‹ Œuvres de VoltaireChapitre 10 sur 125 · S6 CHAP. 11. DE LA PEKSONNE DE MOÏSE · texte numérisé non relu

S6 CHAP. 11. DE LA PEKSONNE DE MOÏSE

ce qui est en question; et les trafiquants en controverse débitent sur la cause la plus importante au genre liumain des arguments que lady Blackacre' n'oserait pas hasarder dans la salle de common plajrs. C'est là ce que des fous ont écrit, ce que des imbéciles commentent, ce que dos fripons enseignent, ce qu'on fait apprendre par cœur aux petits enfants; et on appelle blasphémateur le sage qui s'indigne et qui s'irrite des plus abominables inepties qui aient jamais déshonoré la nature humaine !

Ue la divinilé allribuée aux livres juirs.

Comment a-t-on osé supposer que Dieu choisit une horde d'Arabes voleurs pour être son peuple chéri, et pour armer cette horde contre toutes les autres nations? et comment, en combattant à sa tête, a-t-il souffert que son peuple fût si souvent vaincu et esclave?

Comment, en donnant des lois à ces brigands, at-il oublié de contenir ce petit peuple de voleurs par la croyance de l'immortalité de l'amc et des peines après la mort **, tandis que toutes les grandes nations

* Lailjr BleckacrE «t un perwniiigi! ritrèniFjoi^Dl plaisant dans U totaèiicinPlainJcalcr. i-jfi-^. — iA: Plaia daiUrts\ une comédie de Wichcricv. Vullairc en a lire 1« sujpl de ta Prude; vay« Inme T, page 333. B.

** Toilà le plus forl argument roatre la toi Juive, e( que le ^Bnd Bolingbroke n'a pas auei pressé. Quoi! les législaleuri indiens, ^plipus, baby- Imieiu, greci, roraaÎDs. enseignèrent loin rimmoTtalité de l'ame; ou la

Page 1