un parole. Surtout n'ébranlez pas la confiance que votr mari a en moi. Entendez-vous ? Je n'ose vous en dir plus avec votre manie de tout redire ! Oui , il y a dan cette chambre une pauvre femme qui doit mourir, mai ce n'est pas vous. Est-ce dit?

ANGELO

CATARITTA.

Je ferai ce que vous voulez, madame.

LA TISBE.

Bien. Je l'entends qui revient!

La Tisbe se jette sur la porte du fond au moment où elle s'ouvre. — Seul ! Seul ! Entrez seul !

On entrevoit des sbires l'épée nue dans la chambre voisine. Angelo entre. La porte se referme.

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